Albert Lebourg, la nature nous parle!

Albert Lebourg (1849-1928), artiste de l’école de Rouen, fut un exalté, un contemplatif et sut traduire toutes les richesses de la nature qui nous parle au quotidien.

Après des études à l’école des beaux-arts de Rouen, Albert Lebourg enseigne le dessin à Alger de 1872 à 1877, où il rencontre le coloriste lyonnais Jean Seignemartin (1848-1875). Sous son influence, Lebourg éclaircit sa palette et réalise une série de tableaux d’après le même sujet.

À son retour en métropole, il expose Une Femme lisant au Salon de Paris en 1878. Lors de la quatrième exposition impressionniste de 1879, il présente dix tableaux et dix fusains inspirés de l’Algérie et de la Normandie, dont L’Amirauté à Alger. Il s’installe à Paris dans le quartier des Gobelins et fréquente en 1878, 1879 l’atelier de Jean-Paul Laurens pendant deux ans dans le but de préparer le concours de professeur de dessin de la Ville de Paris. Mais il renonce à ce projet puis expose à nouveau avec les impressionnistes en 1880 lors de leur cinquième manifestation.

Toute l’existence de Albert Lebourg est dans ces vagabondages suivis de continuels retours, le sac au dos et la boîte de couleurs à la main. Il n’a pas d’autre jouissance, d’autre loi que de peindre et, rivé aujourd’hui à son fauteuil par les infirmités contractées dans les hasards de cette carrière où l’artiste est exposé à toutes les intempéries, Albert Lebourg, au bord de sa fenêtre, compose encore de tête des tableaux avec les éléments bornés de son horizon limité, mais dont les accords se modifient avec les divers effets du jour.

Dans cette étude de ciel, quelle meilleure technique que l’aquarelle pour nous rendre une fois de plus toute la magie du changement incessant des cieux. Albert Lebourg nous exhorte à regarder autour de nous, à jouir du ciel, du soleil, à admirer chaque jour le miracle renouvelé de la nature.

Albert Lebourg

Etude de ciel, aquarelle, signée du cachet d’atelier en bas et à droite, 19,5x30cm

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Réalité Poétique, un monde de lumière et de bonheur!

« Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch, les peintres de  » la Réalité poétique «  n’ont pas cessé de travailler dans l’indépendance morale, dans la modestie, dans le respect des traditions les plus authentiques. Soucieux de dépasser les intensités du Fauvisme et la rigueur des Cubistes, ils ont su créer chacun, dès leurs débuts, un monde d’une rare plénitude. Les huit créateurs de  » la Réalité poétique  » ont réagi contre les même mots d’ordre et défendu, chacun à sa manière, dans la confusion du présent, un certain idéal, une certaine tradition. Ennemis des faiseurs d’abstraction et des théoriciens, obsédés par la lumière, les peintres de  » la Réalité poétique  » ont tendu leur vie durant à la sincérité. Toujours, ils se sont efforcés d’être eux-mêmes, faisant leur le précepte de Corot :  » Il vaut mieux n’être rien que l’écho d’un autre artiste « . Ainsi, en suivant leur sentiment, et en visant à la vérité, ils ont du même coup atteint à la poésie. »

extraits de l’article de François Daulte paru dans le  » Journal de Genève  » et la  » Gazette de Lausanne  » en mai 1994.

Roger Limouse
L’éventail, par Roger Limouse, huile sur toile, 92x73cm,

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 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire.  »

Roger Limouse

Peintre de la Marine, le Havrais Eugène Hiéblot.

Originaire du Havre, Eugène Hiéblot (1886-1953) fut l’un des grands portraitiste de navires, peintre de la marine et de la mer. Il a effectué de nombreuses commandes pour la Compagnie Générale Transatlantique de 1908 à 1935.

Eugène Hiéblot

Cette huile sur toile, datée 1923, représente le paquebot « Pellerin de la Touche », construit au chantier de San Rocco à Trieste (Italie) en 1913. Prise de guerre, il navigua de 1923 à 1936 sous le pavillon de la Compagnie Générale Transatlantique.

Moogli par le grand peintre animalier Deluermoz

Retrouvons ici dans ce dessin sur le thème de Moogli, le grand talent du peintre animalier Henri Deluermoz (Paris 1876-1943).

Henri Deluermoz

Il s’agit d’un dessin de la fin des années 1920, représentant la louve allaitant ses petits et Moogli, dessin préparatoire pour l’illustration du livre de R.Kipling, « Le Livre de la Jungle », paru en 1930 aux éditions Mornay. Signé du monogramme  d’Henri Deluermoz en bas et à droite, 27x35cm. (Vendu-Sold)

L’un des meilleurs peintre animalier de son temps, Henri Deluermoz a peint et gravé des fauves, des chevaux, mais aussi des figures de cavaliers et des scènes de guerre. A travers ses illustrations, il a particulièrement bien su faire passer l’atmosphère et l’esprit des livres tels que le Livre de la Jungle, les Histoires de bêtes de Pergaud (Ed. Delagrave, 1930), Les Bestiaires de Montherlant (Ed. Bibliophiles Franco-suisses, 1932).

Avec un dessin large et puissant, Henri Deluermoz saisit les moments marquants de ses modèles sauvages.

Lacoste Charles, Entre symbolisme et naturalisme

Charles Lacoste (1870-1959) nous présente ici une peinture double face, d’un bouquet de fleurs et d’un paysage d’Auch (1891-1892).

Rare oeuvre aux accents Nabis, des années où il se retrouve au service militaire à Auch (1890-1893), peinture aux coloris discrets et à l’atmosphère ouatée. Dimensions: 31,8×40,3cm. (Vendu-Sold)

Charles Lacoste

Un temps proche du courant artistique des Nabis, c’est au mouvement du symbolisme que l’on rattache souvent l’artiste, fréquentant les cercles littéraires de ce mouvement au début du XXème siècle.

Fils d’un comptable bordelais et d’une mère créole, il rencontre dès le lycée le futur poète Francis Jammes et Gabriel Frizeau grand collectionneur de Odilon Redon, Eugène Carrière, Monticelli, mais aussi de Paul Gauguin. Sa formation est celle d’un autodidacte, de 1894 à 1897 il fait plusieurs rencontres importantes : André Gide, Arthur Fontaine, les frères Rouart et le compositeur Henri Duparc.

De fréquents séjours à Londres marqueront sa vision de la nature d’une mélancolie brumeuse. Refusé à la Société des amis des Arts de Bordeaux, il apparaît en public en 1898 au Salon de La Plume, revue qui vient de publier son article « La Simplicité en peinture » puis expose en octobre au Salon des Cent. Il s’installe à Paris et de 1901 à 1914 il expose aux Indépendants. Membre fondateur du Salon d’automne, il expose également au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1907 et Salon de la Toison d’Or de Moscou en 19083.

Par un procédé de simplification et une sorte de naïveté voulue, Lacoste, fidèle à la tendance idéaliste, trouve des sujets d’émerveillement ou de rêverie parfois inquiétante dans les atmosphères brumeuses et hivernales qui permettent à l’artiste de simplifier les formes réduites à des formes indécises et de transfigurer la réalité quotidienne.