Le peintre André Dauchez aurait eu 150 ans!

A la galerie Brugal de Pont l’Abbé, où l’on commémore les 150 ans de la naissance du peintre de la Cornouaille André Dauchez (1870-1948).

L’actualité du 23 juillet 2020 sélectionnée par Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/pont-l-abbe-le-peintre-andre-dauchez-aurait-eu-150-ans-6915755

Né le 17 mai 1870 à Paris, disparu en 1948, André Dauchez, académicien, peintre officiel de la Marine, graveur et illustrateur, vécut à Loctudy, dans sa maison atelier de la Palue. Portraitiste affirmé, il ne se lassa jamais de glorifier le sud-Cornouaille, de Douarnenez à Penmarc’h. Un périple riche de surprises à croquer, comme à Bénodet les paisibles rives de son fleuve côtier.

Une exposition anniversaire!

Le maître, qu’influença Rembrandt, aurait eu 150 ans cette année. Sa descendance et les Amis de l’association qui porte son nom, ont décidé de célébrer cet anniversaire grâce à plusieurs événements. À Pont-l’Abbé, Stéphane Brugal, expert des écoles bretonnes, organise une exposition dans sa galerie, 12, rue Burdeau, à une dizaine de mètres de la place de la République.

Ouvrages disponibles à la galerie Brugal:

  • « André Dauchez, Portraitiste de la Cornouaille – Catalogue raisonné de l’oeuvre gravé », par Stéphane Brugal – 2ème édition corrigée et complétée 2020.
  • « André Dauchez, peintre, graveur, illustrateur » – ouvrage collectif – Association André Dauchez, 2020.

Des œuvres de Maurice Le Scouëzec, Jeanne Simon, l’épouse de Lucien Simon et sœur aînée d’André Dauchez, ainsi que de Jean-Julien Le Mordant avec sa fameuse affiche de 1913 pour le Syndicat d’Initiative du Finistère, ajoutent à l’attrait de l’exposition qui repose sur de multiples œuvres d’André Dauchez.

Pratique : du mardi au samedi, de 15 h à 19 h, et les jeudis et samedis matins, de 10 h à 12 h 30.

Mais aussi sur rendez-vous au 06.89.15.56.55

Pierre De Belay, ce prodige de la peinture moderne!

Collioure
Pierre de Belay, « le port de Collioure »,
huile sur carton, signée en bas et à droite, située et datée 1940, 26 x 35cm
Vendu-Sold

L’artiste de Quimper Pierre De Belay (1890-1947) partage sa vie entre Paris et son pays natal, la Bretagne. Grand représentant de la peinture bretonne, il fréquente dans les années 1920 les artistes de Montparnasse. Témoin privilégié grâce à son amitié avec Max Jacob qu’il rejoint dès 1905 et qui l’introduit auprès des avants-gardes au Bateau-Lavoir.

Cette peinture date de 1940, du début de la technique du « Treillisme », que l’artiste vient de mettre au point. Installé dans le Sud de la France, il peint ici une magnifique bastide provençale, cézanienne dans l’âme, mais dont la technique découle de traits plus ou moins longs entrecroisés et se chevauchant.

Cette dernière manière de peindre de Pierre De Belay prend ses sources dans le divisionnisme et dans la pratique de la gravure. L’artiste rend le trait plus épais ou plus fin, joue des écartements pour exprimer les volumes et les plans, exprimant les vibrations colorées. Un autre maître de la peinture bretonne!

La curiosité et la passion pour le réel, sa manière de capter des expressions fugitives sur les visages font de Pierre de Belay un reporter de son temps. En juillet 1933, éclate l’affaire Stavisky qui a mené à une crise politique à la suite du prétendu suicide de l’homme d’affaires. Il assiste au procès dont il dessine de nombreux croquis (scène d’audience, plaidoiries, etc.). L’artiste note dans ses carnets les visages des accusés, les mimiques des jurés, les attitudes des avocats, dans un esprit proche de la caricature.

