Charles Cottet, la Bretagne populaire.

Charles Cottet (1863-1925), « Au pays de la mer. Soir orageux, des gens passent », 1897
lithographie, épreuve d’artiste, signée en bas et à droite, 164 x 220m.
Cette oeuvre est référencée sous le numéro 3 du catalogue raisonné de Daniel Morane.

Charles Cottet reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll ; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Boutteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établi en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet, Emile René Ménard, Lucien Simon et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

Léonce Bénédicte (historien de l’art français et conservateur de musée) porte un intérêt particulier à cette planche de son ami Cottet et il indique dans ses archives: « L’oeuvre est singulière, elle est empreinte d’un fort accent populaire et aussi d’une robuste saveur locale. Cess groupes entremêlés offrent l’illusion du mouvement qui se répète. Cottet a le secret des compositions suggestives qui donnent la sensation de la vie avec une impression de forte unité. Ce secret réside surtout, comme chez tous le vrais maîtres dans l’arabesque des silhouettes et dans la vigoureuse distribution des clairs et des sombres. »

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne, Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie :

– Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

– « Charles Cottet – Catalogue raisonné de l’œuvre gravé », Daniel Morane, 2002

Charles Cottet, les « petites femmes » du début du XXème siècle.

Charles Cottet
Charles Cottet (1863-1925), »Deux têtes », 1906
Vernis au sucre, aquatinte et point-sèche, tirage à 35 exemplaires, 117 x 170mm.
Oeuvre référencée dans le catalogue raisonné de l’oeuvre gravé de Charles Cottet,par Daniel Morane, sous le numéro 43. Le vrai titre « Deux têtes d’enfants » ne semble guère adapté aux jeunes femmes représentées.
Disponible – available

Charles Cottet (1863 – 1925) reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Bouteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établit en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Charles Cottet possède une technique très savante et ses qualités de coloriste en font un peintre de tout premier ordre. Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

Cette oeuvre fait partie d’une série traitant du thème des « petites femmes », de la chanteuse de café-concert à la pensionnaire de maison close, repris par de nombreux artistes de Toulouse-Lautrec à Emile Bernard au début du XXème siècle. Cette série d’oeuvres a été présentée sous le titre « Etudes de mouvements féminins » au Salon des Peintres Graveurs Français de 1906.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne , Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie:

Charles Cottet, catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, par Daniel Morane, Bibliothèque d’Art et d’Archéologique Jacques Doucet et Musée de Pont-Aven, 2003

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Quimper, 1999

Charles Cottet, peintre de la Renaissance!

charles cottet

Charles Cottet (1863-1925), « Douleur au pays de la mer« ,

eau-forte, tirage en couleurs, signée en bas et à droite, numérotée 14, l’une des épreuves avec deux remarques dessinées au crayon,

473x622mm

Disponible-Available

Charles Cottet reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll ; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Boutteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établi en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet, Emile René Ménard, Lucien Simon et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

« Cette oeuvre représente une scène de la vie bretonne, qui par sa sévérité, compose des groupes dans lesquels les individualités se fondent. C’est une vaste composition dont l’élaboration a nécessité plusieurs années et plusieurs esquisses. Il peint ici un homme qui a périt en mer comme un tableau de la Renaissance quant au cadrage et au nombre de personnages présents, comme une représentation d’une déploration du Christ. Il souligne ici les symboles, créant ainsi une oeuvre qui est au-delà de la culture bretonne, du temps et de l’espace« .

Nous retrouvons cette composition dans le tableau acheté par l’Etat au Salon des boursiers de voyage de 1912 (aujourd’hui collection du musée d’Orsay). Ce grand tableau indifféremment intitulé Au pays de la mer, douleur ou Les Victimes de la mer, est une des nombreuses variations que peignit Charles Cottet pour évoquer la dure condition des marins et de leurs familles. Nous trouvons d’autres versions au musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève et au musée des Beaux-Arts de Brest notamment.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne, Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie :

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

– « Charles Cottet – Catalogue raisonné de l’œuvre gravé », Daniel Morane, 2002

Charles Cottet, la Bretagne âpre et mélancolique.

charles cottet

Charles Cottet, « Deuil marin« ,

eau-forte, signée en bas et à droite, numérotée 5, 308x415mm

Vendu-Sold

Charles Cottet reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll ; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Boutteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établi en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet, Emile René Ménard, Lucien Simon et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

« Cette oeuvre représente une scène de la vie bretonne, qui par sa sévérité, compose des groupes dans lesquels les individualités se fondent. On n’y existe guère que dans la vie communautaire. Elle seule permet d’affronter les deuils et les tempêtes qui ponctuent la vie au bord de ces rivages déchiquetées. »

Cette planche montre trois femmes – trois générations de femmes en deuil. Deux sont en manteau noir à capuchon, et la jeune fille au centre, sans manteau, porte un bonnet

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne, Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie :

– Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

– « Charles Cottet – Catalogue raisonné de l’œuvre gravé », Daniel Morane, 2002

Charles Cottet et la Bretagne, où l’on fuit l’orage!

charles cottet
Charles Cottet, Pêcheurs fuyant l’orage,
vernis mou, aquatinte et pointe-sèche, signée en bas et à droite,
justificatif de tirage n°5, 240x300mm, Morane 18
Vendu -sold

Charles Cottet (1863 – 1925) reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Bouteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établit en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Charles Cottet possède une technique très savante et ses qualités de coloriste en font un peintre de tout premier ordre. Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

Cette marine ne respecte pas le standard qui préconisait, au siècle précédent, un rapport d’un tiers de terre et/ou de mer pour deux tiers de ciel : le XXe siècle artistique veut aller au-delà des habitudes et des traditions. Charles Cottet ne fait donc pas une marine réaliste : ce qui l’intéresse, c’est la symbolique de l’orage, d’un naufrage potentiel et de la mort qu’il sous-tend… La mer ne prend pas beaucoup d’importance : elle est calme, plane, réduite quasiment à un trait, en contraste d’un ciel torturé par les volutes des nuages.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne , Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

Charles Cottet, catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, Daniel Morane, 2002

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Quimper, 1999