Pierre de Belay, un expressionniste breton!

Pierre de Belay port animé pêcheurs bretons
Pierre de Belay, « marins a quai, Douarnenez, 1945″,
huile sur carton, signée et datée 1945 en bas et à droite,
située au verso « Douarnenez », 24 x 33,5 cm.
Vendu-Sold

Pierre de Belay (Quimper 11 décembre 1890 – Ostende 1947)

Né à Quimper dans une famille d’artistes, Pierre de Belay rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.

Entre 1920 et 1928, il exposa au Salon d’Automne; entre 1926 et 1945, au Salon des Indépendants; entre 1927 et 1935, au Salon des Tuileries.

Pierre de Belay s’affirme comme un excellent coloriste et un peintre décorateur de premier plan. Il ne faut pas chercher dans son travail un quelconque questionnement métaphysique, ni un goût marqué pour la théorisation. Pierre de Belay s’attache à saisir ses contemporains, il est l’observateur avisé de la comédie humaine avec ses scènes captées dans les tribunaux ou les cafés de Montparnasse, le scrutateur fidèle de l’animation des ports et des villages bretons, le témoin tendre des attraits de sa femme et scrupuleux de ses amis peintres ou écrivains.

On peut diviser son œuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses œuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’œuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Vers 1937, il changea radicalement sa manière: sans doute sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33

La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997

Galerie Brugal, ouverture de la galerie d’art à La Baule!

Galerie d'art La Baule Brugal

Galerie Brugal La Baule

Galerie Brugal, 4 Boulevard Darlu, 44500 La Baule

06.89.15.56.55.

Nous présentons des peintures des écoles bretonnes et modernes. Venez découvrir à La Baule ce nouvel espace dédié aux oeuvres graphiques des différentes courants artistiques de Bretagne (période 1870-2000), de l’école de Pont-Aven aux nouveaux artistes bretons.

La Galerie Brugal a développé en son sein, un département d’expertise et de documentation de collections et/ou de patrimoine. La Galerie a édité le catalogue raisonné de l’œuvre gravé du peintre-graveur André DAUCHEZ (1870-1948). Dans ses anciens locaux de Pont-l’Abbé, Stéphane Brugal a organisé diverses expositions : « La Bretagne éternelle » d’André Dauchez (2007) – « Eugène LAMBERT, peintre de la Mer » (2008) – « Sur les rives du pays Bigouden » de Bruno Marrec, peintre de Concarneau (2009) – « Les côtes de Bretagne » de Roger Lucien DUFOUR (2010) – Exposition des Monotypes de Michelle BOUCARD (2011) – « Rivages bretons » de Jacques IGNAZI (2012) – Expositions « Prises de rue», photographies de Thierry Baïze, et « Vagues et déferlantes », bois gravés d’Eric Durant (2013) – 2015: « La Bretagne s’Affiche », exposition d’affiches anciennes de collection sur la Bretagne des années 1900 à 1960 – 2016: Exposition des peintres de la Marine – 2017: exposition des œuvres contemporaines de Bernard BAUMESTEIR –

Des oeuvres des écoles bretonnes et modernes: Lucien Simon, Mathurin Méheut, André Dauchez, Ferdinand Du Puigaudeau, Henri Barnoin, Paul-Auguste Masui, Mathurin Janssaud, Lionel Floch, Jean-Julien Lemordant, Paul Morchain, Jean Puy, Augustin Feyen-Perrin, Emile Guillaume, Renée Carpentier, Raymond Wintz, Jules Paressant, Alexis De Broca, Jean Lachaud, Henri Rivière, Henri Vollet, André Planson, Augustin Carrera, Albert Gleizes, André Lhote, Eugène Delecluse, Henri Guinier, Jean-Emile Laboureur, Paul Morchain, André Marzin, Roger Capron, Robert Pérot, Auguste Moreau, Maurice Le Scouëzec, Gabriel Argy-Rousseau, Augustin Hanicotte, Lucien Ott, Emile Schuffenecker, Robert Pougheon, Charles Cottet, Emile René Ménard, Xavier Prinet, Henri Le Sidaner, Henri Edmond Cross, Ernest Pierre Guérin

La Galerie Brugal présentera à La Baule des artistes contemporains lors d’expositions temporaires, dans le domaine de la peinture et de la photographie: Jean-Yves LE MARC, Michael WESTON, Patrick HUGUIER, Jacques BARDINET, Patrick LAZIER, ROBIN, Françoise HUGUIER…

Journées du Patrimoine, André Dauchez à Loctudy

Dans le cadre des Journées du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2018, la galerie Brugal présentera l’oeuvre gravé d’André Dauchez au manoir de Kerazan à Loctudy, Bretagne.

