Paul-Auguste Masui, la Bretagne révélée à l’artiste expressionniste.

paul-auguste masui
Paul-Auguste Masui (1888-1981), Les porteurs de bannières, 1925, eau-forte, justifiée 6/50,signée en bas et à droite, 265 x220mm, Disponible-Available

Paul-Auguste Masui travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912 en Belgique et à l’étranger. En 1917, il publia à Londres un grand album de 55 bois gravés, « La légende de Thyl Ulenspiegel », qui sera le coup d’envoi de sa carrière professionnelle.

En 1919 et 1920, il produit un grand nombre de lithographies de grand format, surtout des études de travailleurs du bâtiment, des chantiers navals et des rues. Pour se familiariser avec la couleur, il pratiqua le pastel de 1918 à 1922. Il pratiqua le monotype, l’aquarelle, la gouache, la gravure sur bois et sur cuivre. En 1935, il décora le Pavillon du Brabant à l’Exposition Universelle.

Masui a peint principalement la Bretagne, l’Ardenne, la Provence et l’Espagne. Sa facture évolue vers une rigueur et une synthèse toujours plus grande des formes et des tonalités de ces paysages, habités parfois d’hommes et de femmes issus de ces terres sombres et graves.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

Plusieurs de ses oeuvres sont dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (mus. Carnavalet), Quimper, Pont-Aven,Tournai, Verviers.

la tente à cidre, 1925, eau-forte et aquatinte, épreuve d’artiste, numérotée 2, signée en bas et à droite,
265 x 220mm
Disponible-Available
le calvaire, 1925,
eau-forte et aquatinte, justifiée 3/50, signée en bas et à droite, 265 x 220mm
Disponible-Available

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.339

– Arsène Soreil, Paul-Auguste Masui, graveur et peintre, in Cahiers de l’Académie luxembourgeoise, Virton, 1962

– Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007

– « Paul-Auguste Masui », P. Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

Pierre Toulhoat, sur les pas d’un artiste aux milles talents.

pierre toulhoat
Pierre Toulhoat, Exposition Sculptures Populaires Bretonnes, Musée Municipal de Quimper, affiche lithographiée, 1952, Imprimerie Bargain, 60 x 40cm
Vendu – sold

Pierre Toulhoat, est un sculpteur, peintre, vitrailliste et joaillier français. Peintre de paysages, il fut lauréat du Prix de l’Association amicale des paysagistes français.

Le goût du dessin qui ne l’a jamais quitté depuis l’enfance l’entraîne vers l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 1947 (option sculpture). Pierre Toulhoat collabore parallèlement à la nouvelle faïencerie Keraluc dès sa fondation, crée des bijoux pour Kelt, dessine des foulards, tissus et bannières pour Le Minor, crée des vitraux pour l’atelier Le Bihan-Saluden. Il enseigne la céramique et le modelage à l’école régionale des beaux-arts de Quimper et réalise des œuvres murales à la faïencerie Keraluc (bas-reliefs en céramique polychrome), pour l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), pour la chapelle de l’ex-hôpital Maritime à Brest, pour le lycée de Brizeux à Quimper, etc. Il crée des médailles pour la Monnaie de Paris, exécute dans son atelier de vitrail des commandes pour de nombreuses églises de Bretagne. Il crée un atelier de bijoux pour éditer ses créations et exécute des pièces d’orfèvrerie religieuses.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
  • Armel Morgant, Toulhoat, Coop Breizh, 2007

Paul Abram, un artiste de Douarnenez!

Douarnenez
Paul Abram (1854-1925), Les lavandières, Douarnenez, 1916,
huile sur toile, signée et datée 1916 en bas et à droite, 62 x 81cm
Vendu -sold

Paul Abram est né à Vesoul en 1854 et meurt à Douarnenez en 1925; il fut un peintre de figures, de portraits et de paysages.

Dès 1876, Paul Abram est l’élève de Jean Gigoux et de Jean-Léon Gérôme à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a figuré au Salon des Artistes Français et à diverses expositions depuis 1882.

Il travaille en Bretagne dès 1880, notamment à Pont-Aven et surtout à Douarnenez où il s’installe en 1887 et où il est professeur de dessin. Son œuvre est surtout consacrée aux portraits qu’il aborde avec toutes les techniques, notamment fusain et pastel. Il s’y montre attentif à la description des costumes, ceux de Ploaré particulièrement ou ceux des pêcheurs.

