« Au pays des pardons » par Mathurin Méheut.

Nous présentons une rare suite complète en couleur sur papier Arches, des illustrations de Mathurin Méheut pour le livre « Au pays des pardons », d’ Anatole Le Braz, publié en 1937. (Vendu-Sold)

Nous retrouvons dans cette suite l’association d’artistes de talents: le poète Anatole Le Braz, le graveur sur bois Georges Beltrand et l’art de Mathurin Méheut.

au pays des pardons

Cette suite « Au pays des pardons », comprend 53 gravures en couleur, très synthétiques, japonisantes parfois. Elles illustrent très bien toute la ferveur d’une Bretagne, à laquelle Mathurin Méheut a pu assister lors de sa présence lors des différents pardons, tels que la Grande Troménie à Locronan ou le Pardon de la Mer à Sainte-Anne La Palud.

Cornélius, un primitif du XXème siècle

Jean Georges Cornélius
Jean-Georges Cornélius, « 3ème Béatitude – Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés », c.1940
huile sur carton, signée en haut et à droite, 82 x 89cm
Cette oeuvre a figuré à la seule exposition de l’artiste à Rio de Janeiro en 1947
Vendu-Sold

Jean-Georges Cornélius (Strasbourg 1880 – Ploubazlanec 1963).

A Strasbourg, il travailla d’abord dans l’atelier du peintre et aquafortiste, le baron Lothar von Seebach. Puis, il vint à Paris, s’inscrivit à l’Atelier de Gustave Moreau et ensuite à l’Atelier Luc-Olivier Merson. Dès 1903, il commença à exposer, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Il a réalisé une peinture à la fois mystique et allégorique. Il sera profondément marqué par sa conversion au catholicisme en 1931. Il fut également un illustrateur des poèmes de Baudelaire et d’Oscar Wilde

Il proposera une oeuvre singulière, celle d’un primitif du XXème siècle dont le sacré et la Bretagne seront les deux piliers. Sa vie est faite de nombreux séjours à l’étranger (Etats-Unis, Belgique, Brésil) ainsi que d’amitiés fidèles, comme celle qui le lie à Georges Bernanos. Hors des modes et des grands courants artistiques, Cornélius est un peintre unique, peut-être dérangeant, l’un des moins faciles dans sa violente expressivité, dans son contenu affectif et son splendide isolement. On adore ou pas!?

Quarante-huit tableaux et six dessins de Jean-Georges Cornélius ont fait l’objet d’une donation par la fille de l’artiste au Musée eucharistique du Hiéron, en 2007, après une exposition monographique du peintre. Ses œuvres sont en partie exposées dans le musée.

Jean Georges Cornélius

Jean-Georges Cornélius, « Pleurons » ,

huile sur carton, signée en haut et à gauche, 67x88cm

Vendu-Sold

Xavier De Langlais, une âme celtique!

Xavier De Langlais est né à Sarzeau en 1906 (il meurt à Rennes en 1975). Il fut peintre, graveur, illustrateur, écrivain et technicien de la peinture.

Après avoir suivi les cours des Beaux-Arts de Nantes et de Paris, Xavier De Langlais rentre en Bretagne pour toujours. Commence une période de forte activité artistique: des décorations de chapelles (Lannion, La Baule, Etel, Saint-Brieuc, La Richardais près de Dinard: c’est la vogue de l’art sacré); des recherches sur la technique de la peinture (qui donnera lieu à l’édition en 1959 chez Flammarion d’un remarquable écrit: « La technique de la peinture à l’huile, de Van Eyck à nos jours »); une adhésion au mouvement des Seizh Breur (aux côtés de Creston, Malivel et de son ami l’architecte James Bouillé); des illustrations de revues bretonnes; des compositions à l’huile (portraits) et des céramiques…

Xavier de Langlais

« Fillette de Plougastel », huile sur toile, signée et datée « 29-IV-1947 », 40,5×33,5cm,

Vendu-Sold

L’univers de Xavier De Langlais est peuplé de personnages féminins aux traits un peu exotiques et aux yeux songeurs. Mais ses personnages témoignent d’une vie intérieure, d’un hommage à la femme éternelle. Citons Henri Terrière (critique d’art, journaliste à Ouest-France de 1945 à 1979): « Il en réalise la plénitude charnelle, tout en l’idéalisant avec une sorte de respect dans un inaltérable adoucissement de jeunesse et de beauté, en la purifiant par l’évocation lointaine d’un exotisme de rêve ou le nu même semble s’enrober de pudeur » .

André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille bretonne!

La Galerie Stéphane Brugal a développé depuis plusieurs années, une expertise sur l’oeuvre d’André Dauchez (1870-1948), présentant toute l’année un grand choix d’oeuvres de cet artiste: dessins (mine de plomb, lavis d’encre), eaux-fortes et peintures.

La Galerie Stéphane Brugal a proposé à plusieurs reprises des expositions sur les oeuvres d’André Dauchez aussi bien sur Paris que dans sa galerie de Pont l’Abbé.

Une première publication a marqué une autre étape dans cette expertise, dans le numéro trimestriel (été 2015-n°251) de la revue les « Nouvelles de l’Estampe » , revue publiée avec le soutien de la BNF et du Comité National du Livre.

La rédaction et la publication en 2018 du catalogue raisonné de l’oeuvre gravé d’André Dauchez, a abouti à une meilleure connaissance artistique et scientifique du formidable travail d’aquafortiste que celui de cet artiste de la première moitié du XXème siècle.

La galerie Stéphane Brugal, est en recherche permanente d’oeuvres et de documents sur cet artiste, afin de regrouper une information la plus exhaustive possible.

Pour tout contact: Stéphane Brugal, sv.brugal@sfr.fr, 06 89 15 56 55

Pont-Aven ou la jeunesse vu par le peintre russe Korochansky.

Korochansky Michel nous peint une belle huile sur toile d’une jeune femme de Pont-Aven, vers 1890 par ce peintre d’origine « russo-ukrainienne » (Odessa 1866 – Montigny sur Loing1925).

Korochansky

Vendu-Sold

Michel Korochansky fut l’élève à Paris de William Bougereau et Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Il exposait au Salon des Artistes Français, des scènes de villages, de vergers, des bords de mer depuis 1890, dans une gamme assourdie, montrant une grande dextérité dans les passages et les transitions de tons. 

Michel Korochansky est cité au Salon de la Société des Artistes Indépendants de 1901, à la Galerie Cousin à Paris (1908), à la galerie Berne Lecourt à Paris (1910) et au Musée du Luxembourg (1924).