Alfred Marzin, le charme de l’Odet.

Alfred Marzin
Alfred Marzin (1880-1943), paysage de l’Odet,
huile sur panneau, circa 1920, signée en bas et à droite, 27 x 35cm
Vendu – sold

Alfred Marzin a presque exclusivement consacrée son oeuvre à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.

Petit maître de la peinture bretonne, l’oeuvre de l’artiste est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette huile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de l’Odet, dans des tonalités chaudes et d’une belle composition. L’artiste a souvent été inspiré par l’Océan, tout ce qui fait la beauté sans égale de la Bretagne maritime. Il séjourna plusieurs fois en vacances estivales à Douarnenez, plus particulièrement à Tréboul, avant d’opter pour le village de Sainte-Marine.

Artiste complet, Alfred Marzin a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière. Notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.

Au début des années 1930, en tant qu’employé des Chemins de Fer de Paris-Orléans, Marzin se vit confier l’illustration de petits guides publicitaires, brochures touristiques sur la Côte Sud de Bretagne, le Sud Finistère et le Morbihan.

Bibliographie:

–  Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Annick et Jean Pierre Marrec, Ed. Siotem, 2013
– Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003
–Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004

Ernest Guérin et le pays Bigouden!

pêcheurs bigoudens

Ernest Guérin (Rennes 1887 – 1952)
« Chez les pêcheurs bigoudens, Bretagne« 
Aquarelle, signée et titrée en bas et à droite, 21 x 26cm
Vendu -sold

Ernest Guérin fut élève de Lafont et Ronsin aux Beaux-Arts de Rennes. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français, dont il devint sociétaire et fut membre de la South Wales Society ; il fut également exposant de la Royal Cambrian Academy. L’artiste obtint à l’École des Beaux-Arts en 1905 une médaille de vermeil, en 1906 le prix du Ministre, et en 1907 la médaille d’excellence.

Peintre et enlumineur, interprète des Bretons, de la mer, du Pays et de ses légendes. Anatole Le Braz voyait en lui l’interprète de la Bretagne pénétrée par la poésie de « l’autrefois ».

Artiste original, il pratique avec le même bonheur la gouache, l’aquarelle, l’enluminure et participe à de nombreux Salons. Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son œuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnelles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers de ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l’emprise des croyances religieuses sur le quotidien.


La peinture d’Ernest Guérin est marquée par une influence tardive du mouvement préraphaëlite. Ayant étudié les techniques de l’enluminure médiévale, il s’en est également inspiré dans son œuvre. À la fin de sa vie, son esthétisme se tourne vers une vision plus « taoïste » de l’univers pictural.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI,
    p.536
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de
    Cornouaille, 1997
  • Ernest Guérin, Imagier Breton, musée des Beaux-Arts de Rennes, Ed
    du Carabe, 2001

Mathurin Janssaud, sa Bretagne en couleur!

peinture bretonne
Mathurin Janssaud, « le calfatage des barques », pastel,
signé en bas et à gauche, 45 x 56cm
Disponible – available

Mathurin Janssaud (Manosque 1857 – 1940), nous dépeint au pastel avec une grande maîtrise, l’opération qui consiste à l’étanchéité d’un navire, par le garnissage des interstices de la coque avec de l’étoupe goudronnée, dans les années 1920.

Mathurin Janssaud fut presque exclusivement pastelliste; il a acquis une relative réputation à partir d’un thème très typé de la vie des ports bretons au temps de la pêche à voile. Il s’attache à rendre l’effet lumineux et coloré des ambiances des ports ou des scènes de marché. Mathurin Janssaud a peint principalement le sud Finistère, attiré par la renommée de Concarneau au début des années 1920.

Mathurin Janssaud expose au Salon des artistes indépendants à partir de 1905. Il fût longtemps le Commissaire général des expositions de la Société des Aquarellistes et pastellistes. À ce titre, il appartient au groupe de Concarneau, un groupe de peintres locaux et nationaux ayant le même attrait pour les paysages de la ville : Alfred Guillou, Théophile Deyrolle, Henri Barnoin, Fernand Legout-Gérard, Eugène Labitte, Emile-Benediktof Hirschfeld, Lucien-Victor Delpy, Paul Eschbach, Émile Simon.

« De 1870 à 1950, deux générations d’artistes, venus des quatre coins du monde, sont tombées sous le charme de la conque de Cornouaille. Autour de la cité moyenâgeuse, ville close protégée sur son îlot, étaient rassemblés tous les motifs pour plaire aux artistes amateurs de pittoresque : un superbe patrimoine architectural, une population active de marins, d’ouvrières et de paysans en costumes traditionnels et une importante flottille. Inimaginable aujourd’hui, au début du 20ème siècle, le port a abrité parfois plus de 2000 navires en saison de pêche de juin à octobre et jusqu’à 650 thoniers. Ce spectacle haut en couleur, sons et lumières, émerveille peintres et photographes bien accueillis par la population locale. Naturalistes, réalistes, néo et post-impressionnistes s’y sont côtoyés ou succédés par dizaines. Petits-maîtres sensibles à la vie quotidienne, à la beauté du port et aux coutumes locales, ils nous ont légué des témoignages des grandes heures de la vie concarnoise au pied des fortifications d’une ville close, quatrième place forte de Bretagne. Ce ne fut certes pas la révolution picturale comme à Pont-Aven, la cité voisine, mais, durant quasiment un siècle, un moment d’état de grâce pour Concarneau. » Yvon Le Floc’h est l’auteur de ce texte.

 

Bibliographie:

–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VII, p.477

–La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1997

–Les peintres de Concarneau, H.Belbeoch, Ed Palantines, 1993

André Wilder, le charme d’un peintre en Bretagne!

Wilder
André Wilder, barques échouées sur la plage, c.1940
huile sur toile, signée en bas et à droite, 27 x 41cm
Disponible – Availble

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1897, à Trébeurden, il rencontre le peintre Maxime Maufra, qui deviendra son mentor pendant quelques années. C’est au cours de ce séjour dans les Côtes du Nord, que les deux artistes se lieront d’amitié. En 1899, accompagnés de leurs femmes respectives, ils séjournent trois semaines dans la presqu’île de Crozon et Morgat. Attaché à l’impressionnisme, André Wilder peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit aussi sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, Saint-Malo, Camaret, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

-« Regards croisés de deux peintres paysagistes en Bretagne – Marguerite Raffray/André Wilder« , catalogue d’exposition au musée du Faouët, 2025

Wilder
André Wilder, Sinagots à Port-Navalo, c.1940
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 27 x 41cm
Disponible-available

Edmond Ceria et son port d’attache du Guilvinec.

Edmond Ceria
Edmond Ceria (1884-1955), « Le port du Guilvinec », c.1930,
huile sur panneau, signée en bas et àdroite, 34 x 41cm
Vendu -sold

Edmond Ceria fut élève de l’école des Beaux-Arts de Genève, comme décorateur et peintre en lettre, puis il vint à Paris en 1904, où il suivit les cours de l’Académie Julian. Il parcourt l’Italie et la Toscane en particulier, la Côte d’Azur, la Savoie, la Bretagne (notamment Le Guilvinec à partir de 1936). Il fut nommé peintre de la Marine en 1945.

Il débute en 1907 au Salon des Artistes Indépendants. Sociétaire du Salon d’Automne, il expose aussi au Salon des Tuileries depuis la fondation en 1925. Puis des expositions personnelles à la galerie Devambez, Bernheim, Schoeller, et chez Wildentstein à New-York.

« Homme cultivé, extrêmement artiste, aussi doué pour la peinture que pour la musique », écrit Lydia Harambourg dans son Dictionnaire des Peintres de l’École de Paris, Ceria fut surtout connu comme paysagiste. Une grande partie de son œuvre fut peinte sur la Côte d’Azur puis en Bretagne.

Ceria puisa sa source dans la peinture italienne et dans l’impressionnisme. Il définissait Cézanne comme étant le premier peintre qui fut arrivé à « transcrire la vraie couleur du feuillage des arbres. »

Tout au long de sa carrière, Ceria accordait une extrême importance à la lumière : Jean-Baptiste Corot fut très important dans son œuvre. On retrouve également dans ses paysages la lumière d’Armand Guillaumin.

Ceria définissait la peinture par cette formule de trois mots : « une palette, un œil, un cœur. » Jetant un regard émerveillé sur la nature, il peignait ses toiles comme autant d’hymnes à la création.

Bibliographie:

–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,

–Céria, Jean Alazard, Crès, Paris, 1930

–La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper