Louis-Marie Désiré-Lucas et Florence en Italie!

Florence
Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949), « Le Ponte Vecchio par temps gris, Florence », 1935,
huile sur toile, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen, Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Au début des années 1920, Désiré-Lucas décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, Désiré-Lucas effectue deux voyages en Italie. Après un long périple, leur premier séjour, en 1934, les conduit à Florence. L’année suivante, ils y resteront un mois.

Citons Désiré-Lucas: « Maintenant, Florence me prend tout entier. Je travaille avec joie… Je ne voudrais plus partir ».

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006

Jules Alfred Hervé-Mathé, peintre de la mer.

Jules Alfred Hervé-Mathé
Jules Alfred Hervé-Mathé, La Rochelle, 1921,
huile sur toile, 27cm x 34,5cm
Vendu-Sold

Jules Alfred Hervé-Mathé (Saint-Calais 1868 – Le Mans 1953) fut élève de J.P.Laurens, B.Constant, Baschet et A.Maignan. Il fut sociétaire à Paris, du Salon des Artistes Français dès 1909. Fondateur de l’Ecole spéciale d’art décoratif à Epinal, proche de Gallé et Majorelle, il dirigea ensuite l’École d’Art appliqué du Mans pendant trente-cinq ans. En 1914, il est mobilisé comme dessinateur sur le front, il dessine sous les obus de nombreuses scènes de guerre (conservées au musée de l’Armée).

Après la guerre, Jules Alfred Hervé-Mathé intensifie sa production de paysages et de marines. Il tombe amoureux des côtes bretonnes, exécutant des marines, des portraits des pêcheurs, montrant l’animation des ports de Cornouaille, peignant dans une palette équilibrée.

Après la guerre de 1914-1918, il séjourne très régulièrement en Bretagne (Cotes du Nord et Finistère) et peint des paysages marins et des portraits de pêcheur. Il séjourne en 1920 à l’Ile-de-Bréhat. En 1922, il séjourne à Perros-Guirec et Ploumanac’h, et il se rend tous les ans en Bretagne. A partir de 1925, il va fréquenter Concarneau pendant quatre ans. En 1927, il va peindre la vie des pêcheurs à Audierne. En 1930, il séjourne à Douarnenez et Tréboul, puis à Camaret l’année suivante. Il ne pourra plus revenir en Bretagne du fait de la guerre.

Les oeuvres d’Hervé-Mathé sont présentes dans les musées: Annecy, Brest, Epinal, Langres, Laval, Le Mans, Paris, Sablé, Saint Brieuc, Washington.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.956
–La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper
–Dictionnaire des peintres de la mer et de la marine, Marchand, 1997

Moreno Pincas, conversation.

Moreno Pincas (Bulgarie 1936) est un peintre de compositions à personnages, graveur, dessinateur, de tendance Expressionniste.

Arrivé en 1949 en Israël, de 1958 à 1960 il fut élève de l’Avni Art Institut de Tel-Aviv. 1960, Premier Prix de la Biennale des Jeunes Peintres au Museum of Modern Art de Haïfa et une bourse de l’America Israël Cultural Foundation pour des études à l’école des Beaux-Arts de Paris.
Moreno Pincas participe à de nombreuses expositions collectives: 1961 Biennale de Paris et Salon de la Jeune Peinture; 1969 Salon d’Automne; 1971 Salon de Mai; 1978 Salon Comparaisons; Nombreuses expositions personnelles depuis 1960 à Tel-Aviv, Paris, Buenos Aires, Italie, Anvers, Copenhague.
Qu’il peigne des musiciens, des femmes nues sur la plage, des commères devant l’étal du boucher, une fête de famille dans un restaurant, des couturières, la presse devant un buffet de cocktail: il a rarement le regard tendre. Il utilise des perspectives renversées, des sortes de cadrages cinématographiques, en plongées ou contre-plongées, qui déstabilisent notre perception de la scène, soit du dessus d’un regard qui écrase, soit ridiculement du dessous en espionnant par les pieds.
Le dessin est primordial, le trait est son scalpel de chirurgien de l’inavouable, des jalousies, des tares, des vices cachés. C’est une peinture qui appartient de plein droit au courant permanent de l’expressionnisme d’Europe Centrale, on pense à Georges Grosz, à Otto Dix, à Soutine, à Pascin aussi.

