Daniel Lartigue, le beau paysage de Bandol!

Daniel Lartigue Provence automne
Daniel Lartigue, Amandiers en fleurs, 1952,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, située Bandol
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Autodidacte, Daniel Lartigue (1921-2017) est né dans une famille d’artiste. Il commence jeune son apprentissage et notamment auprès de son père Jacques-Henri Lartigue, qui fut peintre bien avant d’être reconnu comme un grand photographe. Tout jeune garçon, il part même rencontrer le peintre Bonnard au Cannet, mais peu de mots échangés mais des images du maître au travail!  Ses premiers tableaux, des bouquets de fleurs, des intérieurs, des paysages où la touche et l’harmonie colorée de Pierre Bonnard est évidente. Son installation à Paris, après-guerre, traduira un changement radical de sa plastique. Paris est alors dans une atmosphère oppressante, le noir et le fris dominent. L’artiste peint alors des scènes liées au courant misérabiliste. Supportant assez mal cette ambiance, il retournera dans le Midi, où il fréquente avec joie Saint-Tropez dans les années 1950. C’est là qu’il a définitivement trouver sa joie de vivre, une existence claire et sereine. Il participe aux salons parisiens: de la Jeune Peinture, des Moins de Trente Ans, des Indépendants, de Mai, des Peintres Témoins de leur Temps, de l’Ecole de Paris.

Daniel Lartigue montre ses oeuvres dans de nombreuses expositions personnelles à Monte-Carlo, Cannes, Dublin, Bruxelles, Montréal…

Daniel Lartigue fut influencé à ses débuts par les fauves et les impressionnistes. Très marqué par la lumière et le bonheur de vivre dans le Midi, sa peinture s’accommode avec humour d’une certaine innocence.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999, Tome VIII, p.296

André Wilder, la poésie des ports: Rotterdam!

André Wilder Rotterdam
André Wilder, le port de Rotterdam , 1905,
huile sur toile, signée et datée en bas et à gauche, 60x73cm
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André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, l’artiste peint dans la manière de Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire infèrieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

Jacques Martin-Ferrières, un très grand coloriste en Bretagne!

Jacques Martin Ferrières post impressionniste
Jacques Martin-Ferrières (1893-1974), animations sur les quais,
huile sur panneau, signée au verso, 38x46cm
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Très belle marine de Jacques Martin-Ferrières, représentant un port en Bretagne, peinture sur panneau double face des années 1920.

Jacques Martin-Ferrières fut l’élève de Cormon, d’Ernest Laurent et de son père Henri Martin. Il peint des paysages dans une pâte grumeleuse à la touche large, d’abord pointillistes dans le sillage paternel, puis plus construits dans des harmonies brunes ou ocres.

C’est dans les années 1920 que Jacques Martin Ferrières commence à gagner des prix, comme la Médaille d’Argent au Salon de Paris pour Le Christ. Au retour de son voyage en Italie, Martin-Ferrières met en place sa première exposition personnelle. Après avoir gagné la Médaille d’Or pour Marche d’Assissi, les critiques s’intéressent de plus en plus à lui et sont d’accord sur le fait que ce peintre a du talent.

L’année 1933 est synonyme de voyages dans le sud de l’Europe. Sa peinture et surtout ses couleurs changent en fonction du pays dans lequel il se trouve, avec une lumière plus ou moins rose pour la Grèce, ou trés vivifiée pour l’Espagne.

La période de la guerre interrompt ses déplacements pour pratiquer la Résistance en Dordogne. Les voyages reprennent partout en France, en Europe et surtout en Italie, qui est une terre qui inspire fortement Martin-Ferrières.

Son succès lui permet de répondre aux commandes dont une qui lui occupe près de quatre ans de sa vie, pour la création de grandes fresques dans  l’Eglise de Saint-Christophe de Javel à Paris.

Il exposa régulièrement à Paris au Salon des Artistes Français, où il fut nommé hors-concours, lui permettant d’exposer sans se soumettre à l’examen du jury du Salon. Il obtint une mention honorable en 1920, une médaille d’argent en 1923, le Prix National en 1925 et une médaille d’or et le Prix Legay-Lebrun en 1928. Il est nommé Officier puis Chevalier de la Légion d’Honneur.

Grand coloriste, Martin-Ferrières mélange en même temps des couleurs chaudes et froides dans un ensemble non agressif.

Un Seiz Breur, René Yves Creston, au large du Groenland!

René Yves Creston Seiz Breur
René-Yves Creston (attribué à), « au large du Groenland »,
huile sur toile, non signée, 39,5 x 62,5cm
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Oeuvre attribuée à l’un des fondateurs du mouvement Seiz Breur (Sept Frères),  René-Yves Creston (1898-1964), en pleine mer du Groenland.

En 1923, René-Yves Creston , sa femme Suzanne et Jeanne Malivel fondent l’Union des Sept Frères (Unvaniezh Seiz Breur) réunissant quelques dizaines d’artistes bretons de plusieurs disciplines voulant créer pour le plus grand renom de la Bretagne.

« En 1927, une participation remarquée à l’exposition des arts appliqués de Saint-Nazaire, conçue en partie comme un hommage à Jeanne Malivel, convainquit Creston de pousser les feux en fédérant les principaux acteurs du risorgimento breton qui embrasait tous les domaines de la création. Une revue bilingue, Kornog, fut lancée à cette fin et, le 29 mars 1929, à Saint-Brieuc, l’Unvaniez ar Seiz Breur (UASB), « Union des Sept Frères », prit la relève. Sans renoncer à l’idée de 1923, la nouvelle organisation devait l’élargir progressivement en accueillant des architectes, des musiciens, des littérateurs, des éditeurs et même un biologiste. »

Véritable coordinateur du mouvement, René-Yves Creston passe de la gravure sur bois à l’aquarelle ou à l’huile, travaille pour Henriot à Quimper, puis devient sculpteur.

En 1930, passionné par le monde maritime, Creston embarque avec des pêcheurs de Fécamp pour une campagne de pêche à la morue. L’ethnographie maritime tient une grande place dans sa carrière. En 1933, Creston gagne le Groenland à bord du  Pourquoi pas? avec le commandant Charcot dont il a réalisé des portraits.

En 1936, Creston est nommé peintre officiel de la Marine. En 1937, Creston conçoit pour l’Exposition universelle qui se déroule à Paris une sphère en l’honneur des « Découvreurs bretons », elle a été réalisée en céramique par la maison Henriot à Quimper.

En 1939, titulaire du diplôme d’études supérieures d’anthropologie et d’ethnologie de la faculté des sciences de Rennes, Creston effectue une mission d’étude pour le musée de l’Homme aux îles Féroé.

Masui, expressionniste belge en Bretagne!

Paul-Auguste Masui, bord de côte, 1926, huile sur toile, 61cm x 71cm

 

 

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. Il a peint principalement la Bretagne, les Ardennes, la Provence et l’Espagne.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un got prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière. Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

Plusieurs de ses oeuvres se trouvent dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
Paul-Auguste Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980