Raoul André Ulmann (1867-1941), paysage côtier, 1910, huile sur toile signée et datée en bas et à gauche, 74 x 100cm Disponible – Available
Élève de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury, Raoul André Ulmann peint des marines bretonnes, hollandaises et des vues de Paris. À partir de 1907, il expose des paysages à la Société nationale des beaux-arts. Il expose également avec la Société nouvelle de Paris, rebaptisée par la suite Société des peintres et sculpteurs, présidée par Auguste Rodin, lors de salons à Paris et aux États-Unis (notamment à Buffalo en novembre-décembre 1912).
De son vivant, l’État français fait l’acquisition de plusieurs œuvres de Raoul André Ulmann, qui sont notamment affectées au musée du Luxembourg, au musée Bonnat de Bayonne, à la Chambre de députés, ou encore au palais de l’Élysée.
Tristesse sur la mer est reproduite dans L’Estampe moderne en 1898.
L’artiste reçoit le prix Puvis de Chavannes en 1931.
Le musée d’Orsay conserve plusieurs de ses œuvres, et le musée des Beaux-Arts de Quimper en conserve une « Marine bretonne ».
Bibliographie:
–Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIII
Charles-Jean Hallo, dit ALO (1882-1969) Concarneau, 1913 affiche lithographiée Imprimerie G. de Malherbe, Paris. 104,5 x 74cm Vendu – Sold
Alo est un peintre, dessinateur, illustrateur, graveur et photographe français. Il suit les cours à l’École des beaux-arts de Dijon. Il termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris où il suit les cours de Charles Cottet et de Jacques-Émile Blanche, puis se spécialise dans la gravure à l’eau-forte. Dès 1907, il expose au salon annuel de la Société nationale des beaux-arts.
En 1920, il s’installe à Senlis, d’où sa femme est originaire, dans une maison qu’il équipe d’un vaste atelier. S’impliquant dans la vie de la cité, il se fait élire au conseil municipal, crée le jardin de l’évêché, fonde en 1934 le musée de la Vénerie dont il est le conservateur. Les vacances passées en Bretagne lui fourniront l’inspiration pour de nombreuses compositions.
Ses thèmes de prédilection sont constitués de paysages (sites touristiques) et d’animaux (scènes de vénerie) mais son implication dans l’aviation l’a conduit à produire aussi des gouaches publicitaires représentant des avions publiées dans L’Aérophile.
Il est surtout connu en tant qu’auteur de nombreuses affiches touristiques pour le compte de plusieurs sociétés de chemin de fer privées (PO, PLM, compagnies du Nord, de l’Est, Réseau de l’État) mais a aussi réalisé les illustrations d’autres documents publicitaires. Sa signature y est caractéristique : ALO.
Cette rare affiche est l’une des premières qu’il réalise sur la Bretagne. On y retrouve l’influence de son maître, Charles Cottet, et des réminiscences du célèbre tableau « Rayons du soir » de Cottet, conservé au musée d’Orsay à Paris. Il réalisera par la suite de nombreuses affiches touristiques sur le Finistère et le Morbihan notamnent : Côte sud de la Bretagne. Le Faouët (Morbihan), La chapelle Saint-Fiacre, mais aussi Camaret, Ile Tudy, Concarneau, Penmarc’h….
Bibliographie :
Affiches touristiques, de Georges Hallo et Claude Finon, préface biographique de Florence Camard, Is-sur-Tille, Éditions Clouet, 2002
Paul Abram (1854-1925), Les lavandières, Douarnenez, 1916, huile sur toile, signée et datée 1916 en bas et à droite, 62 x 81cm Vendu -sold
Paul Abram est né à Vesoul en 1854 et meurt à Douarnenez en 1925; il fut unpeintre de figures, de portraits et de paysages.
Dès 1876, Paul Abram est l’élève de Jean Gigoux et de Jean-Léon Gérôme à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a figuré au Salon des Artistes Français et à diverses expositions depuis 1882.
Il travaille en Bretagne dès 1880, notamment à Pont-Aven et surtout à Douarnenez où il s’installe en 1887 et où il est professeur de dessin. Son œuvre est surtout consacrée aux portraits qu’il aborde avec toutes les techniques, notamment fusain et pastel. Il s’y montre attentif à la description des costumes, ceux de Ploaré particulièrement ou ceux des pêcheurs.
