Galerie Brugal et la peinture bretonne

 

Article publié dans Le Télégramme le 25 juillet 2017

 

La galerie Brugal expose des grands maitres de la peinture bretonne jusqu’au 2 septembre. Stéphane Brugal, le galeriste, a notamment ramené un grand tableau de Georges Souillet, mais aussi deux gouaches de Mathurin Méheut.

Comme chaque année depuis douze ans, Stéphane Brugal a réussi à trouver des tableaux de grands maitres de la peinture bretonne de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, pour les exposer dans sa galerie. Connu pour son expertise artistique, le galeriste a ramené d’Espagne un grand tableau de Georges Souillet (1861-1947), un peintre qui a été le premier administrateur du manoir de Kérazan. Georges Souillet y retrace, avec beaucoup de justesse, l’âpreté d’une scène de vie à Loctudy : une douzaine de femmes dockers, pieds nus, transportent sur leur dos des sacs de pommes de terre pour charger les bateaux à destination de l’Angleterre, sous l’oeil vigilant d’un  contre maître.

Deux gouaches de Mathurin Méheut


Une gouache de Jean Julien Le Mordant (1878-1968) La Danse bretonne, avec des danseuses virevoltantes et colorées est également présentée. Elle a servi d’étude pour le décor du plafond de l’opéra de Rennes inauguré le 1e r juin 1914 par le président Poincaré. D’autres tableaux de grands maîtres de cette époque sont également exposés, dont deux gouaches de Mathurin Méheut : La Hêtraie sous la pluie à Sainte-Marine  et  Gros temps à Saint-Guénolé. Un peu plus loin, on trouve aussi un tableau de Lucien Simon qui a notamment été repris pour illustrer  Pêcheurs d’Islande, le roman de Pierre Loti. Au total, 70 oeuvres sont exposées jusqu’au 2 septembre. Avec la possibilité d’écouter Stéphane Brugal apporter avec beaucoup de passion et de précision, les éléments de l’histoire de chaque tableau et de l’artiste qui en est l’auteur.

Pratique
Galerie Brugal, 2, rue Jean-Le-Berre, ouverte du mardi au samedi, de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h et le lundi, de 15 h à 19 h. Tel. 06.89.15.56.55. Site www.brugal-antiquites.com.
Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/galerie-brugal-de-grands-maitres-de-la-peinture-bretonne-25-07-2017-11608194.php#kgZqfHMXSBhrUtSx.99

Salon des Antiquaires de Guérande 2017

Salon d'Antiquaires Guérande

La Galerie Stéphane Brugal sera présente au prochain Salon des Antiquaires de Guérande du 12 au 20 août 2017 . C’est un salon de très belle qualité. Ce salon se situe dans le Collège St Jean Baptiste de Guérande, A côté des remparts mais avec parking privé et gratuit.

Pour toute information, contactez-moi directement au

06 89 15 56 55

Maurice Moy, le breton de Bretagne!

Maurice Moy
Maurice Moy, « marché breton »,
aquarelle et gouache, 15x20cm
Vendu-Sold

Maurice Moy (Rennes 1883 – Paris 1945) est un artiste autodidacte, surtout connu pour ses aquarelles et tempera.

Moy séjourne quelques années en Afrique, dans le sud algérien et en Tunisie. Mobilisé en 1914, il est expédié sur le front dans les tranchées et reçoit à trente et un ans la croix de la Légion d’honneur pour son courage. Entre deux assauts, il dessine des croquis décrivant l’abominable tourmente.

A la fin de la guerre, Maurice Moy revient en Bretagne, parcourant sa province d’origine A la recherche de sujets pour ses oeuvres d’une couleur un peu éteinte. Il peint à la gouache également en mélangeant réalisme et stylisation, en employant une technique cloisonnée et des aplats de couleurs sourdes.
Moy s’intéresse particulièrement aux vieilles rues et maisons de Rennes, ainsi qu’aux personnages du pays bigouden.

Devenu borgne à la suite du geste d’un déséquilibré qui lui tire une balle dans la tête à Lille en 1926, il s’installe à Nantes où il vit jusqu’en 1940.
Cette même année alors que Moy s’est réfugié dans sa cave lors d’un bombardement, sa maison est entièrement détruite et avec elle une grande partie de son oeuvre. C’est alors qu’il s’établit dans l’Allier où il reste jusqu’à sa mort en 1945.
Il a exposé à Paris aux Salons des Artistes Français, dont il fut sociétaire, et des Indépendants à partir de 1922.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, E.Benezit, ed.1999, Tome IX, p.918
La Muse bretonne, collections du musée des beaux-arts de Rennes de 1850 à 1950, catalogue d’exposition, 2000, p.138 et 217

Thoniers en baie de Concarneau, Ernest Vauthrin

Ernest Vauthrin
Ernest Vauthrin, « Thoniers dans la baie de Concarneau »,
huile sur panneau, 16x24cm
Vendu-Sold

« Le peintre du ciel et de la mer » disait de lui Guillaume Jeanneau, critique d’art, en parlant d’Ernest Vauthrin (Rochefort-sur-Mer 1878 – Paris 1949).

Ernest Vauthrin exposa à Paris au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts dont il devint membre en 1906, puis sociétaire et enfin membre du jury. En 1914, il est sollicité par la commission des beaux-arts pour représenter l’art français à  l’exposition de San Francisco. En 1915, il expose à  Bruxelles, puis participe à  de nombreuses expositions en province ainsi que dans les galeries parisiennes, telles que Bernheim, Durand-Ruel…

1950, la Société nationale des Beaux-Arts organise une exposition rétrospective de l’œuvre d’Ernest Vauthrin. 1956, exposition au musée de Boulogne-sur-Mer

Ernest Vauthrin a consacré l’ensemble de son œuvre à  l’univers maritime et il a surtout peint en Bretagne. Sa production est la parfaite illustration de la facture du groupe de Concarneau. Il laisse une grand part au ciel, travaillant à  la manière des impressionnistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.75

Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

Concarneau soleil couchant par Paul Eschbach, 1920-1930.

Paul Eschbach Concarneau thoniers
Paul André Eschbach, thoniers en baie de Concarneau,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38x46cm
Vendu-Sold

« Soleil couchant à Concarneau » par Paul-André Eschbach (1881-1961), l’un des membres du Groupe de Concarneau des années 1920-1930.

Paul-André Eschbach entre à l’âge de 16 ans à l’école des beaux-arts de Lille, où il rencontre Pharaon de Winter (1849-1924) qui l’oriente vers la peinture anecdotique. En 1900, il quitte Lille pour Paris, où il suit les cours de l’école des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean-Paul Laurens, et ceux de l’Académie Julian.

En 1901, il fait son premier envoi au Salon des Artistes Français. La toile a pour sujet un portrait d’homme et pendant plus de vingt ans il peindra des portraits et des scènes de genre. En 1907, il obtient une médaille de troisième classe au Salon de Paris, dont il devint sociétaire. A partir de 1912, il enseigne à l’Académie Julian. De plus en plus attiré par le pleinarisme, suite à ses voyages en Italie, Paul Eschbach commence à composer de petites marines. A partir de 1920, il se rend alors en Normandie et surtout en Bretagne, fréquentant principalement Concarneau, dont il devint un membre actif de « l’Union artistique des amis de Concarneau » avec Henri Barnoin, et Lucien-Victor Delpy.

A Concarneau « il retrouvera cette palette claire et nacrée, cette rigueur sous l’apparence de la désinvolture, qu’apprécieront les amateurs de scènes de la vie quotidienne dans les petits ports armoricains« . Très bon dessinateur et excellent coloriste, Eschbach a su peindre la Bretagne, et Concarneau, avec une grande personnalité. Il n’aura cesse de peindre les bateaux de pêche entrant et sortant de la rade de Concarneau. Il se fait une spécialité de peindre à contre-jour, rendant par des contrastes saisissants, la puissance des éléments.

Bibliographie:

Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch

Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, J.N. Marchand

La route des peintres en Cornouaille, Quimper