Concarneau, affiche de ALO, 1913.

ALO
Charles-Jean Hallo, dit ALO (1882-1969) Concarneau, 1913
affiche lithographiée Imprimerie G. de Malherbe, Paris. 104,5 x 74cm
Vendu – Sold

Alo est un peintre, dessinateur, illustrateur, graveur et photographe français. Il suit les cours à l’École des beaux-arts de Dijon. Il termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris où il suit les cours de Charles Cottet et de Jacques-Émile Blanche, puis se spécialise dans la gravure à l’eau-forte. Dès 1907, il expose au salon annuel de la Société nationale des beaux-arts.

En 1920, il s’installe à Senlis, d’où sa femme est originaire, dans une maison qu’il équipe d’un vaste atelier. S’impliquant dans la vie de la cité, il se fait élire au conseil municipal, crée le jardin de l’évêché, fonde en 1934 le musée de la Vénerie dont il est le conservateur. Les vacances passées en Bretagne lui fourniront l’inspiration pour de nombreuses compositions.

Ses thèmes de prédilection sont constitués de paysages (sites touristiques) et d’animaux (scènes de vénerie) mais son implication dans l’aviation l’a conduit à produire aussi des gouaches publicitaires représentant des avions publiées dans L’Aérophile.

Il est surtout connu en tant qu’auteur de nombreuses affiches touristiques pour le compte de plusieurs sociétés de chemin de fer privées (PO, PLM, compagnies du Nord, de l’Est, Réseau de l’État) mais a aussi réalisé les illustrations d’autres documents publicitaires. Sa signature y est caractéristique : ALO.

Cette rare affiche est l’une des premières qu’il réalise sur la Bretagne. On y retrouve l’influence de son maître, Charles Cottet, et des réminiscences du célèbre tableau « Rayons du soir » de Cottet, conservé au musée d’Orsay à Paris. Il réalisera par la suite de nombreuses affiches touristiques sur le Finistère et le Morbihan notamnent :  Côte sud de la Bretagne. Le Faouët (Morbihan), La chapelle Saint-Fiacre, mais aussi Camaret, Ile Tudy, Concarneau, Penmarc’h….

Bibliographie :

Affiches touristiques, de Georges Hallo et Claude Finon, préface biographique de Florence Camard, Is-sur-Tille, Éditions Clouet, 2002

Vue de l’Aven, Christian de Marinitsch, 1910.

marinitsch
Christian de Marinitsch (1867-1954), « Vue de l’Aven, Bretagne », c.1910.
Pastel, signé en bas et à droite. 24 x 35cm.
Vendu-Sold

Christian de Marinitsch découvre la Bretagne en 1892, en allant pour la première fois de sa vie à Roscoff.

Elève à l’Académie Julian de 1889 à 1892, il y rencontre un groupe de jeunes peintres célèbres appelés les « Nabis » : Paul Sérusier, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard ou encore Maurice Denis.

Christian de Marinitsch envoie régulièrement jusqu’en 1900 au Salon des œuvres inspirées par la Bretagne, qui lui inspire son art.

Un peu plus tard, l’artiste s’installe à Concarneau puis, avant 1914, à Pont-Aven où il séjourne régulièrement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Il y rencontre notamment des peintres étrangers tels que Charles Fromuth, Joseph Milner-Kite, Sydney Louis Thompson, Hirschfeld…

Œuvres présentes dans les collections du musée de Pont-Aven.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ
  • La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Guirand De Scévola, la bigoudène, 1902

bigoudène
Guirand De Scévola (1871-1950), la bigoudène, 1902
huile sur panneau, signée et datée 1902 au verso, 26,5 x 17cm,
Vendu – sold

Guirand De Scévola (Lucien-Victor Guirand De Scevola) est né en 1871 à Sète, dans une famille de négociants en vin. Il est envoyé tout jeune à Paris pour faire ses études au Lycée Colbert. Poussé par son père qui souhaite lui faire acquérir une solide formation d’entrepreneur, le jeune homme intègre par la suite une grande maison industrielle parisienne, mais désireux de se consacrer pleinement à la peinture, il démissionne au bout de quelques temps et entre dans l’atelier de Fernand Cormon à l’École des beaux-arts de Paris.

