Henri Rivière, l’île, 1898, lithographie en couleurs
La peinture bretonne s’expose, ce mois d’août, à la Galerie Brugal de la rue Burdeau à Pont l’Abbé.
Des œuvres représentatives parmi celles que laissent Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Henri Rivière ou encore Mathurin Méheut. « Une exposition exceptionnelle », annonce Stéphane Brugal.
À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance du peintre André Dauchez, qui vécut de 1870 à 1948 dans sa maison atelier de la Palue, à Loctudy, une sélection de ses huiles, dessins et eaux-fortes est également proposée.
Galerie Brugal, du mardi au samedi, 12, rue Burdeau. Contact : 06 89 15 56 55 ; www.brugal-antiquites.com
Eugène Delecluse, « l’arrivée des pêcheurs », huile sur toile, signée en bas et à droite, circa 1925, dimensions 61cm x 50cm Vendu-Sold
Eugène Delecluse (Paris 1882 – 1972) est un peintre français et graveur à l’eau forte.
Elève de Fernand Cormon, Paul-Louis Delance, E. Renard et Charles-Albert Waltner, il participa au Salon des Artistes Français dès 1903, puis au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1915.
La première guerre mondiale le conduit à la bataille de la Marne. Il y réalise une série d’oeuvres dont certaines serviront au journal « l’Illustration ». Envoyé à Salonique avec l’armée d’Orient, le peintre trouve des sujets d’inspiration nouveaux dans ce voyage, durant cette première guerre balkanique.
Il a dirigé une Académie de peinture à Montparnasse.
Eugène Delecluse fit de longs séjours en Bretagne, dans le Finistère et le Morbihan, notamment dans la Baie de Douarnenez, où il peignait souvent le travail des marins, l’arrivée des barques et des pêcheurs. La Bretagne et les activités maritimes, la lumière, tout contribue à Delecluse à s’adonner à ce grand art de la peinture sur le motif et à saisir les attitudes des marins dans leur vie quotidienne.
Ici, l’artiste semble être l’un des membres d’équipage de la chaloupe, observant le jeune matelot et le capitaine tenant la barre retenue sous les jambes.
Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.398
Joseph Bulfield, scène de pardon à Notre-Dame de la Joie, Penmarc’h, Saint-Guénolé, c.1910 huile sur panneau, signée en bas et à gauche, 25,5 x 34cm Vendu-Sold
Joseph Bulfield est un peintre d’origine anglaise (Lancaster 1886-1921). Il est élève de l’Académie Julian, enregistré le 14 juin 1866 dans l’atelier de Lefebvre et dans celui de Boulanger. Au début des années 1890, il vient en Bretagne, épouse une Française et réside à Concarneau en 1893; il devient un membre important de la communauté artistique de Concarneau. Il expose au Salon des Artistes Français de 1892 à 1898. En 1894, son tableau La dernière heure obtient la mention honorable au Salon et Joseph Bulfield l’envoie à la Royal Academy en 1895. Dans le catalogue du Salon de 1897, son tableau L’intersigne du berceau est accompagné d’une longue citation d’Anatole Le Braz extraite de « La Légende de la mort en Basse-Bretagne ».
Joseph Bulfield est répertorié comme résident à la Forêt-Fouesnant en 1899.
La majorité des oeuvres de Joseph Bulfield sont des scènes de marché avec de nombreux personnages, brossées de touches rapides à la manière impressionniste. Oeuvres de dimensions modestes représentant des habitants par petits groupes.
« Les tableaux de Bulfield débordent de soleil et de joie de vivre. Pour la plupart, ce sont des huiles de dimensions modestes (…)Il peint (…) des études fraîches et spontanées de la vie en plein air avec une touche de gaieté méridionale, tout ceci exécuté avec une technique sans effort mais efficace » (The Studio, 1905).
