Georges Gobo, l’animation des quais du port de Douarnenez.

Georges Gobo Bretagne Douarnenez
Georges Gobo (San Francisco 1876 – Nantes 1958)
Le petit môle, Douarnenez
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46 x 55cm,
Vendu-Sold

Trés belle oeuvre représentant le port de Douarnenez par l’artiste d’origine américaine, Georges Gobo.

Georges Gobo arriva trés jeune à Paris et devint décorateur de lettres à Angers. Il apprit par lui-même la gravure. Il exposa au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris, où il obtint le prix Cottet en 1945.

Parcourant la France, et notamment la Bretagne (régions de Vannes et de Douarnenez), la Belgique, la Hollande et l’Italie, il croqua inlassablement les paysages qu’il reproduit ensuite sur cuivre, cherchant non pas la description mais plutôt l’expression du sentiment.

Il effectuera de nombreux séjours à Douarnenez où il réalisera de nombreuses oeuvres en utilisant tout l’éventail des techniques qu’il maîtrisait: aquarelles, huiles, gravures, lithographies.

Trés apprécié à l’étranger, ses oeuvres figurent dans de nombreux musées.

Henri Focillon qui lui a consacré de nombreuses études, s’exprime en ces termes : « C’est un beau peintre français, paisible et délicat, d’accord avec notre tradition française ». Gobo a souvent été comparé à Gustave Doré et à Steinlen, pour ses gravures. Il a illustré de nombreux ouvrages dont ceux de Théodore de Banville et de Maurras.

Bibliographie:

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.230

– Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Flammarion, 1985

–La route des peintres en Cornouaille, 1998

-Douarnenez, au bonheur des peintres, Belbeoch, 1992

Henry Cheffer, le peintre de Tréboul.

Henri Cheffer Tréboul
Henry Cheffer, port animé, Tréboul,
eau-forte en couleur, 30cm x 38cm
Vendu-Sold

Henry Cheffer (Paris 1880-1957) fut l’élève de Bonnat et de Jean Patricot à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il obtint le Prix de Rome en 1906 de gravure, dès lors débute une carrière officielle qui lui apportera tous les honneurs et les distinctions. . Sociétaire du Salon des Artistes Français, il y reçut la mention honorable en 1902, la médaille d’honneur en 1927 et il fut membre du jury. Il a exposé dans les Expositions Internationales de Liège, Londres, Sao Paulo, Florence et Madrid des eaux-fortes et des aquarelles. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur.

Henry Cheffer s’installe en Bretagne, à Tréboul (Douarnenez), où il réside après 1903. Son métier de graveur de billet de banque et de timbres-postes a sans doute influencé la qualité du graphisme sténographique de ses aquarelles. Il collabora durant vingt-cinq ans à L’Illustration et illustra quelques ouvrages à tirage limité.

Fils d’Emile Cheffer, graveur d’origine Lorraine, et cousin germain d’Auguste Rodin, Henry naît à Paris en 1880. Le jeune garçon baigne dans une atmosphère favorable à la création et se consacre tout naturellement à une carrière artistique. Une brillante carrière pour un artiste de grand talent qui a été très injustement oublié. Peintre de la réalité, Cheffer est un esthète sensible à la beauté du spectacle que lui offre le monde. Il traduit son émotion plastique directement sur le motif en de nombreux croquis et aquarelles ou peaufine son œuvre gravée dans le secret de son atelier. En 1913 il achètera un terrain à Tréboul pour y construire un atelier face à la mer. Il y viendra en pèlerinage 4 mois par an, c’est dire que la Bretagne a été au centre de sa vie artistique.

Bibliographie:

    • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.545
    • Dictionnaire des Petits Maitres de la Peinture, 1820-1920, Ed Amateur
    • La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Xavier De Langlais et ses madones!

Xavier De Langlais (Sarzeau 1906 – Rennes 1975) fut peintre, graveur, illustrateur, écrivain et technicien de la peinture.

Après avoir suivi les cours des Beaux-Arts de Nantes et de Paris, Xavier De Langlais rentre en Bretagne pour toujours. Nommé professeur à l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes à partir de 1948, Xavier de Langlais reçoit le Prix Blumenthal en 1939 et le prix de New-York en 1962. Commence une période de forte activité artistique: des décorations de chapelles (Lannion, La Baule, Etel, Saint-Brieuc, La Richardais près de Dinard: c’est la vogue de l’art sacré); des recherches sur la technique de la peinture (qui donnera lieu à l’édition en 1959 chez Flammarion d’un remarquable écrit: « La technique de la peinture à l’huile, de Van Eyck à nos jours »); une adhésion au mouvement des Seizh Breur (aux côtés de Creston, Malivel et de son ami l’architecte James Bouillé); des illustrations de revues bretonnes; des compositions à l’huile (portraits) et des céramiques…

Xavier de Langlais adhère au mouvement des Seizh Breur, en compagnie de René-Yves Creston, Malivel, Bouillé, Robin.
Peintre romantique, hanté par un type unique, le « type Langlais », type physique, légèrement asiatique, il le devait à sa grand-mère de Guermeur, originaire de Douarnenez. Celte, chrétien, la lumière qui tranfigure ses personnages est une lumière qui vient d’en haut.