Sociétaire du Salon des Artistes français à partir de 1889, il pratique assez tôt le portrait mondain et présente dès 1894 des oeuvres qui témoignent de son intérêt très marqué pour la nouvelle esthétique symboliste.  

Devenu un portraitiste à la mode au début du XXème siècle, le jeune artiste délaisse le Salon des Artistes Français à partir de 1902 pour le Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts et bénéficie  de nombreuses expositions personnelles,  en 1903 à la Goupil Gallery de Londres, en 1912 à Buenos Aires, et en 1923 à la galerie Georges Petit à Paris. 

Officier de la Légion d’honneur en 1914, considéré comme l’un des inventeurs du camouflage militaire durant la Première Guerre mondiale aux côté de Jean-Louis Forain, Lucien-Victor Guirand de Scévola abandonna l’esthétique symboliste progressivement passée de mode pour se tourner vers une production un tant soit peu plus classique, principalement constituée de portraits, de natures mortes et de paysages, obtenant un relatif succès à la Société Nationale des Beaux-arts, dont il devient président en 1937, succédant à André Dauchez, avant de décéder le 29 mars 1950.

L’artiste expose en 1902, plusieurs oeuvres ayant pour sujet la Bretagne, et plus particulièrement des oeuvres ayant été produites en Sud-Finistère:

  • A la société Nationale des Beaux-Arts: « Pardon de Saint-Evet », « Bateaux d’Audierne », « Marché aux pommes », « Jour de marché ».
  • A la Société des Pastellistes Français: « Bigoudènes »
  • A la galerie Georges Petit: « Marché aux cochons », « Procession », « Marché au beurre », « Marché de Pont-Croix », « Jour de Pardon »…
  • A la galerie Earl’s Court à Londres: « Procession at Audierne (Brittany) ».

Désiré-Lucas, Fin d’automne à Quimperlé!

Quimperlé
Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949), « Fin d’automne à Quimperlé, 1926,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, titrée au dos. 55cm x 93cm.
Oeuvre exposée au Salon des Beaux-Arts de Bruxelles en 1926.
Disponible – Available

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen,  Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Il se consacre au paysage, notamment celui de la région de Pont-Croix et Douarnenez où il se fixe à partir de 1910 au manoir de Kerbervet.

Il a toujours cherché à fixer la lumière, la représentation de l’espace et des perceptions visuelles et colorées du réel. Des ciels immenses envahissent ses toiles, ne laissant subsister que l’essentiel, le paysage devenant linéaire et presque “absent”.

Au début des années 1920, l’artiste décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, Désiré-Lucas effectue deux voyages en Italie.

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006

Jacques De Chastellus, un promeneur en Finistère.

pays bigouden
Jacques De Chastellus (Paris 1894 – Roeselare 1957), « Quais animés en pays Bigouden« , c.1930.
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, 65 x 67cm.
Vendu – sold

Jacques De Chastellus débute sa carrière en autodidacte à Paris, comme dessinateur-illustrateur pour différents journaux et périodiques.

Après la première guerre mondiale, il s’installe en 1922 en Flandre Occidentale à Roeselare (Roulers) où il fréquente l’atelier du peintre Emile Duyvewaardt avec qui il se lie d’amitié.

Il participe à l’essor du mouvement Art Déco en Belgique. Outre ses très nombreux dessins, De Chastellus est connu pour ses marines, ses paysages et quelques tableaux orientalistes, adoptant le plus souvent un style postimpressionnisme.

Bibliographie :

  • Un collectionneur sur les traces de peintres en Bretagne, catalogue d’exposition, musée du Faouët, 2023