
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, 47 x 55cm
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Louis Cylkow fait partie des nombreux peintres polonais qui, à partir du début du XXe siècle viennent s’installer à Paris, capitale incontournable des Arts. Il est élève à l’Académie Julian. Si certains ont laissé une empreinte durable dans la vie artistique de Montparnasse, faisant partie de l’Ecole de Paris, d’autres, à la recherche de lumières nouvelles et de sujets différents arrivent en Bretagne. Ils y fréquentent les sites de Concarneau, d’Audierne, de Douarnenez, du Pouldu.
Dès 1923, Louis Cylkow expose une quarantaine d’œuvres bretonnes et vendéennes à la galerie Georges Petit. Le musée de Nantes lui achètera deux toiles en 1920 et 1925.
Notre artiste peint des paysages clairs, aux nuages souvent roses ou violacés. Sa peinture est plus suggestive que réaliste et il supprime tout détail superflu.
Le quotidien nantais, Ouest-Éclair, sera un grand promoteur de son œuvre dans les années 30. Le journaliste J. Cox dira avec justesse «Un minimum de matière pour un maximum d’effet, telle paraît être la devise de Cylkow qui fait de la peinture à l’huile comme on fait de l’aquarelle». L’uniformité des œuvres de Louis Cylkow n’est en effet qu’apparence. L’artiste joue avec finesse sur les vides pour mieux révéler l’atmosphère de ses scènes. Devenu nantais d’adoption, l’artiste livrera ses pensées dans une interview accordée au journaliste Pierre Lamblin en septembre 1927 : « … le ciel, ne croyez-vous pas que c’est l’âme du paysage ?… le ciel et l’eau ; les deux éléments se complètent admirablement. Je suis de ceux-là qui croient qu’il suffit d’un horizon marin sur lequel se pose un décor vivant de nuages pour faire un excellent tableau ».
Cylkow aime à croquer les « états du ciel ». Les nuages et la subtilité de leurs formes occupent souvent les 2/3 du tableau. Une ligne d’horizon à peine formulée où la mer, souvent calme, est le miroir de ce ciel fantastique et poétique.