Douarnenez est l’un des centres picturaux nés à partir des années 1860 continuent à attirer et il est surnommé le « Barbizon breton ». Jules Breton n’y vit plus mais beaucoup d’artistes y passent en voisins (Henri Moret, Maxime Maufra ou Ernest de Chamaillard) ; Paul Abram et Maurice Le Scouëzec s’y fixent, ainsi que Louis-Marie Désiré-Lucas. En 1913, Henry Cheffer y fait construire son atelier face à la mer et revient tous les ans enquêter sur les intérieurs marins et paysans. Dans la seconde moitié du siècle, c’est le poète Georges Perros qui s’installe à Douarnenez et le peintre René Quéré y peint à demeure. En 1929, deux artistes viennent y travailler de concert, le Quimpérois Max Jacob et l’Anglais Christopher Wood. En s’inspirant de cartes postales de processions et de danses, le premier peaufine sa technique en mêlant gouache et pastel et soigne les détails.
Parmi les œuvres de Paul Abram, on peut citer: Portrait (Salon de 1882), Fileuse à Pont Aven, Portrait d’Auguste Vitu, 1883, La Fontaine de Saint-Pierre-le-Pauvre, Vieux marin breton, 1890, L’Homme à la hache, 1912.
Musées: Brest, Rochefort, Quimper.
Bibliographie :
– Dictionnaire de peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.35
– Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest France, 2004
– La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Quimper
– Douarnenez, au bonheur des peintres , Henri Belbeoch
Pierre De Belay, « Quais animés à Douarnenez », 1925, huile sur panneau, signée et datée en bas et à droite, Vendu-Sold
Pierre De Belay est né à Quimper dans une famille d’artistes. Son père négociant en vins, artiste amateur qui peint beaucoup de paysages des bords de l’Odet ou l’activité du port de Quimper, ne s’oppose pas aux ambitions de son fils. Les seuls conseils qu’il accepte sont ceux de son père. En 1903, Pierre de Belay peint déjà de nombreux portraits de notables Quimpérois. Il est repéré par Max Jacob, poète quimpérois et grand ami de la famille. Déjà, Max Jacob lui prédit qu’il deviendrait un artiste célèbre. Il étudie sans maître, travaille quinze heures par jour, fait des croquis de pêcheurs au port, note les épisodes de la vie quotidienne des marins. Max Jacob lui enseigne à diriger, à contrôler sa nature, mais à ne pas lui désobéir. « Le dessin, lui répétait-il, commence non pas avec la copie des formes naturelles, mais avec l’interprétation de ces formes en vue de la création. Il n’y a pas création là où il n’y a que copie servile ». Il rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés. Entre 1920 et 1928, Pierre De Belay exposa au Salon d’Automne; de 1926 à 1945, au Salon des Indépendants; et de 1927 à 1935, au Salon des Tuileries. On peut diviser son oeuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses oeuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’oeuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Il changea radicalement sa manière vers 1937. Sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».
Bibliographie:
Pierre De Belay, André Cariou, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1988
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33
La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997
Emile Simon, le pardon de Tronoën, c.1930, huile sur panneau, 55cm x 48cm Vendu-Sold
Dans cette oeuvre, Emile Simon (Rennes 1890 – Squividan 1976) met toute sa force d’observation pour rendre la juste atmosphère d’un jour de pardon à la chapelle de Tronoën, en pays Bigouden.
Emile Simon fut professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Nantes après avoir suivi les cours de l’atelier de Cormon à Paris. Il prend pour sujet des paysages urbains nantais comme Le Port de Nantes ou Rue de la Miséricorde, où il habite.
Peintre de paysages, il exposait régulièrement au Salon des Artistes Français, dont il reçut en 1931 une mention honorable, en 1934 une médaille d’argent, et en 1935 une médaille d’or; il était sociétaire hors-concours.
Prix de Rome en 1912, considéré comme peintre néo impressionniste et véritable ethnologue de la Cornouaille qu’il parcourut de 1925 à 1976, il fut le peintre de cette Bretagne de l’entre-deux guerres, notamment dans la région du Cap Sizun et du Pays Bigouden (Douarnenez, Camaret, Locronan, Pont-Croix, Audierne, Penmarc’h, Saint-Guénolé…).
En 1943, il s’installe au manoir du Squividan à Clohars-Fouesnant (Finistère) avec l’artiste-peintre Madeleine Fié-Fieux et son mari. Après la guerre, Emile Simon doit retourner à Nantes comme directeur de l’école des beaux-arts. Il n’y reste qu’un an, et en 1947 s’installe définitivement au manoir de Squividan
Bibliographie: – Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.821 – La Route des Peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997 – Bretagne Eternelle avec Emile Simon, M. Lemaitre, Ed des Sept Vents