En 1937, il peint Une pêche au chalut pour l’Exposition universelle de Paris. Pierre de Belay voyage aussi beaucoup en Belgique où il retrouve l’atmosphère changeante et animée des petits bourgs bretons. Il rencontre à Ostende, James Ensor (1860-1949), peintre qui se veut aussi indépendant que lui. C’est à ce moment (1939) qu’il invente le « treillisme » – une technique proche de la gravure (qu’il pratique depuis 1926) –, un entrecroisement de traits qui donne une certaine profondeur à ces œuvres. Il en fait une exposition à Paris en 1943. Peu à peu, il reprend la tradition classique. À partir de 1940 il séjourne dans le midi. En 1947, il retourne à Ostende où il monte une exposition avec James Ensor. C’est là qu’il meurt d’une crise cardiaque.

André Beaucé, un peintre dans la baie d’Audierne.

André Beaucé
André Beaucé, le petit port breton,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33x55cm
Vendu – Sold

André Beaucé (Rennes 1911 – Paris 1974) fut l’élève des Beaux-Arts de Rennes et de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, il devint professeur de dessin jusqu’en 1950. André Beaucé fut l’élève aux ateliers d’André Lhote et de Simon, avec Yves Brayer. Il expose à la Nationale des Beaux-Arts en 1936 et 1945, puis régulièrement à partir de 1950 aux Salons Comparaisons et d’Automne. En 1946, il reçoit le 1er prix de la “Villa Abd El Tif” et obtient une bourse pour partir travailler deux ans en Algérie. Il expose dans les grands salons tant en France qu’à l’étranger où il est sollicité. Il donne de nombreuses conférences sur l’histoire de l’Art dont il est un expert reconnu.


Sa peinture est puissamment expressionniste, dégagée de tout système. On remarque dans les années 50 de vigoureux portraits, sans complaisance, intenses, saisis d’une façon presque caricaturale.
Les tons toujours très montés, y sont opposés avec force dans une composition taillée avec vigueur.
Après les années sombres de la guerre, l’art d’André Beaucé traduit une vision violente d’une certaine réalité toujours brutale et pourtant magnifique.

Il se déplace beaucoup en Bretagne, dans la région d’Audierne notamment, et en Provence. L’expression de son talent reconnaissable à l’utilisation de l’ombre et de la lumière en font un peintre accompli.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.923

Belle-Ile en Art, Belbeoch et Clifford, 1991

La Galerie Brugal ferme à La Baule, et ouvre à Pont l’Abbé!

galerie brugal
Galerie Brugal, au 12 rue Burdeau, 29120 Pont l’Abbé
06 89 15 56 55
sv.brugal@sfr.fr

La Galerie Brugal vient de fermer le 31 mai 2020 son espace à La Baule, où elle était installée depuis le mois d’octobre 2018. Ces mois passés près de la Loire, de la côte sauvage et des marais salants, furent riches en rencontres et nouvelles découvertes. Ce n’est probablement qu’un au-revoir, car tant de choses encore à expérimenter et à savourer.

La Galerie Brugal va à nouveau ouvrir son espace dans la capitale du Pays Bigouden, à Pont l’Abbé, à partir du mois de juillet 2020. C’est un nouveau rendez-vous que la Galerie Brugal propose à tous les amateurs et collectionneurs de peintures des différents courants artistiques bretons. Depuis 2006, la Galerie Brugal est présente tous les étés dans l’une des plus belles régions où tant d’artistes se sont accordés pour apporter le meilleur d’eux-mêmes en hommage à la terre et aux hommes et femmes de ce pays!

