Félix Vallotton, le graveur sur bois.

Félix Vallotton bravure sur bois
Félix Vallotton,  A vingt ans…,
bois gravé, 21,5cm x 27cm
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Félix Vallotton (Lausanne 1865- Paris 1925) fut un peintre de compositions animées, graveur et sculpteur

Il s’initia à la gravure sur bois auprès de Charles Maurin, et réalisera ses premières gravures en 1891.
Félix Vallotton a participé au Salon des Artistes Français dès 1885, avec les Nabis à la galerie Bernheim Jeune, à la galerie Vollard, et à la galerie Durand-Ruel; au premier Salon d’Automne dont il fut un membre fondateur…

Sa manière propre de s’exprimer va se préciser au cours des six années ( 1891-1898) pendant lesquelles l’eau-forte, la lithographie et surtout la gravure sur bois prennent le pas sur la peinture. Les thèmes sont les plus variés, de la vie privée à la scène de rue, de l’humeur macabre à l’humour satirique. Les ressources réduites du noir et blanc, il va les restreindre encore pour en arriver à des jeux de tâches comme découpées et contrastées, d’où la vie jaillit avec vigueur.

 » De retour a Paris, au Printemps 1891, il se consacre a ses premiers travaux de gravures sur bois, et présente 10 de ses tableaux au Salon des Indépendants ou il expose pour la première fois. Il est alors admis dans le groupe des Nabis, auprès de Vuillard, Bonnard, et Serusier.
Il poursuit en 1892 ses activités de gravure et de xylographie, tandis qu’un article dans la revue « L’Art et l’Idée », fait les éloges en février 1892, de ses travaux de gravures.
En mars, il participe avec 4 gravures au salon des Rose Croix avec les Nabis et reçoit les encouragements de Felix Jasinski, son ami graveur. Il achève de peindre une toile commence quelque temps plus tôt  « La Malade », qui constitue un chef d’oeuvre de virtuosité, de détail et de  tradition.
Il vit de ses gravures, de ses illustrations pour la presse ou l’édition, mais aussi de portraits de commande. »

Bibliographie :

    • Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed GrA?nd, 1999, Tome XIV, p.25 à 27
    • Catalogue raisonné de l’oeuvre gravé et lithographié, M. Vallotton et C.Goerg, Ed Bonvent, Genève, 1972

Auguste Lepère, graveur sur bois.

Auguste Lepère (Paris 1849 – Domme 1918) fut l’élève du graveur anglais Burn Smeeton. Il débuta au Salon de Paris en 1870 en exposant un tableau, mais dès 1876, il se consacra plus spécialement à la gravure. Il obtint une troisième médaille en 1881, une deuxième médaille en 1887, une médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1889.

En 1888, il crée avec Félix Bracquemond, Daniel Vierge, Tony Beltrand, la revue L’Estampe originale, puis il partage la direction artistique de la revue L’Image, avec Léon Ruffe et le fondateur Tony Beltrand, tentative éphémère publiée par la Corporation des graveurs sur bois pour remettre à l’honneur la gravure sur bois battue en brêche par les techniques nouvelles. Il se met à la gravure sur bois de fil, mais aussi à l’eau-forte et à la lithographie.
Graveur au burin d’un talent indiscutable, il s’est surtout fait un nom comme graveur sur bois (Cf exposition au musée d’Orsay en 1992). Il est un des rares artistes modernes ayant fait de la gravure sur bois originale, notamment des scènes de Paris et de la banlieue parisienne.

Auguste Lepère

Auguste Lepère, Bucolique moderne, 1901,

bois en couleur rouge, bistre, noir, gris…,

signé en bas et à gauche dans la planche, 26cm x 38cm

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« Bucolique Moderne » est incontestablement l’un des bois en couleurs les plus importants exécuté par l’artiste. Ce bois fut commandé par le Graphischen Kunst de Vienne par l’intermédiaire du Conservateur des Estampes de l’Albertina Museum. Le sujet: des citadins venus passer un dimanche en banlieue.

René Quillivic, « sur le môle », 1921.

