Lucien Simon, les sardinières du pays Bigouden.

Lucien Simon peintre breton
Lucien SIMON, à la conserverie en Pays Bigouden, c. 1905,
Gouache, signée en bas et à gauche, 22,5cm x 34cm
Vendu-Sold

Lucien Simon découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

L’un des tableaux qui assurèrent sa réputation, Procession à Penmarc’h, acquis par l’État au Salon de la société nationale des beaux-arts (récemment créé par un groupe de peintres désireux de s’affranchir de l’académisme de règle au Salon des artistes français et que Lucien Simon avait rejoint rapidement), n’a cessé de figurer depuis au musée du Luxembourg puis au musée d’Orsay.

Peu de peintres, pourtant si nombreux sur les quais des ports de pêche Cornouaillais, se sont intéressés au pénible travail des femmes dans les sardineries. Lucien Simon est l’un des tous premiers, avec le peintre danois Peter Kroyer, a abordé ce thème. Les coiffes représentées, les « penn sardin » des ouvrières des sardineries, sont aussi bien de l’Ile-Tudy et de Kérity, que de ports comme Saint-Guénolé, Douarnenez, Concarneau ou Camaret.

Une version à la gouache de l’intérieur d’une sardinerie est actuellement au Musée des Beaux-Arts de Dijon ; il s’agit d’une étude du tableau de 1911 du musée de Bucarest, où les femmes sont coiffées de la coiffe « penn sardin », et intitulé « La sardinerie, Camaret ».

Notre version, qu’André Cariou cite dans son ouvrage de 2002 comme « non localisée », est plus ancienne d’après la coiffe bigoudène, où l’on voit en gros plan une femme verser des sardines sur une table sous le regard de jeunes Bigoudènes qui attendent.

Lucien Simon a consacré beaucoup de temps à éveiller et encourager le talent de jeunes artistes par son enseignement. Il exerça à l’académie de la Grande Chaumière à partir de 1903 et à l’École supérieure des beaux-arts de Paris où il fut nommé professeur de peinture en 1923.

Très éloigné des peintres officiels de son époque (dits « pompiers ») et ami de nombreux artistes de talent de sa génération tels Charles Cottet, Émile-René Ménard, George Desvallières, Maurice Denis, René-Xavier Prinet, son beau-frère André Dauchez, etc., il ne s’est jamais rallié aux modes ni aux théories des mouvements artistiques qui se sont succédé dans cette longue période.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Brême – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Detroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

André Dauchez à l’honneur à la galerie Brugal!

À l’occasion de la présentation du catalogue raisonné de l’oeuvre gravée d’André Dauchez (1870-1948), le peintre du début du XXe siècle, que les spécialistes qualifient de « portraitiste de la Cornouaille », Stéphane Brugal réserve quelques jours d’exposition au peintre, jusqu’au samedi 18 août.

« Fidèle à la Cornouaille, André Dauchez, qui se fit construire une maison, face à la mer, à Loctudy, sut transcrire les charmes autant que la rudesse et la force qui émane de la contrée du sud Bretagne », résume Stéphane Brugal.

Stéphane Brugal, qu’entourent des huiles, aquarelles dessins et estampes d’André Dauchez.

Article paru dans le OUEST FRANCE du 13 août 2018

Suite de l’article: https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/andre-dauchez-l-honneur-la-galerie-brugal-5923192

Hommage à André Dauchez à la galerie Brugal.