Xavier De Langlais Xavier de Langlais

Xavier de Langlais, maternités,

paire d’huile sur toile, 61cm x 50,5cm

Vendu-Sold

L’univers de Xavier De Langlais est peuplé de personnages féminins aux traits un peu exotiques et aux yeux songeurs. Mais ses personnages témoignent d’une vie intérieure, d’un hommage à la femme éternelle. Citons Henri Terrière (critique d’art, journaliste à Ouest-France de 1945 à 1979): « Il en réalise la plénitude charnelle, tout en l’idéalisant avec une sorte de respect dans un inaltérable adoucissement de jeunesse et de beauté, en la purifiant par l’évocation lointaine d’un exotisme de rêve ou le nu même semble s’enrober de pudeur ». 

Jules Noël, grand peintre du XIXème siècle!

Jules Noël
Jules Noël,  retour de pêche par grand vent, 1879,
huile sur toile, signée et datée 1879 en bas et à gauche, 38cm x 54cm

Vendu-Sold

Jules Noël (1810-1881), celui que l’on considère souvent comme un « petit maître » de la peinture du XIXe siècle, est trop injustement méconnu malgré le succès qu’il a toujours eu auprès des amateurs, de son vivant et jusqu’à aujourd’hui.

Bien que né à Nancy en 1810, il passe son enfance et son adolescence à Quimper, apprenant des rudiments de dessin dans l’entourage de son père qui travaille à la construction du canal de Nantes à Brest. Il fréquente un temps l’académie de Charioux à Brest et est alors au contact des professeurs de dessin de l’Ecole navale qui sont spécialisés dans des vues de ports ou des scènes historiques. Après l’échec d’une installation à Paris, Jules Noël est professeur de dessin à Saint-Pol-de-Léon, Lorient puis Nantes et commence à exposer à Paris de 1840 à 1879.

La rencontre du duc de Nemours lui permet de devenir en 1847 professeur de dessin au lycée Henri IV à Paris. Jules Noël y enseignera jusqu’en 1879, consacrant ses vacances scolaires au dessin et à la peinture sur le motif. Il revient en Bretagne régulièrement (la Bretagne compte environ pour la moitié de l’oeuvre), travaillant surtout dans la région de sa belle-famille à Auray et Hennebont, mais aussi à Quimper, Douarnenez, Brest, Landerneau ou Morlaix. Dans les années 1870, il passe surtout ses vacances au Tréport ou à Fécamp, et ses évocations normandes occupent environ un quart de l’oeuvre, le reste étant consacré à des scènes liées à divers voyages (il s’est spécialisé un temps dans des représentations orientales, mais elles sont imaginaires). En mauvaise santé au moment de sa retraite, il rejoint l’une de ses filles établie en Algérie où il meurt peu après en 1881.

Dans ses marines, par sa sensibilité aux effets atmosphériques, son attention donnée à la lumière, et la place accordée au ciel et à la mer, Jules Noël s’affirme comme un « compagnon de route » des précurseurs de l’impressionnisme, le contemporain de Corot, de Jongkind. Ses « crinolines » sur les plages normandes sont parentes de celles de Boudin. Son étourdissante dextérité a toujours séduit les amateurs les plus divers.

Maurice Le Scouëzec, un artiste en Afrique!

Dès 1917, Maurice Le Scouëzec (1881-1940) fréquente tous les grands artistes de Montparnasse, autour de Modigliani et de Picasso. Aventurier autant que matelot anarchiste, il va sillonner les océans, la Nouvelle Calédonie, Madagascar et l’Afrique noire, notamment, sans oublier sa Bretagne!

Il ne cessera de représenter les paysages aux couleurs fortes et les corps ployés ou posés. Plus qu’un peintre voyageur, amateur d’exotisme ou de pittoresque, Le Scouëzec est un artiste passionné et exigeant, qui a été toute sa vie en quête de ces mouvements fugaces où se trahit en un instant la vérité d’un monde.

Il serait malvenu de ne voir en lui qu’un peintre voyageur, amateur de lointains ou, au contraire, qu’un chroniqueur avisé des parages du boulevard du Montparnasse. À Montparnasse, au Cap Sizun ou à Madagascar, c’est une même recherche qui guide les pas et la pratique artistique de Maurice Le Scouëzec : fixer, sans les déparer de leur fugacité, des instants dérobés, savanes africaines harassées de soleil, visages ravagés des filles de Montparnasse, corps suppliciés sur la croix ou au fond des tranchées. Au long d’un périple où lumière et ombre font jeu égal, les îles du Pacifique ou de l’océan Indien surgissent telles des escales, parfois plombées de l’ennui qu’engendrent certaines navigations au long cours (c’était à l’époque des grands voiliers soumis au caprice des vents), parfois enchantées de parfums (Zanzibar, Mohéli) ou de couleurs (Madagascar) : Nous sommes dans une mer de sang

Maurice Le Scouezec Maurice Le Scouezec

Maurice Le Scouëzec, « Les Piroguiers du Bani » (Vendu-Sold) et « Les pileuses de Mil » (Disponible-Available)

eau-forte, tirage posthume à 60 exemplaires, sous le contrôle

de Gwenc’hlan Le Scouëzec