Henry Cheffer, le peintre de Tréboul.

Henri Cheffer Tréboul
Henry Cheffer, port animé, Tréboul,
eau-forte en couleur, 30cm x 38cm
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Henry Cheffer (Paris 1880-1957) fut l’élève de Bonnat et de Jean Patricot à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il obtint le Prix de Rome en 1906 de gravure, dès lors débute une carrière officielle qui lui apportera tous les honneurs et les distinctions. . Sociétaire du Salon des Artistes Français, il y reçut la mention honorable en 1902, la médaille d’honneur en 1927 et il fut membre du jury. Il a exposé dans les Expositions Internationales de Liège, Londres, Sao Paulo, Florence et Madrid des eaux-fortes et des aquarelles. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur.

Henry Cheffer s’installe en Bretagne, à Tréboul (Douarnenez), où il réside après 1903. Son métier de graveur de billet de banque et de timbres-postes a sans doute influencé la qualité du graphisme sténographique de ses aquarelles. Il collabora durant vingt-cinq ans à L’Illustration et illustra quelques ouvrages à tirage limité.

Fils d’Emile Cheffer, graveur d’origine Lorraine, et cousin germain d’Auguste Rodin, Henry naît à Paris en 1880. Le jeune garçon baigne dans une atmosphère favorable à la création et se consacre tout naturellement à une carrière artistique. Une brillante carrière pour un artiste de grand talent qui a été très injustement oublié. Peintre de la réalité, Cheffer est un esthète sensible à la beauté du spectacle que lui offre le monde. Il traduit son émotion plastique directement sur le motif en de nombreux croquis et aquarelles ou peaufine son œuvre gravée dans le secret de son atelier. En 1913 il achètera un terrain à Tréboul pour y construire un atelier face à la mer. Il y viendra en pèlerinage 4 mois par an, c’est dire que la Bretagne a été au centre de sa vie artistique.

Bibliographie:

    • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.545
    • Dictionnaire des Petits Maitres de la Peinture, 1820-1920, Ed Amateur
    • La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Louis Bidegaray Delfosse, retour de marché à Pont-Aven!

Louis Bidegaray Delfosse (1863-c.1925) fut un peintre-graveur né à Bayonne, il fut élève de Cormon et de Rops, et se pénètre de l’influence de Maurice Denis.

Il expose au Salon des peintures et des gravures.

DELFOSSE litho 30x21.5

Louis Bidegaray Delfosse, le retour du marché, lithographie, éditée dans la « Revue de l’Art », 1903-I-p.439,

30cm x 21,5cm

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Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IV, p.404

Eugène Corneau, attiré par la Bretagne.

Eugène Corneau (Vouzeron 1894 – Pontaubert 1976) fut un peintre de paysages, de nus, mais aussi un graveur et un illustrateur.

Eugène Corneau a exposé pour la première fois en 1918, au Salon d’Automne dont il devint sociétaire en 1921, au Salon des Tuileries en 1923. Il fut lauréat en 1925 de la bourse de la Villa Abd-el-Tif, qui lui permit de séjourner à Alger de 1925 à 1926 et de voyager en Afrique du Nord. Il va ensuite s’installer à Pontaubert près d’Avallon. Il séjourne régulièrement en Vendée et en Bretagne.
Sa première exposition personnelle eut lieu à Paris en 1918, et y fut suivie d’autres annuellement jusqu’en 1924. En 1937, il décore le pavillon du Berry-Nivernais lors de l’Exposition Universelle. Il expose à l’étranger: Bruxelles, Alger, New York, Hollande, Biennale de Venise. Il enseigne la gravure à l’école nationale des Beaux-Arts d’Alger; il a illustré de nombreux ouvrages.
Eugène Corneau a peint les paysages de Bretagne et de Provence, les rues des vieux villages, les ports de l’Atlantique. Il a peint de nombreux intérieurs, s’y montrant un intimiste proche des Nabis. Il fut l’ami d’ Albert Marquet chez qui il séjourne en 1925, et d’Eugène Clairin.

Ses oeuvres sont dans les musées: Albi – Alger – Annecy – Bourges – Constantine – Gand – Oran – Paris – Poitiers – Rodez – Tunis

Eugène Corneau Pont-Aven

Eugène Corneau,  village breton, huile sur toile, 66cm x 51cm

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Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.886-887

Cécile Morgand, redécouvrez les halles du Faouët!

Cécile Morgand
Cécile Morgand, scéne de marché au Faouët, c.1910,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 60cm x 81cm. Cette oeuvre a rejoint la collection permanente du musée du Faouët.
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Cécile Morgand vint en Bretagne au début du vingtième siècle, et peignit des scènes de genre, dans une gamme très colorée.

Cécile Morgand est une artiste parisienne qui participa au Salon des Artistes Français, dont elle devint membre sociétaire à partir de 1901. Elle obtint une mention honorable en 1902.

Cette oeuvre fait partie à présent des collections permanentes du musée du Faouët.

Dès le milieu du XIXe siècle, Le Faouët, riche de ses traditions et de son patrimoine, attire de nombreux artistes français et étrangers à la recherche de motifs nouveaux. Séduits par l’architecture des chapelles Saint-Fiacre et Sainte-Barbe et leur pardon, par l’animation de la place des halles les jours de marché, et surtout par la sincérité de cette population dans la pratique des traditions, les peintres et photographes découvrent dans cette petite cité une source d’inspiration inépuisable.

Certains s’y établissent ou la fréquentent régulièrement contribuant à sa renommée sur la scène parisienne, d’autres l’inscrivent comme une étape indispensable dans leur quête de l’exotisme breton. Des milliers de toiles révèlent aujourd’hui cette effervescence passée.

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.849

Lucien Simon, témoin du quotidien bigouden.

Lucien Simon pays bigouden
Lucien Simon, intérieur de café,
huile sur panneau, 23,5cm x 33cm
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A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

Le mariage de Lucien Simon avec Jeanne Dauchez, en 1890, elle-même peintre de talent et sa découverte de la Bretagne vont marquer un tournant dans sa carrière. La vie de famille sera une nouvelle source d’inspiration pour lui et le sujet de nombreux tableaux (Dîner à Kergaït, La causerie du soir, Madame L. Simon et ses enfants) même dans des scènes allégoriques (La musique, La peinture) où ce sont des membres de la famille qui sont représentés. L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

L’implantation familiale dans le Finistère en 1893, surtout à partir du moment où Lucien et Jeanne Simon achètent à Sainte-Marine un sémaphore désaffecté, va permettre au peintre de découvrir la Bretagne (et singulièrement le pays bigouden peu connu jusque-là) et ses habitants dans leurs attitudes et leurs costumes si particuliers. Une grande partie de son œuvre y trouvera son inspiration.

Les oeuvres de Lucien Simon sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
  • Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
  • La route des peintres en Cornouaille, Quimper