La galerie Brugal expose, du 10 au 18 août 2018, une grande sélection de dessins, d’estampes, d’aquarelles et de peintures d’André Dauchez, artiste peintre, graveur, aquafortiste, dessinateur et illustrateur, à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans de sa disparition. Stéphane Brugal, galeriste, s’est pris d’une réelle passion pour cet artiste et vient de sortir un catalogue intitulé « André Dauchez, 1870-1948, Portraitiste de la Cornouaille ».
Ce catalogue est en vente à la galerie, dédicacé par l’auteur. Il reprend de façon exhaustive la totalité des gravures réalisées par l’artiste. « André Dauchez avait un coup de crayon exceptionnel et c’est un graveur et dessinateur hors pair. Je suis tombé en admiration devant ses paysages qui nous parlent, sont intemporels. La puissance du trait et la force de la composition révèlent la beauté de la Cornouaille. Durant plus d’un demi-siècle, à partir de 1893, il a trouvé une source inépuisable d’inspiration dans les paysages du littoral cornouaillais : landes, dunes, maisons de pêcheurs, rias et anses bordées de pins, bords de côtes… », énumère Stéphane Brugal.

Le public pourra encore admirer d’autres œuvres de l’artiste, sur le thème de la campagne bretonne, lors de l’exposition organisée par l’association des amis d’André Dauchez, à la chapelle Croaziou, à Loctudy, du 19 au 26 août, de 14 h à 18 h.

Pratique

Galerie Brugal 12, rue Burdeau. Exposition « André Dauchez, 1870-1948, Portraitiste de la Cornouaille » du 10 au 18 août. Entrée libre. Ouvert du mardi au samedi, de 10 h à 12 h 30, et de 15 h à 19 h (fermée le 15 août).

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/galerie-brugal-hommage-a-andre-dauchez-06-08-2018-12046083.php#xhX7U7ek48P7vzlL.99

Un siècle de peinture bretonne à la galerie Brugal.

Spécialisé dans la peinture bretonne, Stéphane Brugal reste fidèle aux étés de Pont-l’Abbé depuis 12 ans. Cette année, il se focalise sur André Dauchez. « Je souhaite ainsi commémorer le 70e anniversaire de sa mort, lui qui vécut de 1870 à 1948 », commente Stéphane Brugal.

André Dauchez, le portraitiste de la Cornouaille, apprit à aimer la mer avec son père. Il hérita de cet amour et adulte, navigua sur ses propres voiliers sur les côtes du Finistère, au départ de Bénodet, puis de Loctudy. Il y fit du reste, construire une propriété sur la Palue du Cosquer entre 1903 et 1905. Le second conflit mondial l’y surprit et l’obligea à se replier momentanément sur Quimper. Des sentiments qui s’expriment sur nombre de ses peintures et dessins.

La galerie Brugal est ouverte du mardi au samedi, jusqu’au 15 septembre 2018.

Suite de l’article sur Ouest France du 25 juillet 2018

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/un-siecle-de-peinture-bretonne-la-galerie-brugal-5898722

Lucien Simon, peintre témoin de la vie en pays Bigouden.

Simon Lucien assemblée de prêtres
Lucien Simon, Lors du pardon de Notre-Dame de Penhors, c.1920,
huile sur toile, 73cm x 100cm
Vendu-Sold

Simon Lucien découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Lucien Simon fait partie de ces artistes fin XIXe, début XXe siècle, reconnus en leur temps comme participant de la créativité de l’époque, puis oubliés dans l’effervescence des successions de mouvements avant-gardistes que l’Histoire de l’Art retient généralement de cette période.

Cependant, avec une maîtrise rigoureuse de peintre et de grand dessinateur, une palette de plus en plus lumineuse et colorée, l’œuvre de Lucien Simon intéresse aujourd’hui de nouveau un public ouvert et amateur comme elle séduit depuis longtemps des connaisseurs avertis.

A l’Académie Julian, il fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Georges Rohner, Renée Bernard.

L’artiste participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris.

L’un des tableaux qui assurèrent sa réputation, Procession à Penmarc’h, acquis par l’État au Salon de la société nationale des beaux-arts (récemment créé par un groupe de peintres désireux de s’affranchir de l’académisme de règle au Salon des artistes français et que Lucien Simon avait rejoint rapidement), n’a cessé de figurer depuis au musée du Luxembourg puis au musée d’Orsay.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Brême – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Detroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Simon Lucien, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper