Île d’Houat, l’île incontournable du Morbihan.

l'île d'Houat
André Dauchez (1870-1948), l’île d’Houat, 1914
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 60 x 92cm
Disponible – Available

En fin navigateur, André Dauchez a accosté à différents endroits des côtes bretonnes, et plus particulièrement à Belle-Île-en-mer et comme ici à l’île d’Houat. A 14 km au large de Quiberon, il faut naviguer pour mériter d’accoster sur cet îlot qui abrite 250 habitants à l’année, et encore moins d’arbres. Ici, pierres, landes, vent et mer règnent et dialoguent en permanence, parfois se disputent, puis se réconcilient.

André Dauchez fut qualifié de peintre du vent et des estuaires, sa personnalité et son talent immense s’affirmèrent dans l’exécution des paysages qui dominent son oeuvre. Il était essentiellement et purement paysagiste, la figure humaine étant très peu présente dans son travail et dans ses paysages, ou alors petite silhouette isolée dans l’immensité d’une lande ou d’un bord de mer. Il maniait avec perfection la mine de plomb, et dans ses dessins les retouches sont inexistantes.

Les bords de mer, les estuaires et les ports sont très présents dans son œuvre. Sa connaissance du milieu maritime est sans faille, c’est un véritable marin qui a navigué et vu les rivages en venant de la mer, nous dévoilant des paysages presque nouveau et des points de vue inconnus aux seuls marcheurs.

André Dauchez eu plusieurs bateaux avec lesquels il aimait découvrir de nouveaux horizons, aussi bien côté Atlantique que côté Manche. Citons « La Rose des Vents », thonier de 20 m  et aménagé pour la plaisance, acheté avant 1914. Puis il y eut un yacht de plaisance d’une douzaine de mètres qui portait le nom de « la Grande Ourse ». Citons également « l’Embellie », le « Narval », « l’Aventure ».

C’était aussi un graveur remarquable ; il illustra d’ailleurs certains livres avec beaucoup de poésie, dans des éditions de luxe numérotée, comme par exemple : « Le foyer breton : Contes et récits populaires » d’Emile Souvestre, « Le livre de l’Emeraude » d’André Suarès, « La mer dans les bois » par André Chevrillon. Citons aussi ses splendides et touchantes illustrations pour le conte de Paul de Musset : « Monsieur le Vent et Madame la Pluie ».

Il exposa à de nombreuses reprises aussi bien en France qu’à l’étranger : Barcelone, Bruxelles, Budapest, Munich, Pittsburg. Et l’on trouve des œuvres d’André Dauchez dans nombre de musées français et étrangers.

Bibliographie:

  • Stéphane Brugal, « André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille« , catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, 2018

André Wilder, le charme d’un peintre en Bretagne!

Wilder
André Wilder, barques échouées sur la plage, c.1940
huile sur toile, signée en bas et à droite, 27 x 41cm
Disponible – Availble

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1897, à Trébeurden, il rencontre le peintre Maxime Maufra, qui deviendra son mentor pendant quelques années. C’est au cours de ce séjour dans les Côtes du Nord, que les deux artistes se lieront d’amitié. En 1899, accompagnés de leurs femmes respectives, ils séjournent trois semaines dans la presqu’île de Crozon et Morgat. Attaché à l’impressionnisme, André Wilder peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit aussi sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, Saint-Malo, Camaret, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

-« Regards croisés de deux peintres paysagistes en Bretagne – Marguerite Raffray/André Wilder« , catalogue d’exposition au musée du Faouët, 2025

Wilder
André Wilder, Sinagots à Port-Navalo, c.1940
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 27 x 41cm
Disponible-available

Marcel Mettenhoven, peintre paysagiste breton!