Bibliographie:
– Dictionnaires des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.946
– Peintres britanniques en Bretagne 1818-1939, catalogue d’exposition Musée de Pont-Aven, 2004
Pierre De Belay, « Marins sur le port », c.1925, huile sur carton, signée en bas et à droite, 51x60cm Vendu – Sold
Pierre De Belay est né à Quimper dans une famille d’artistes. Son père négociant en vins, artiste amateur qui peint beaucoup de paysages des bords de l’Odet ou l’activité du port de Quimper, ne s’oppose pas aux ambitions de son fils. Les seuls conseils qu’il accepte sont ceux de son père. En 1903, Pierre de Belay peint déjà de nombreux portraits de notables Quimpérois. Il est repéré par Max Jacob, poète quimpérois et grand ami de la famille. Déjà, Max Jacob lui prédit qu’il deviendrait un artiste célèbre. Il étudie sans maître, travaille quinze heures par jour, fait des croquis de pêcheurs au port, note les épisodes de la vie quotidienne des marins. Max Jacob lui enseigne à diriger, à contrôler sa nature, mais à ne pas lui désobéir. « Le dessin, lui répétait-il, commence non pas avec la copie des formes naturelles, mais avec l’interprétation de ces formes en vue de la création. Il n’y a pas création là où il n’y a que copie servile ». Il rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés. Entre 1920 et 1928, Pierre De Belay exposa au Salon d’Automne; de 1926 à 1945, au Salon des Indépendants; et de 1927 à 1935, au Salon des Tuileries. On peut diviser son oeuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses oeuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’oeuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Il changea radicalement sa manière vers 1937. Sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».
Bibliographie:
Pierre De Belay, André Cariou, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1988
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33
La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997
Henry VOLLET, sur la cale du port, Finistère, Bretagne, huile sur panneau, signée en bas et à gauche Vendu-Sold
Henry Emile Vollet (Henri Rochonvollet, dit) est né à Champigny-sur-Marne en 1861 et décédé à Névez en 1945. Henry Vollet est un peintre de genre, de paysages, de compositions murales.
Henry Vollet fut élève de Fernand Cormon, et il exposa au Salon des Artistes Français de 1885 à 1934 ; il en devint sociétaire en 1889. Il y obtint une mention honorable, une médaille de troisième classe en 1891 et une médaille de deuxième classe en 1897 ; chevalier de la Légion d’honneur en 1904.
Henry Vollet expose au Salon des paysages bien construits et contrastés, sans pittoresque excessif, notamment des vues de Corse, d’Italie, d’Indochine et surtout de Bretagne où il s’installe à la fin des années 20. Il y peint de nombreuses marines, des scènes de marchés, des portraits…
« Les effets de douceur et de tendresse répondent le mieux à son tempérament » écrit un critique lors d’une exposition qu’il fait à Paris en 1904.
Le port de Trévignon
Trégunc
compte d’ailleurs deux autres ports : après Trévignon : Porz-Breign
-port pourri en breton-, qui souffre d’une forte exposition aux tempêtes
hivernales, et l’anse de Pouldohan qui offre, en comparaison, un abri
plus clément.
Le site de Trévignon est un mélange des deux. Tourné vers le grand
large, on y sent bien la menace de la mer. Menace que nous rappelle le
local de la SNSM, perché sur sa drôle d’estacade. Mais le site, protégé
par la pointe et une jetée massive, permet d’imaginer un mouillage
rassurant. Les assauts de la mer y sont pourtant spectaculaires.
A Trévignon, en moins de quarante ans, le cordon dunaire a reculé de
50 mètres. D’où la nécessité de protéger le site. C’est en bonne voie
puisque le cordon fait l’objet d’un classement en zone Natura 2000.
Objectif : mieux protéger les dunes, les étangs et les fonds rocheux qui
constituent autant d’habitats de grand intérêt communautaire.
Grâce à ce dispositif, qui prétend protéger la biodiversité, Trégunc s’intègre dans un réseau qui fédère les 50 sites bretons les plus remarquables.
Bibliographie :
Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture 1820-1920 – Ed de l’amateur 1996 – Tome II, p.510
Les peintres du Faouët 1845-1945 – Ed Palantines – 2003
La route des peintres en Cornouaille – Groupement touristique de Cornouaille – 1998