Douarnenez est l’un des centres picturaux nés à partir des années 1860 continuent à attirer et il est surnommé le « Barbizon breton ». Jules Breton n’y vit plus mais beaucoup d’artistes y passent en voisins (Henri Moret, Maxime Maufra ou Ernest de Chamaillard) ; Paul Abram et Maurice Le Scouëzec s’y fixent, ainsi que Louis-Marie Désiré-Lucas. En 1913, Henry Cheffer y fait construire son atelier face à la mer et revient tous les ans enquêter sur les intérieurs marins et paysans. Dans la seconde moitié du siècle, c’est le poète Georges Perros qui s’installe à Douarnenez et le peintre René Quéré y peint à demeure. En 1929, deux artistes viennent y travailler de concert, le Quimpérois Max Jacob et l’Anglais Christopher Wood. En s’inspirant de cartes postales de processions et de danses, le premier peaufine sa technique en mêlant gouache et pastel et soigne les détails.

Parmi les œuvres de Paul Abram, on peut citer: Portrait (Salon de 1882), Fileuse à Pont Aven, Portrait d’Auguste Vitu, 1883, La Fontaine de Saint-Pierre-le-Pauvre, Vieux marin breton, 1890, L’Homme à la hache, 1912.

Musées: Brest, Rochefort, Quimper.

Bibliographie :

Dictionnaire de peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.35

Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest France, 2004

La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Quimper

Douarnenez, au bonheur des peintres , Henri Belbeoch

Jean-Julien Lemordant, maître de la peinture bretonne!

Jean-Julien Lemordant

Jean-Julien Lemordant (1878-1968), « Pardon à la Tour Carrée, Saint-Guénolé« , 1905,

huile sur toile, signée en bas et à droite, 81 x 54cm

Vendu – sold

Jean-Julien Lemordant nous dévoile dans ce tableau toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne, notamment en tant que témoin privilégié de la vie en Pays Bigouden. La force de la composition et la beauté du sujet sont traitées ici par une chaude palette de couleurs et une justesse des attitudes.

Superbe oeuvre de Jean-Julien Lemordant, car il nous montre une peinture faite avec grande passion, un art juste de la représentation des scènes de vie, une magnificence des couleurs, qui dévoilent l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Ancien élève de l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple de Camille Godet, Pierre Lenoir et Albert Bourget, il entre par la suite dans l’atelier de Léon Bonnat à Paris. Jean-Julien Lemordant perd la vue durant la Première Guerre mondiale, en durant la Bataille de l’Artois, mais la recouvre en 1935.

Peintre de la Bretagne et de la mer, on l’a qualifié parfois de « fauve breton », quoiqu’il ait travaillé surtout à Paris. Sa palette très colorée est une de ses principales qualités et il sait admirablement représenter les mouvements des hommes, les danses, mais aussi ceux de la mer, du vent, de la pluie. Son œuvre principale demeure les deux grandes décorations qu’il entreprit entre 1905 et 1914:

– celle de l’hôtel de l’Epée à Quimper, à partir de 1905 sur le thème général de la vie en Pays Bigouden. Menacé de disparition lorsque l’hôtel ferma en 1975, le décor fut acquis par le musée des beaux-arts de Quimper; le manque de place ne permit de l’exposer qu’après rénovation complète du musée en 1993.

– celle que lui commanda le maire de Rennes, Jean Janvier, pour décorer le plafond du théâtre, aujourd’hui Opéra, à partir de 1912. Réalisée avec une grande rapidité, cette dernière œuvre fut mise en place en 1914. Elle représente une danse bretonne endiablée aux multiples personnages. On connaît au moins 60 études préparatoires à cette grande composition, le musée des Beaux-Arts de Rennes en conservant certaines.

Charles Cottet, la Bretagne âpre et mélancolique.

charles cottet

Charles Cottet, « Deuil marin« ,

eau-forte, signée en bas et à droite, numérotée 5, 308x415mm

Vendu-Sold

Charles Cottet reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll ; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Boutteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établi en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet, Emile René Ménard, Lucien Simon et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

« Cette oeuvre représente une scène de la vie bretonne, qui par sa sévérité, compose des groupes dans lesquels les individualités se fondent. On n’y existe guère que dans la vie communautaire. Elle seule permet d’affronter les deuils et les tempêtes qui ponctuent la vie au bord de ces rivages déchiquetées. »

Cette planche montre trois femmes – trois générations de femmes en deuil. Deux sont en manteau noir à capuchon, et la jeune fille au centre, sans manteau, porte un bonnet

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne, Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie :

– Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

– « Charles Cottet – Catalogue raisonné de l’œuvre gravé », Daniel Morane, 2002