Mathurin Méheut, témoin des métiers bretons

C’est en 1944 que paraît le livre  Vieux Métiers bretons  illustré de 350 dessins de Mathurin Méheut (1882-1958), et écrit par Florian Le Roy. C’était un sujet pour lequel Méheut était très engagé, car dès 1913 il annonce lors de sa première exposition à Paris qu’un ouvrage sur les métiers bretons est en préparation. Fils d’artisan, Méheut pressentait l’importance de transcrire ces savoir-faire menacés par l’industrialisation et c’est en véritable ethnologue qu’il agit ainsi en Bretagne notamment.

C’est donc un sujet qui revient sans cesse entre les deux-guerres sous le crayon de l’artiste, travaillant sur ce thème sans relâche et au cours de ses différents voyages à travers la Bretagne.

Mathurin Méheut

Il s’agit ici d’une grande gouache de Mathurin Méheut (48 x 63cm), représentant dans un sous-bois, l’atelier de sabotiers où l’on peut voir les différentes étapes de fabrication et les gestes ancestraux de ces travailleurs du bois, des ces « vieux métiers bretons ». (Vendu-Sold)

Dans cette Bretagne, ses choix vont au pittoresque inhérent à une province où la modernisation est à peine entamée : les pêcheurs au travail, leurs maisons, les artisans, leurs outils et leurs techniques. Très conscient que cette civilisation est appelée à disparaître à plus ou moins brève échéance, il s’est donné pour mission de rassembler sur le vif les modes de la vie quotidienne. La beauté et la diversité des costumes le passionnent particulièrement. Pour les observer, les occasions privilégiées qu’il recherche sont les foires et marchés, les pardons, surtout ceux qui rassemblent les pélerins de diverses régions. Le Folgoët, Locronan, Sainte-Anne-la-Palud le voient souvent revenir. Il peut y saisir l’évolution des costumes traditionnels en se désolant de leur disparition progressive.

Mathurin Méheut, plat aux poissons de 1925

Méheut
Mathurin Méheut, « plat aux poissons », 1925, Henriot Quimper, l.31,5cm
Vendu-Sold

Le grand artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) a aussi produit de splendides pièces en céramique dans les ateliers d’Henriot à Quimper dès les années 1920. Ce splendide plat, de qualité muséale, d’une variante du service de la Mer, provient d’une grande collection bretonne d’avant-guerre. Mesurant 31,5cm de long, ce plat est le témoin incomparable du talent de Mathurin Méheut, talent mis en exergue lors de la rétrospective de l’artiste organisée au Musée de la Marine en 2013.

C’est lors d’une visite aux faïenceries Henriot de Quimper que Méheut rencontre l’un des deux fils de Jules Henriot. Commence alors une longue et fructueuse collaboration de plus de trente ans. Dés 1919, il travaille aux faïenceries. Son but était d’engager Quimper sur une voie nouvelle grâce au renouvellement du décor quimpérois. A partir de 1927, il collabore également avec la Manufacture nationale de Sèvres jusqu’en 1940, et avec Villeroy et Boch en Sarre.

Ouest France. Les écoles bretonnes s’affichent à la galerie Brugal

Jusqu’à la fin du mois d’août, la Galerie Stéphane Brugal, présente une sélection de peintures et dessins des différentes écoles bretonnes sur plus d’un siècle. Professionnel éclairé, le galeriste guide le visiteur parmi les oeuvres de Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Adolphe Marie Beaufrère, Mathurin Méheut, ou André Dauchez. Une peinture de Jules Noël, datée de la fin du XIXe, typique des marines de l’époque, y trouve largement sa place. « Il s’agit d’une pièce exceptionnelle «   , estime Stéphane Brugal. Une pièce de facture impressionniste d’Auguste Anastasi datée de 1869, représente aussi la rivière de Pont-Aven, telle qu’elle coulait, avant la célèbre école de Gauguin.

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Ouest France. Jacques Ignazi et ses visions bretonnes à la galerie Brugal.

Artiste contemporain, né à Paris et formé à l’Ecole nationale des Arts décoratifs, Jacques Ignazi, arrive à la Galerie Brugal de Pont-l’Abbé. Ses oeuvres y côtoient celles des maîtres des écoles bretonnes. Les visions bretonnes de Jacques Ignazi, ne déparent pas à côté de celles de Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Paul Eschbach, Maxime Maufra, Lucien Simon, André Dauchez ou autre grand, comme Mathurin Méheut. « Ses huiles, d’une grande tendresse et d’une vérité profonde, transmettent sa vision d’êtres et de paysages révés d’une Bretagne éternelle « , souligne Stéphane Brugal.

L’artiste a plus particulièrement travaillé ici, en Bigoudènie, d’après les souvenirs de travail des goémoniers de la Pointe de Penmarc’h.

Spécialiste des oeuvres d’André Dauchez, qui vécut de 1870 à 1948, Stéphane Brugal a sélectionné une série de peintures, de dessins et d’eaux-fortes qui exaltent les beautés du Pays bigouden, de ses dunes et bords de mer, jusqu’aux superbes anses de l’Odet. Plus loin, l’original de l’affiche créée par Jean-Julien Le Mordant, en 1912, pour le syndicat d’initiative du Finistère, vaut à elle seule le déplacement.

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Ouest France. Un peintre contemporain à la Galerie Stéphane Brugal.

Peintre contemporain, spécialiste de linogravures, Eric Durant, présente quelques-unes de ses créations, jusqu’à la fin du mois d’août, à la Galerie Stéphane Brugal. Ses vagues, inspirées de celles de l’océan et, «  de son éternel mouvement «  , se multiplient à travers une série de bois gravés. «  D’une grande force, ses linogravures sont magnifiques de beauté et de vérité « , commente Stéphane Brugal. à côté, les paysages colorés de la côte bigoudène que présente Hervé-Louis, voisinent avec les chefs-d’oeuvre de Jean-Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Mathurin Méheut ou André Dauchez, parmi les plus célèbres des artistes reconnus de l’école bretonne.

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