Le manoir de Kerazan et l’association Promouvoir Kerazan vous donnent rendez-vous du 15 au 23 septembre 2018 pour son cinquième salon de la gravure dans la salle de réception du manoir.
Cette année ce sont les oeuvres de cinq graveurs contemporains Guy Cosnard, Serge Marzin, Philippe Migné, Béa Nenoux et Erik Saignes, qui voisineront sur les cimaises du superbe manoir de l’institut de France avec les gravures d’ André Dauchez (1870- 1948), présentées par la galerie Brugal.
Au travers de six univers singuliers une soixantaine d’estampes seront exposées.
Eaux- fortes, burins, aquatintes, gravures sur bois ou lino, un ensemble représentatif des techniques utilisées aujourd’hui vous sera présenté les 15 et 16 septembre par les artistes présents pour les journées du patrimoine.

Séduit par les paysages de Cornouaille dont il va réussir à transcrire le charme et la diversité, AndréDauchez exprime sont talent de dessinateur et de graveur et devient l’un des grand représentants de l’eau-forte de la première moitié du XXe siècle.
Stephane Brugal présentera à l’occasion des journées du patrimoine, le catalogue raisonné de son oeuvre gravé qu’il vient de rédiger.

 

Lucien Simon, les sardinières du pays Bigouden.

Lucien Simon peintre breton
Lucien SIMON, à la conserverie en Pays Bigouden, c. 1905,
Gouache, signée en bas et à gauche, 22,5cm x 34cm
Vendu-Sold

Lucien Simon découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

L’un des tableaux qui assurèrent sa réputation, Procession à Penmarc’h, acquis par l’État au Salon de la société nationale des beaux-arts (récemment créé par un groupe de peintres désireux de s’affranchir de l’académisme de règle au Salon des artistes français et que Lucien Simon avait rejoint rapidement), n’a cessé de figurer depuis au musée du Luxembourg puis au musée d’Orsay.

Peu de peintres, pourtant si nombreux sur les quais des ports de pêche Cornouaillais, se sont intéressés au pénible travail des femmes dans les sardineries. Lucien Simon est l’un des tous premiers, avec le peintre danois Peter Kroyer, a abordé ce thème. Les coiffes représentées, les « penn sardin » des ouvrières des sardineries, sont aussi bien de l’Ile-Tudy et de Kérity, que de ports comme Saint-Guénolé, Douarnenez, Concarneau ou Camaret.

Une version à la gouache de l’intérieur d’une sardinerie est actuellement au Musée des Beaux-Arts de Dijon ; il s’agit d’une étude du tableau de 1911 du musée de Bucarest, où les femmes sont coiffées de la coiffe « penn sardin », et intitulé « La sardinerie, Camaret ».

Notre version, qu’André Cariou cite dans son ouvrage de 2002 comme « non localisée », est plus ancienne d’après la coiffe bigoudène, où l’on voit en gros plan une femme verser des sardines sur une table sous le regard de jeunes Bigoudènes qui attendent.

Lucien Simon a consacré beaucoup de temps à éveiller et encourager le talent de jeunes artistes par son enseignement. Il exerça à l’académie de la Grande Chaumière à partir de 1903 et à l’École supérieure des beaux-arts de Paris où il fut nommé professeur de peinture en 1923.

Très éloigné des peintres officiels de son époque (dits « pompiers ») et ami de nombreux artistes de talent de sa génération tels Charles Cottet, Émile-René Ménard, George Desvallières, Maurice Denis, René-Xavier Prinet, son beau-frère André Dauchez, etc., il ne s’est jamais rallié aux modes ni aux théories des mouvements artistiques qui se sont succédé dans cette longue période.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Brême – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Detroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

André Dauchez à l’honneur à la galerie Brugal!

À l’occasion de la présentation du catalogue raisonné de l’oeuvre gravée d’André Dauchez (1870-1948), le peintre du début du XXe siècle, que les spécialistes qualifient de « portraitiste de la Cornouaille », Stéphane Brugal réserve quelques jours d’exposition au peintre, jusqu’au samedi 18 août.

« Fidèle à la Cornouaille, André Dauchez, qui se fit construire une maison, face à la mer, à Loctudy, sut transcrire les charmes autant que la rudesse et la force qui émane de la contrée du sud Bretagne », résume Stéphane Brugal.

Stéphane Brugal, qu’entourent des huiles, aquarelles dessins et estampes d’André Dauchez.

Article paru dans le OUEST FRANCE du 13 août 2018

Suite de l’article: https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/andre-dauchez-l-honneur-la-galerie-brugal-5923192