René Quillivic
René Quillivic, « Sur le môle », 1921, gravure sur bois

Signée dans la planche, l’immatriculation du bateau indique la date 1921 et la lettre A indique le lieu, Audierne
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Originaire de Plouhinec (Bretagne, Sud Finistère), René Quillivic (1879-1969) se prépare à exercer le métier de menuisier-charpentier et fait le Tour de France des Compagnons du Devoir, pendant lequel il apprend la langue française.

Ayant bénéficier d’une bourse du Conseil Général du Finistère, il décide de s’orienter vers la sculpture et part se former à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris.

Son inspiration est issue principalement de sa Bretagne d’origine où il obtient de nombreuses commandes de statues (notamment pour la commémoration de la Grande-Guerre) dans les années 1920, utilisant les granits bretons, et le plus souvent la kersantite.

Il aborde la gravure sur bois vers 1912, adoptant le bois de fil. Sociétaire de la première  Société de la Gravure sur Bois Originale, René Quillivic est membre fondateur de la deuxième société en 1920. Son oeuvre gravée s’inspire des motifs bigoudens et celtiques, et bien qu’il ne fasse pas partie du mouvement des Seiz Breur.

Cette technique graphique lui permet d’exprimer ce qu’il ne peut réaliser par la sculpture. Il réalise une série de douze gravures sur bois intitulée L’Histoire de la mer, et des illustrations pour le livre Souvenir d’enfance et de jeunesse d’Ernest Renan. La revue L’art et les artistes, dans son numéro d’octobre 1930, publie des reproductions de trois gravures sur bois de René Quillivic : Devant Dieu (1919), Saint Edwet (1921)  (en fait une reproduction de la chapelle Sainte-Edwette en Esquibien) et La Vague.

René Quillivic renouvelle les thèmes traditionnels, en particulier quand il travaille pour la faïencerie HB à Quimper, à la demande de Jules Verlingue.

 

 

René Quillivic, les « sonneurs noirs »!

Originaire de Plouhinec (Bretagne, Sud Finistère), René Quillivic (1879-1969) se prépare à exercer le métier de menuisier-charpentier et fait le Tour de France des Compagnons du Devoir, pendant lequel il apprend la langue française.

Ayant bénéficier d’une bourse du Conseil Général du Finistère, il décide de s’orienter vers la sculpture et part se former à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris.

Son inspiration est issue principalement de sa Bretagne d’origine où il obtient de nombreuses commandes de statues (notamment pour la commémoration de la Grande-Guerre) dans les années 1920, utilisant les granits bretons, et le plus souvent la kersantite.

Il aborde la gravure sur bois vers 1912, adoptant le bois de fil. Sociétaire de la première  Société de la Gravure sur Bois Originale, René Quillivic est membre fondateur de la deuxième société en 1920. Son oeuvre gravée s’inspire des motifs bigoudens et celtiques, et bien qu’il ne fasse pas partie du mouvement des Seiz Breur, René Quillivic renouvelle les thèmes traditionnels, en particulier quand il travaille pour la faïencerie HB à Quimper, à la demande de Jules Verlingue.

René Quillivic

René Quillivic, « les binious ou les sonneurs », 1916, gravure sur bois de fil

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Dans cette oeuvre, René Quillivic ne s’inspire t-il pas de la légende des « Sonerien Du » (Sonneurs Noirs). Ils tiennent leur nom en hommage aux deux sonneurs bigoudens de Lambour qui furent injustement pendus en 1786 à Pont-l’Abbé à la place de deux brigands qui sévissaient dans la région à la même époque. 

« Au pays des pardons » par Mathurin Méheut.

Nous présentons une rare suite complète en couleur sur papier Arches, des illustrations de Mathurin Méheut pour le livre « Au pays des pardons », d’ Anatole Le Braz, publié en 1937. (Vendu-Sold)

Nous retrouvons dans cette suite l’association d’artistes de talents: le poète Anatole Le Braz, le graveur sur bois Georges Beltrand et l’art de Mathurin Méheut.

au pays des pardons

Cette suite « Au pays des pardons », comprend 53 gravures en couleur, très synthétiques, japonisantes parfois. Elles illustrent très bien toute la ferveur d’une Bretagne, à laquelle Mathurin Méheut a pu assister lors de sa présence lors des différents pardons, tels que la Grande Troménie à Locronan ou le Pardon de la Mer à Sainte-Anne La Palud.