Mettenhoven
Marcel Mettenhoven, « paysage de bord de côte « , 1930
huile sur toile, signée et datée en bas et à droite
Disponible-Available

Marcel Mettenhoven (Auray 1891 – 1979) est né d’un père d’origine néerlandaise et d’une mère se rattachant à une vieille famille brestoise de cap-horniers. Son père Eugène, fabriquait des meubles sculptés en bois. Il fait ses études au Collège Sainte-Barbe de Paris, puis au Lycée Montaigne.

Marcel Mettenhoven s’inscrit à l’école Boulle où il prit l’ébénisterie comme matière principale. Mais l’état de santé de son père l’obligea à interrompre ses études en juillet 1910. Il part au service militaire puis mobilisé, il est envoyé sur le front, en Champagne, où il fut victime des gaz. Il s’aménage un atelier au 23, rue Gouvion Saint-Cyr dans le 17e arrondissement de Paris.

Il connut une certaine notoriété durant les années folles de l’entre deux guerres et obtenu même un certain succès à Paris dans les années 1920-1930. A cette époque, il participe avec brio à la vie artistique parisienne ; lors de ses expositions, son travail est reconnu par ses contemporains et il vend ses oeuvres à un cercle de collectionneurs.

Essentiellement paysagiste, inspiré par la Bretagne, Marcel Mettenhoven excelle dans la représentation des ciels les plus divers, en plein mouvement, animés de nuages blancs aux amples volutes serties de bleu. Il traduit ces ciels mouvants avec des empâtements et une touche expressive particulièrement vigoureuse qui renforce la simplification des formes et leur donne de l’intensité.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999
La route des peintres en Cornouaille, Groupement touristique Quimper
« Peintres des Côtes de Bretagne », Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, éditions chasse-marée, Douarnenez 2007

Delecluse Eugène à la barre, témoin de la navigation à voile!

Eugène Delecluse pêcheur voile
Eugène Delecluse, « à la barre »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, circa 1925, dimensions 72cm x 58cm
Vendu-Sold

Eugène Delecluse (Paris 1882 – 1972) est un peintre français et graveur à l’eau forte.

Elève de Fernand Cormon, Paul-Louis Delance, E. Renard et Charles-Albert Waltner, il participa au Salon des Artistes Français dès 1903, puis au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1915.

La première guerre mondiale le conduit à la bataille de la Marne. Il  y réalise une série d’oeuvres dont certaines serviront au journal « l’Illustration ». Envoyé à Salonique avec l’armée d’Orient, le peintre trouve des sujets d’inspiration nouveaux dans ce voyage, durant cette première guerre balkanique.

Il a dirigé une Académie de peinture à Montparnasse. 

Eugène Delecluse fit de longs séjours en Bretagne, dans le Finistère et le Morbihan, notamment dans la Baie de Douarnenez, où il peignait souvent le travail des marins, l’arrivée des barques et des pêcheurs. La Bretagne et les activités maritimes, la lumière, tout contribue à Delecluse à s’adonner à ce grand art de la peinture sur le motif et à saisir les attitudes des marins dans leur vie quotidienne.

Ici, l’artiste semble être l’un des membres d’équipage de la chaloupe, observant le jeune matelot et le capitaine tenant la barre retenue sous les jambes.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.398

Georges Ballerat, reflets dans le port.

Georges Ballerat
Georges BALLERAT, reflets dans le port,
huile sur toile, contresignée au dos, 50 x 73cm
Vendu-Sold

Georges Ballerat (Paris 1902 – 2000) a exposé régulièrement à Paris au Salon d’Automne, à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts, dont il est devenu sociétaire. Il a également exposé au Musée de Sceaux.

Georges Ballerat quitte Chevreuse pendant la guerre de 40 et installe son atelier sur le port d’Auray : Saint-Goustan. Ce peintre était renommé pour ses couleurs et sa matière qu’il concevait lui-même.

Le peintre François Gabin fut son élève, il partagea notamment son atelier avec ce dernier.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres  , Benezit, Ed Grund, 1999, Tome I, p.686