Henri Barnoin et la belle Ville Close de Concarneau.

Concarneau la Ville Close Barnoin
Henri Barnoin, « retour de pêche devant la Ville Close, Concarneau », c.1920,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 54 x 65cm
Vendu-Sold

Henri Barnoin (1882-1940) fut captivé par l’animation du port de Concarneau, où il immortalise les bateaux au mouillage et l’arrivée des pêcheurs.

Henri Barnoin fut l’élève de Dameron, de Richemont et de Luc-Olivier Merson, à l’école des Beaux-Arts de Paris. Exposant au Salon des Artistes Français, il y reçut une mention honorable en 1909, une médaille d’argent en 1921, en devint sociétaire, reçut une médaille d’or en 1935 et fut classé hors concours en 1939.

Ses sujets de prédilection étaient des paysages, des marines et des scènes de la vie bretonne. Henri Barnoin fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse de représenter la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

Ayant sa galerie-atelier sur le quai Pénéroff, il est le témoin privilégié de l’animation du port, qu’il ne se lasse pas de peindre et fait alors partie du groupe de Concarneau. On dénomme ainsi les nombreux peintres français et étrangers attirés par cette ville et sa région à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle.

L’artiste représente aussi des scènes portuaires à Douarnenez, Saint-Goustan, Lorient. Il est également le peintre de la foule des pardons et des marchés, à Quimper, Quimperlé, Hennebont, Dol-de-Bretagne et au Faouët.

Dans cette oeuvre, l’artiste nous peint une belle scène de la vie des femmes et des hommes de la mer, de ces fins de journée devant les murs de la Ville Close de Concarneau.

Mathurin Janssaud, magnifique pastelliste breton!

Mathurin Janssaud port animé Bretagne
Mathurin Janssaud, « sur les quais de Concarneau », pastel,
signée en bas et à gauche, 20x25cm
Vendu-Sold

Mathurin Janssaud (Manosque 1857 – 1940), nous dépeint au pastel avec une grande maîtrise l’animation des quais à Concarneau dans les années 1920.

Mathurin Janssaud fut presque exclusivement pastelliste; il a acquis une relative réputation à partir d’un thème très typé de la vie des ports bretons au temps de la pêche à voile. Il s’attache à rendre l’effet lumineux et coloré des ambiances des ports ou des scènes de marché. Mathurin Janssaud a peint principalement le sud Finistère, attiré par la renommée de Concarneau au début des années 1920.

Il se marie à Paris en 1913. Il expose au Salon des artistes indépendants à partir de 1905. Il fût longtemps le Commissaire général des expositions de la Société des Aquarellistes et pastellistes. À ce titre, il appartient au groupe de Concarneau, un groupe de peintres locaux et nationaux ayant le même attrait pour les paysages de la ville : Alfred Guillou, Théophile Deyrolle, Henri Barnoin, Fernand Legout-Gérard, Eugène Labitte, Emile-Benediktof Hirschfeld, Lucien-Victor Delpy, Paul Eschbach, Émile Simon.

« De 1870 à 1950, deux générations d’artistes, venus des quatre coins du monde, sont tombées sous le charme de la conque de Cornouaille. Autour de la cité moyenâgeuse, ville close protégée sur son îlot, étaient rassemblés tous les motifs pour plaire aux artistes amateurs de pittoresque : un superbe patrimoine architectural, une population active de marins, d’ouvrières et de paysans en costumes traditionnels et une importante flottille. Inimaginable aujourd’hui, au début du 20ème siècle, le port a abrité parfois plus de 2000 navires en saison de pêche de juin à octobre et jusqu’à 650 thoniers. Ce spectacle haut en couleur, sons et lumières, émerveille peintres et photographes bien accueillis par la population locale. Naturalistes, réalistes, néo et post-impressionnistes s’y sont côtoyés ou succédés par dizaines. Petits-maîtres sensibles à la vie quotidienne, à la beauté du port et aux coutumes locales, ils nous ont légué des témoignages des grandes heures de la vie concarnoise au pied des fortifications d’une ville close, quatrième place forte de Bretagne. Ce ne fut certes pas la révolution picturale comme à Pont-Aven, la cité voisine, mais, durant quasiment un siècle, un moment d’état de grâce pour Concarneau. » Yvon Le Floc’h est l’auteur de ce texte.

 

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VII, p.477

La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1997

Les peintres de Concarneau, H.Belbeoch, Ed Palantines, 1993

Pierre de Belay, un expressionniste breton!

Pierre de Belay port animé pêcheurs bretons
Pierre de Belay, « marins a quai, Douarnenez, 1945″,
huile sur carton, signée et datée 1945 en bas et à droite,
située au verso « Douarnenez », 24 x 33,5 cm.
Vendu-Sold

Pierre de Belay (Quimper 11 décembre 1890 – Ostende 1947)

Né à Quimper dans une famille d’artistes, Pierre de Belay rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.

Entre 1920 et 1928, il exposa au Salon d’Automne; entre 1926 et 1945, au Salon des Indépendants; entre 1927 et 1935, au Salon des Tuileries.