PINCAS Moreno aquarelle 21.5x27

Moreno Pincas, conversation,  dessin et aquarelle, 21,5cm x 27cm

Vendu-Sold

Bibliographie :
–Dictionnaire de peintres , Benezit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.944
– Catalogue de l’exposition, Gaeriel Granoff, Paris, 1989
–Moreno Pincas  , Gérard Xuriguéra, Ramsay, Paris, 1991

Clément Serveau, intime.

Clément Serveau
Clément Serveau, l’heure du thé, c.1930,
huile sur toile, signée et cachet de l’UAF, 50cm x 61cm
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Clément Serveau, pseudonyme de Serveau Clément (1886-1972), fut élève de l’école des Arts Décoratifs de Paris et de Luc-Olivier Merson à l’école des Beaux-Arts, où il obtint le Prix Chenavard. Il débuta en 1905 au Salon des Artistes Indépendants, puis au Salon des Artistes Français, enfin aux Salons d’Automne et des Tuileries. En 1935, il fut chargé d’organiser au Petit Palais l’exposition d’un groupe des Artistes de ce temps.
Clément Serveau fut peinte décorateur, composant de grandes fresques murales (il dirige en 1913, l’Atelier de Fresque à l’école des beaux-arts de Paris); il fut illustrateur et graveur. Il grava notamment de nombreux billets pour la Banque de France, mais aussi à l’étranger.

Ami de Marcoussis, il fut sensible à certains aspects du cubisme; mise en page serrée, construction de l’espace par “écrans” superposés, géométrisation de la forme, qui marquèrent sa propre écriture plastique de 1930 à 1950. Ensuite, il adhéra à l’abstraction. Dans ses périodes successives, il préserva un sens personnel de la mesure, de l’harmonie.

Après un voyage en Grèce en 1934, il s’adonne au post-cubisme. Il participe à de nombreuses expositions comme à Langres en 1935 aux côtés des peintres naturalistes franc-comtois Robert Fernier et Georges Fréset, ou au Salon des artistes français à Paris. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1936. Il réalise aussi un grand nombre de fresques dont une de six mètres sur trois au lycée de Meaux, où il a été élève. Il dirige l’École de fresques de l’École nationale supérieure des beaux-arts, décore le pavillon du tourisme à l’Exposition universelle de 1937. Il participe à de nombreuses expositions d’art français (Suède, Londres, États-Unis, Canada…) où chaque fois il réalise et vend des œuvres.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Le Havre – Langres – Lille – Paris (Musée National d’Art Moderne) – Rouen.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.700

Nadine Landowski, une oeuvre religieuse.

Nadine Landowski (1908-1943) est issue d’une famille d’artiste, son père fut le célèbre sculpteur Paul Landowski. Nadine Landowski suivit les cours de la Sorbonne, où elle obtint une licence de philosophie, tout en étant peintre.

Elle participa à de nombreux Salons parisiens. Elle fit des décors de théâtre et de ballets pour l’Opéra de Paris. Elle peignit des paysages de Provence et du village de Brusc.

La dernière oeuvre connue de Nadine Landowski est une fresque demandé par les Pères missionnaires de Croix Valmer.

Nadine Landwoski

Nadine Landowski, le miracle du paralytique, c.1940,

technique mixte sur papier, 250 x 150cm

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Cette oeuvre représente l’une des fresques que l’artiste effectuera entre 1942 et 1943, dans l’église Saint-Pierre du Brusc, près de Toulon. Au total ce sont 5 fresques exécutées pour le choeur de l’église. Le bas relief de l’autel sera réalisé par Paul Landowski, le chemin de croix et les vitraux par Françoise Landowski.

Les oeuvres de l’église du Brusc ont été faites selon la technique ancienne de la fresque, c’est à dire peintes avec des poudres de couleur, broyées à l’eau et posées sur ciment frais.

Nadine Landowski

L’ensemble pictural, réalisé par Nadine Landowsky, a été classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, il représente la vie de Saint Pierre. Une oeuvre collective puisque les habitants du village ont servi de modèles. Certains se reconnaissent encore! Chacune des cinq fresques représente un moment de la vie de Saint Pierre : sa vocation, la guérison d’un paralysé, la crucifixion de Pierre, la remise des clés et enfin la pêche miraculeuse.