La Galerie Brugal mettra en honneur cette année 2020 à Pont l’Abbé, l’une des plus belles collections de lithographies en couleur du grand artiste Henri Rivière (1864-1951). Ses séries aux titres évocateurs, La Féerie des heures, Paysages bretons, Aspects de la Nature, Au vent de noroît, Paysages parisiens, seront présentées à la galerie. Ses magnifiques planches tirées en 12 couleurs, témoignent de sa vision à la fois poétique et synthétique de la nature, nourrie par les paysages urbains de la capitale où il habite et les sites intemporels des côtes bretonnes qu’il arpente à la belle saison.

La Galerie Brugal est spécialisée dans les arts graphiques (peintures, dessins et estampes) des années 1880 à nos jours, et plus particulièrement des oeuvres des écoles bretonnes, mais aussi des céramiques d’artistes du XXème siècle. Expert pour l’oeuvre d’André Dauchez, Stéphane Brugal a rédigé et publié le catalogue raisonné de l’oeuvre gravé de l’artiste, « André Dauchez, 1870-1948, portraitiste de la Cornouaille », en juin 2018.

Expositions : 2020: « Weston & Weston, un duo de l’abastraction lyrique » – Une collection de peintures autour de la pêche à pied au XIXème siècle – 2019: « Gueules de mer » de l’artiste NiboR – 2018: André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille, exposition de peintures, dessins et estampes – 2017: exposition des œuvres contemporaines de Bernard Baumesteir – 2016: Exposition des peintres de la Marine – 2015: « La Bretagne s’Affiche », exposition d’affiches anciennes de collection sur la Bretagne des années 1900 à 1960 – 2013: « Vagues et Déferlantes », exposition des gravures sur bois d’Eric Durant  – 2012: Exposition des oeuvres contemporaines de Jacques Ignazi – 2011: Exposition des monotypes de Michelle Boucard – 2010: « Les côtes de Bretagne », exposition des peintures de Roger Lucien Dufour – « En pays Bigouden », exposition d’oeuvres du peintre André Dauchez – 2009: « Sur les rives du pays Bigouden », exposition des oeuvres de Bruno Marrec, peintre de Concarneau – 2008: exposition des peintures d’Eugène Lambert, peintre de la Mer – 2007: exposition de l’oeuvre gravée du peintre André Dauchez et des oeuvres abstraites de Bruno Sogno, des années 1950 à 1970.

Ernest Guérin, la réussite de l’imagerie bretonne.

ernest guérin sardiniers

Ernest GUERIN (Rennes 1887 – 1952)
Les sardiniers bretons,
Aquarelle, signée et titrée en bas et à droite, 27 x35cm
Vendu-Sold

Ernest Guérin fut élève de Lafont et Ronsin aux Beaux-Arts de Rennes. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français, dont il devint sociétaire et fut membre de la South Wales Society ; il fut également exposant de la Royal Cambrian Academy. Il obtint à l’École des Beaux-Arts en 1905 une médaille de vermeil, en 1906 le prix du Ministre, et en 1907 la médaille d’excellence.

Peintre et enlumineur, interprète des Bretons, de la mer, du Pays et de ses légendes. Anatole Le Braz voyait en lui l’interprète de la Bretagne pénétrée par la poésie de « l’autrefois ».

Artiste original, il pratique avec le même bonheur la gouache, l’aquarelle, l’enluminure et participe à de nombreux Salons. Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son œuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnelles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers de ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l’emprise des croyances religieuses sur le quotidien.
La peinture d’Ernest Guérin est marquée par une influence tardive du mouvement préraphaëlite. Ayant étudié les techniques de l’enluminure médiévale, il s’en est également inspiré dans son œuvre. À la fin de sa vie, son esthétisme se tourne vers une vision plus « taoïste » de l’univers pictural. Les paysages d’Ernest Guérin reflètent un art inspiré des œuvres japonaises et chinoises, mêlant petits personnages et horizons oppressants qui occupent la totalité de la composition.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.536
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997
  • Ernest Guérin, Imagier Breton, musée des Beaux-Arts de Rennes, Ed du Carabe, 2001