Le doux chant de la Bretagne par Jean-Pierre Le Bras!

Jean Pierre Le Bras Bretagne côte d'Armor
Jean-Pierre Le Bras (Pleumeur-Bodou 1931 – 2017), bateaux à marée basse,
huile sur toile, signée e bas et à gauche, 55 x 46cm,
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Jean Pierre Le Bras: « A chacun son écriture. Je peins comme je sais le faire sans m’occuper des modes qui passent, et la peinture m’a permis de rester au pays »!

Breton du Trégor, Jean-Pierre Le Bras a la passion de la Bretagne. Figuratif, il reste en dehors des courants et des modes. Carnet de croquis toujours à la main ou plantant son chevalet loin des foules, solitaire avec son sujet, ce sera le retour à l’atelier pour le dernier éclat. Il a saisi l’instant, la maisonnette sur le rivage, la barque à quai en attente d’aventure, la marée basse et la cohorte bigarrée des pêcheurs à pied, la dune où le vent flirte avec les mouettes.

Figuratif, paysagiste, naturaliste, sans doute, mais, avant tout, témoin avec sa propre écriture, une écriture qu’il a forgée lui-même, colorée au plus juste par sa sensibilité en éveil permanent, allant à l’essentiel. Et Jean-Pierre Le Bras continue son sillon, le pas tranquille, plus habitué depuis l’enfance – et plus à l’aise – à fouler le sable et l’algue des côtes que la moquette des salons. Il a su garder, sous son apparente rudesse, l’extrême délicatesse trégoroise, celle de son terroir. Des gris lumineux aux étendues des sables, des verts profonds aux gammes bleues il continue sa cantate bretonne; l’atmosphère des rivages, l’ambiance des ports de pêche, le chant de la campagne et des fleurs défilent sur ses toiles.

Jean-Pierre Le Bras reçoit la médaille d’or du Salon de la Marine en 1991 et est nommé Peintre de la Marine agréé en 1997.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres français de la mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Jacques Martin-Ferrières, un très grand coloriste en Bretagne!

Jacques Martin Ferrières post impressionniste
Jacques Martin-Ferrières (1893-1974), animations sur les quais,
huile sur panneau, signée au verso, 38x46cm
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Très belle marine de Jacques Martin-Ferrières, représentant un port en Bretagne, peinture sur panneau double face des années 1920.

Jacques Martin-Ferrières fut l’élève de Cormon, d’Ernest Laurent et de son père Henri Martin. Il peint des paysages dans une pâte grumeleuse à la touche large, d’abord pointillistes dans le sillage paternel, puis plus construits dans des harmonies brunes ou ocres.

C’est dans les années 1920 que Jacques Martin Ferrières commence à gagner des prix, comme la Médaille d’Argent au Salon de Paris pour Le Christ. Au retour de son voyage en Italie, Martin-Ferrières met en place sa première exposition personnelle. Après avoir gagné la Médaille d’Or pour Marche d’Assissi, les critiques s’intéressent de plus en plus à lui et sont d’accord sur le fait que ce peintre a du talent.

L’année 1933 est synonyme de voyages dans le sud de l’Europe. Sa peinture et surtout ses couleurs changent en fonction du pays dans lequel il se trouve, avec une lumière plus ou moins rose pour la Grèce, ou trés vivifiée pour l’Espagne.

La période de la guerre interrompt ses déplacements pour pratiquer la Résistance en Dordogne. Les voyages reprennent partout en France, en Europe et surtout en Italie, qui est une terre qui inspire fortement Martin-Ferrières.

Son succès lui permet de répondre aux commandes dont une qui lui occupe près de quatre ans de sa vie, pour la création de grandes fresques dans  l’Eglise de Saint-Christophe de Javel à Paris.

Il exposa régulièrement à Paris au Salon des Artistes Français, où il fut nommé hors-concours, lui permettant d’exposer sans se soumettre à l’examen du jury du Salon. Il obtint une mention honorable en 1920, une médaille d’argent en 1923, le Prix National en 1925 et une médaille d’or et le Prix Legay-Lebrun en 1928. Il est nommé Officier puis Chevalier de la Légion d’Honneur.

Grand coloriste, Martin-Ferrières mélange en même temps des couleurs chaudes et froides dans un ensemble non agressif.

Thoniers en baie de Concarneau, Ernest Vauthrin

Ernest Vauthrin
Ernest Vauthrin, « Thoniers dans la baie de Concarneau »,
huile sur panneau, 16x24cm
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« Le peintre du ciel et de la mer » disait de lui Guillaume Jeanneau, critique d’art, en parlant d’Ernest Vauthrin (Rochefort-sur-Mer 1878 – Paris 1949).

Ernest Vauthrin exposa à Paris au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts dont il devint membre en 1906, puis sociétaire et enfin membre du jury. En 1914, il est sollicité par la commission des beaux-arts pour représenter l’art français à  l’exposition de San Francisco. En 1915, il expose à  Bruxelles, puis participe à  de nombreuses expositions en province ainsi que dans les galeries parisiennes, telles que Bernheim, Durand-Ruel…

1950, la Société nationale des Beaux-Arts organise une exposition rétrospective de l’œuvre d’Ernest Vauthrin. 1956, exposition au musée de Boulogne-sur-Mer

Ernest Vauthrin a consacré l’ensemble de son œuvre à  l’univers maritime et il a surtout peint en Bretagne. Sa production est la parfaite illustration de la facture du groupe de Concarneau. Il laisse une grand part au ciel, travaillant à  la manière des impressionnistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.75

Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

André Dauchez, sur la grande baie de l’Odet!

André Dauchez Odet
André Dauchez, Sur la grande baie de l’Odet,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38 x 46cm
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André Dauchez arrive sur les bords de l’Odet pour les saisons estivales; pris par la magie de la rivière, il en fera son thème de prédilection dans son oeuvre peinte et surtout gravé.

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages de Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.

Tout comme pour Lucien Simon, l’embouchure de l’Odet devient le lieu de prédilection de l’artiste ; la maison de famille se trouve à Bénodet. Il traitera des sujets comme les pêcheurs, les Brûleurs de goémons, 1898 ou la Récolte du varech (exposé au Salon de 1906). Mais c’est surtout la nature, les paysages, la lande et les rochers de Penmarch’ qui lui sont chers.

«André Dauchez est peut-être l’artiste qui a le plus exploité les paysages de rivière. Il a su en effet réunir dans son œuvre ses passions : la navigation et la Bretagne. Locmaria à Quimper et La Rivière de Combrit sont fidèles à ces préoccupations.»[2]
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs,  paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.

Léopold Pascal, peintre de la Marine!

Léopold Pascal peintre de la mer
Léopold Pascal (1900-1958), marine,
huile sur toile, signée en bas et à droite, c.1930, 55cm x 38cm
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Artiste indépendant, Léopold Pascal fera preuve d’un attachement sans faille à la Bretagne. Originaire de Morlaix, Léopold Pascal fait passer le grand vent du large dans cette peinture.

« Léopold Pascal a su mettre de l’air dans ses marines, imprégnées d’embruns, nous montrant la mer sous son vrai visage, tantôt calme, tantôt terrible, souriant aux radieux matins ensoleillés, grondant sous un ciel noir de tempête », voilà quelques phrases reprises au critique d’art André Warnod en 1922, suite à sa première exposition à la galerie Reitlinger.

Installé à Montmartre entre les deux-guerres, Léopold Pascal revient fidèlement en Bretagne, et plus particuliérement à Saint-Jean-du-Doigt. Il exposera à la galerie Saluden à Brest à partir de 1926, et ce jusqu’à sa disparition. Outre les grandes expositions dans les principales galeries parisiennes, il participera au Salon des Tuileries, au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants. Léopold Pascal exposera aux côtés de Lucien-Victor Delpy, Yvonne Jean-Haffen, André Devambez.

L’artiste rejoint la France Libre, s’embarquant pour l’Angleterre avec ses fils le 19 juillet 1940, et devient en août 1942, correspondant de guerre pour la FNFL (Forces Navales de la France Libre). Léopold Pascal sera le seul peintre autorisé à signer ses oeuvres de l’ancre de marine à la croix de Lorraine. Il rencontre Charles de Gaulle et Winston Churchill et l’on trouve alors ses illustrations dans Sao Breiz, la revue éditée à Londres par l’association Sao Breiz evit ar vro Gallek (Debout, Bretagne, pour la France) d’Antoine Vourc’h, de même qu’il réalise des fresques murales au château écossais de Wemyss et dans les bases navales ou foyers du marin des F.N.F.L. à Greenock, Glasgow, Londres et Portsmouth.

Il va s’établir à Chelsea, où il y restera après la fin de la guerre, avec l’artiste peintre Lucette Burgaud de la Fougère (1921-2010) qui restera sa compagne jusqu’à la fin, à Chelsea, devenant membre et président de la Chelsea Art Society, la Tamise constituant alors le thème majeur de son œuvre.travaillant en Angleterre et exposant à Londres où il rencontrera un certain succès. 

 Nommé peintre officiel de la Marine en 1945.