Lucien Victor Delpy, Concarneau son port d’attache.

Lucien Victor Delpy
Lucien Victor Delpy, Quais animés à Concarneau, 1936
gouache contrecollée sur carton, signée, située et datée en bas et à droite, 48,5×63,5cm
Vendu-Sold

Lucien Victor Delpy (Paris 1898 – Lorient 1967)

Delpy est admis le 14 novembre 1914 à l’École nationale supérieure des beaux-arts dans les ateliers de Fernand Cormon, d’Émile Renard et de Jean-Pierre Laurens, puis il étudie auprès de Charles Fouqueray. Il installe son atelier à Montparnasse en 1923.

Il s’engage comme volontaire en 1917 jusqu’en octobre 1919 puis il revient à l’atelier Cormon.

Il découvre la Bretagne en 1924.

Lucien Victor Delpy est médaille d’argent et titulaire du prix Paul Liot au Salon des artistes français de 1927. Il reçoit le prix Dumoulin pour l’Algérie de la Société coloniale des artistes français en 1928, et est nommé peintre de la Marine en 1931, année où il reçoit également le grand prix de la Ville de Paris pour l’Afrique du Nord.

Il est envoyé en mission sur le front à Dunkerque en 1940, puis à Cherbourg. On le retrouve en mission avec l’Armée Rhin et Danube en 1945, année où il est nommé peintre aux armées.

Lucien Victor Delpy embarque en mission Toulon-Saigon en 1950. L’artiste sera également envoyé en mission comme peintre militaire en Algérie française en 1958 avec les fusiliers marins dans l’Oranais et à Nemours (aujourd’hui Ghazaouet).

Le peintre reçoit le prix des paysagistes français en 1946 et le prix Corot en 1947. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en mars 1954.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Henri Rivière et ses magnifiques estampes « japonaises »!

Henri RIVIERE
Henri Rivière, La plage, 1908,
Planche numéro 14 de la série Les aspects de la Nature
lithographie sur vélin imprimée par Eugène Verneau en 12 couleurs,
toutes marges (64x90cm), dimensions de l’image 54,5 x 83cm
Vendu -sold

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige).

La lithographie lui a permis d’augmenter les formats et de produire de magnifiques séries telles que Les aspects de la nature, Le beau pays de Bretagne, Paysages parisiens, La Féerie des heures et Au Vent de Noroît. La galerie Stéphane Brugal propose une sélection de ces estampes recherchées et très collectionnées.

Il faut mettre en avant qu’Henri Rivière était un grand collectionneur d’art japonais; sa collection personnelle, entrée par dation au département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque Nationale de France, compte plus de sept cents estampes japonaises, des livres illustrés japonais et une trentaine de peintures chinoises.

Oeuvres disponibles à la Galerie Stéphane Brugal:

  • Série les aspects de la nature: planche promotionnelle Chacoin de 1913.
  • Série le beau pays de Bretagne: L’île de Bréhat de 1913 – planche promotionnelle Chacoin de 1913.
  • Série la Féérie des heures: Le soleil couchant de 1901 – La neige de 1902

Pour une demande d’une lithographie particulière, merci d’écrire à : sv.brugal@sfr.fr

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

Des peintres de la Bretagne à la galerie Brugal de Pont l’Abbé.

Henri Rivière
Henri Rivière, l’île, 1898, lithographie en couleurs

La peinture bretonne s’expose, ce mois d’août, à la Galerie Brugal de la rue Burdeau à Pont l’Abbé.

Des œuvres représentatives parmi celles que laissent Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Henri Rivière ou encore Mathurin Méheut. « Une exposition exceptionnelle », annonce Stéphane Brugal.

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance du peintre André Dauchez, qui vécut de 1870 à 1948 dans sa maison atelier de la Palue, à Loctudy, une sélection de ses huiles, dessins et eaux-fortes est également proposée.

Galerie Brugal, du mardi au samedi, 12, rue Burdeau. Contact : 06 89 15 56 55 ; www.brugal-antiquites.com

Article Ouest France 14 août 2020

Delecluse Eugène et l’arrivée des pêcheurs à la voile!

Eugène Delecluse
Eugène Delecluse, « l’arrivée des pêcheurs »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, circa 1925, dimensions 61cm x 50cm
Vendu-Sold

Eugène Delecluse (Paris 1882 – 1972) est un peintre français et graveur à l’eau forte.

Elève de Fernand Cormon, Paul-Louis Delance, E. Renard et Charles-Albert Waltner, il participa au Salon des Artistes Français dès 1903, puis au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1915.

La première guerre mondiale le conduit à la bataille de la Marne. Il  y réalise une série d’oeuvres dont certaines serviront au journal « l’Illustration ». Envoyé à Salonique avec l’armée d’Orient, le peintre trouve des sujets d’inspiration nouveaux dans ce voyage, durant cette première guerre balkanique.

Il a dirigé une Académie de peinture à Montparnasse. 

Eugène Delecluse fit de longs séjours en Bretagne, dans le Finistère et le Morbihan, notamment dans la Baie de Douarnenez, où il peignait souvent le travail des marins, l’arrivée des barques et des pêcheurs. La Bretagne et les activités maritimes, la lumière, tout contribue à Delecluse à s’adonner à ce grand art de la peinture sur le motif et à saisir les attitudes des marins dans leur vie quotidienne.

Ici, l’artiste semble être l’un des membres d’équipage de la chaloupe, observant le jeune matelot et le capitaine tenant la barre retenue sous les jambes.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.398

Joseph Bulfield, un artiste britannique en Bretagne!

Joseph Bulfield
Joseph Bulfield, scène de pardon à Notre-Dame de la Joie,
Penmarc’h, Saint-Guénolé, c.1910
huile sur panneau, signée en bas et à gauche, 25,5 x 34cm
Vendu-Sold

Joseph Bulfield est un peintre d’origine anglaise (Lancaster 1886-1921). Il est élève de l’Académie Julian, enregistré le 14 juin 1866 dans l’atelier de Lefebvre et dans celui de Boulanger. Au début des années 1890, il vient en Bretagne, épouse une Française et réside à Concarneau en 1893; il devient un membre important de la communauté artistique de Concarneau. Il expose au Salon des Artistes Français de 1892 à 1898. En 1894, son tableau La dernière heure obtient la mention honorable au Salon et Joseph Bulfield l’envoie à la Royal Academy en 1895. Dans le catalogue du Salon de 1897, son tableau L’intersigne du berceau est accompagné d’une longue citation d’Anatole Le Braz extraite de « La Légende de la mort en Basse-Bretagne ».

Joseph Bulfield est répertorié comme résident à la Forêt-Fouesnant en 1899.

La majorité des oeuvres de Joseph Bulfield sont des scènes de marché avec de nombreux personnages, brossées de touches rapides à la manière impressionniste. Oeuvres de dimensions modestes représentant des habitants par petits groupes.

« Les tableaux de Bulfield débordent de soleil et de joie de vivre. Pour la plupart, ce sont des huiles de dimensions modestes (…)Il peint (…) des études fraîches et spontanées de la vie en plein air avec une touche de gaieté méridionale, tout ceci exécuté avec une technique sans effort mais efficace » (The Studio, 1905).

Bibliographie:

– Dictionnaires des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.946

Peintres britanniques en Bretagne 1818-1939, catalogue d’exposition Musée de Pont-Aven, 2004