Pierre de Belay s’affirme comme un excellent coloriste et un peintre décorateur de premier plan. Il ne faut pas chercher dans son travail un quelconque questionnement métaphysique, ni un goût marqué pour la théorisation. Pierre de Belay s’attache à saisir ses contemporains, il est l’observateur avisé de la comédie humaine avec ses scènes captées dans les tribunaux ou les cafés de Montparnasse, le scrutateur fidèle de l’animation des ports et des villages bretons, le témoin tendre des attraits de sa femme et scrupuleux de ses amis peintres ou écrivains.

On peut diviser son œuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses œuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’œuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Vers 1937, il changea radicalement sa manière: sans doute sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33

La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997

Galerie Brugal, ouverture de la galerie d’art à La Baule!

Galerie d'art La Baule Brugal

Galerie Brugal La Baule

Galerie Brugal, 4 Boulevard Darlu, 44500 La Baule

06.89.15.56.55.

Nous présentons des peintures des écoles bretonnes et modernes. Venez découvrir à La Baule ce nouvel espace dédié aux oeuvres graphiques des différentes courants artistiques de Bretagne (période 1870-2000), de l’école de Pont-Aven aux nouveaux artistes bretons.

La Galerie Brugal a développé en son sein, un département d’expertise et de documentation de collections et/ou de patrimoine. La Galerie a édité le catalogue raisonné de l’œuvre gravé du peintre-graveur André DAUCHEZ (1870-1948). Dans ses anciens locaux de Pont-l’Abbé, Stéphane Brugal a organisé diverses expositions : « La Bretagne éternelle » d’André Dauchez (2007) – « Eugène LAMBERT, peintre de la Mer » (2008) – « Sur les rives du pays Bigouden » de Bruno Marrec, peintre de Concarneau (2009) – « Les côtes de Bretagne » de Roger Lucien DUFOUR (2010) – Exposition des Monotypes de Michelle BOUCARD (2011) – « Rivages bretons » de Jacques IGNAZI (2012) – Expositions « Prises de rue», photographies de Thierry Baïze, et « Vagues et déferlantes », bois gravés d’Eric Durant (2013) – 2015: « La Bretagne s’Affiche », exposition d’affiches anciennes de collection sur la Bretagne des années 1900 à 1960 – 2016: Exposition des peintres de la Marine – 2017: exposition des œuvres contemporaines de Bernard BAUMESTEIR –

Des oeuvres des écoles bretonnes et modernes: Lucien Simon, Mathurin Méheut, André Dauchez, Ferdinand Du Puigaudeau, Henri Barnoin, Paul-Auguste Masui, Mathurin Janssaud, Lionel Floch, Jean-Julien Lemordant, Paul Morchain, Jean Puy, Augustin Feyen-Perrin, Emile Guillaume, Renée Carpentier, Raymond Wintz, Jules Paressant, Alexis De Broca, Jean Lachaud, Henri Rivière, Henri Vollet, André Planson, Augustin Carrera, Albert Gleizes, André Lhote, Eugène Delecluse, Henri Guinier, Jean-Emile Laboureur, Paul Morchain, André Marzin, Roger Capron, Robert Pérot, Auguste Moreau, Maurice Le Scouëzec, Gabriel Argy-Rousseau, Augustin Hanicotte, Lucien Ott, Emile Schuffenecker, Robert Pougheon, Charles Cottet, Emile René Ménard, Xavier Prinet, Henri Le Sidaner, Henri Edmond Cross, Ernest Pierre Guérin

La Galerie Brugal présentera à La Baule des artistes contemporains lors d’expositions temporaires, dans le domaine de la peinture et de la photographie: Jean-Yves LE MARC, Michael WESTON, Patrick HUGUIER, Jacques BARDINET, Patrick LAZIER, ROBIN, Françoise HUGUIER…

Journées du Patrimoine, André Dauchez à Loctudy

Dans le cadre des Journées du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2018, la galerie Brugal présentera l’oeuvre gravé d’André Dauchez au manoir de Kerazan à Loctudy, Bretagne.

Le manoir de Kerazan et l’association Promouvoir Kerazan vous donnent rendez-vous du 15 au 23 septembre 2018 pour son cinquième salon de la gravure dans la salle de réception du manoir.
Cette année ce sont les oeuvres de cinq graveurs contemporains Guy Cosnard, Serge Marzin, Philippe Migné, Béa Nenoux et Erik Saignes, qui voisineront sur les cimaises du superbe manoir de l’institut de France avec les gravures d’ André Dauchez (1870- 1948), présentées par la galerie Brugal.
Au travers de six univers singuliers une soixantaine d’estampes seront exposées.
Eaux- fortes, burins, aquatintes, gravures sur bois ou lino, un ensemble représentatif des techniques utilisées aujourd’hui vous sera présenté les 15 et 16 septembre par les artistes présents pour les journées du patrimoine.

Séduit par les paysages de Cornouaille dont il va réussir à transcrire le charme et la diversité, AndréDauchez exprime sont talent de dessinateur et de graveur et devient l’un des grand représentants de l’eau-forte de la première moitié du XXe siècle.
Stephane Brugal présentera à l’occasion des journées du patrimoine, le catalogue raisonné de son oeuvre gravé qu’il vient de rédiger.