Barques à Concarneau par Eschbach.

« les barques sardinières à Concarneau » par Paul-André Eschbach (1881-1961), l’un des membres du Groupe de Concarneau des années 1920-1930.

Huile sur panneau, signée en bas et à gauche, circa 1920, , 19x24cm

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Paul-André Eschbach entre à l’âge de 16 ans à l’école des beaux-arts de Lille; il suit les cours ensuite de l’école des beaux-arts de Paris, et ceux de l’Académie Julian.

En 1907, il obtient une médaille de troisième classe au Salon de Paris, dont il devint sociètaire. A partir de 1912, il enseigne à l’Académie Julian. A partir de 1920, il se rend en Normandie et surtout en Bretagne, fréquentant principalement Concarneau, dont il devint un membre actif de « l’Union artistique des amis de Concarneau » avec Henri Barnoin, et Lucien-Victor Delpy.

A Concarneau « il retrouvera cette palette claire et nacrée, cette rigueur sous l’apparence de la désinvolture, qu’apprécieront les amateurs de scènes de la vie quotidienne dans les petits ports armoricains ». Très bon dessinateur et excellent coloriste, Eschbach a su peindre la Bretagne, et Concarneau, avec une grande personnalité. Il n’aura cesse de peindre les bateaux de pêche entrant et sortant de la rade de Concarneau. Il se fait une spécialité de peindre à contre-jour, rendant par des contrastes saisissants, la puissance des éléments.

Bibliographie:

  • Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch
  • Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine
  • La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Marie Réol, une finesse et un sens esthétique remarquable.

Marie Reol Louis Marie Désiré Lucas
Marie Réol (Massiac 1880 – Ploaré 1963), bouquet de fleurs,
huile sur papier marouflée sur toile,
signée en bas et à droite, 55 x 46cm
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Ravissant bouquet par la grande artiste peintre Marie Réol (1880-1963), nous dévoilant son grand sens esthétique et la finesse de son regard.

Au-delà d’être l’élève, l’amie et plus tard l’épouse du maître Louis Marie Désiré-Lucas (1869 – 1949), Marie Réol fut une artiste de talent. Née en 1880 dans le Cantal, elle monte à Paris débuter sa formation artistique auprès denDésiré-Lucas et expose au Salon des Artistes Français à partir de 1908. Elle suivra l’artiste toute sa vie à la fois dans ses voyages et ses expositions. Ce sera la seule femme appartenant au Groupe des Dix où figuraient entres autres Jules Adler (1865 – 1952), Ernest Quost (1844 – 1931) ou Louis Jourdan (1871 – 1948).

Marie Réol aime peindre les portraits, de ses proches, des nus, des baigneuses sur la plage du Ris, à Douarnenez où elle habite, au manoir de Kerbervet, des scènes de goûters dans le jardin et surtout de magnifiques bouquets de fleurs. L’artiste aime faire vivre ses bouquets dans une mise en scène intimiste et personnelle. Elle crée une atmosphère poétique dont la lumière devient le principal sujet.

Marie Réol exposait régulièrement au salon des artistes Français dont elle était membre sociétaire hors concours depuis 1908. Elle reçut une médaille d’argent en 1914, d’or en 1921.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Tome XI, 1999

Douarnenez, au bonheur des peintres, Henri Belbéoch, 1992

Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au XIXème.

Auguste Goy Pays Bigouden Cornouaille
Auguste Goy, « Le Quimpérois », 1850
huile sur toile, signée et datée « 1850 » en bas et à gauche, 30x23cm
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« La halte sur le chemin » ou « le Quimpérois », magnifique portrait de 1850 par Auguste Goy, élève d’Ingres.

Auguste Goy est un élève d’Ingres à partir de 1834, mais faute de ressources, il ne peut suivre celui-ci à Rome alors qu’il le lui propose. Portraitiste à Paris puis paysagiste, il illustre un livre sur la Creuse et séjourne ensuite en Angleterre jusqu’en 1845. En 1847, il se fixe à Quimper où, à partir de 1861, il est professeur de dessin au collège de la ville. La bourgeoisie locale lui commande des portraits. Il vit très isolé, ne fréquentant pas du tout les milieux artistiques parisiens.

Il peint les paysages des environs de Quimper et ceux du Pays Bigouden, des scènes de genre, des intérieurs de café ou de maisons, des portraits de paysans en costume traditionnel, et traite des sujets historiques comme Le retour de Crimée. Le peintre transcrit la réalité qu’il observe, sans en accentuer le pittoresque. Il appartient à cette nouvelle génération de peintres qui manifeste un intérêt pour le monde campagnard, pour son habitat, ses costumes, son travail ou sa vie quotidienne.

Son oeuvre présente un intérêt documentaire qui illustre la vie quotidienne en Cornouaille au XIXème siècle.

Bibliographie:

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au siècle dernier, Fondation Astor, Loctudy, 1995

-Auguste Goy, un élève d’Ingres en Bretagne, Michel Geistdorfer, in La Bretagne Touristique, 1928

La route des peintres en Cornouaille, 1998

Douarnenez, la belle plage du Ris par André Dauchez!

André Dauchez
André Dauchez, Au-dessus de la plage du Ris,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 73 x 92cm,
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André Dauchez va peindre dans les années 1920, cette grande huile sur toile de la plage du Ris à Douarnenez.

Après avoir été exposé à Bruxelles, cette toile fut vendue à un industriel lors d’une exposition collective à Nantes. Il existe une autre version plus petite de cette composition de la plage du Ris à Douarnenez.

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pélerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.

André Wilder, l’artiste qui aimait la mer.

André Wilder Camaret Bretagne
André Wilder, Camaret, c.1905,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46x55cm
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André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière de Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire infèrieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund