Marcel Parturier, peintre de la Bretagne.

marcel parturier
Marcel Parturier (Le Havre 1901 – Paris 1976), « Tréboul », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 61cm
Vendu -sold

Marcel Parturier est né en 1901, son père, Louis Eugène Parturier, professeur au lycée du Havre, est un homme de lettres, écrivain, artiste peintre et fondateur de la Société havraise des Beaux-Arts. Il entraine dès son plus jeune âge son fils Marcel sur le motif l’encourageant vivement à développer ses talents. Ses études terminées, Marcel Parturier tout naturellement se consacre à la peinture et suit les cours de l’École nationale des beaux-arts à Paris.

Son univers pictural sera majoritairement et passionnément le paysage. Ses paysages, il les trouvera d’abord en Normandie, puis tout au long de son existence ce sera en Bretagne, Ile-de-France, Provence. Sa palette s’enrichira de ces hautes lumières. De ses séjours à l’étranger, la Tunisie lui apportera des luminosités fortes, la Belgique et la Hollande des lumières douces mais intenses qui l’enthousiasmeront et où il retournera à de nombreuses reprises.

Il obtient en 1920-1921 une bourse et part en Tunisie. À son retour il entre à l’Académie de la Grande Chaumière qu’il doit quitter dans un premier temps pour service militaire. Ses talents de dessinateur le font intégrer le ministère de la guerre où il est cartographe jusqu’en 1923/24. Son service militaire terminé il retourne à la Grande Chaumière. Son maître est Lucien Simon.

Sa première exposition à 24 ans à la galerie Carmine ouvre une carrière longue de 55 ans, durant laquelle plus de mille cinq cents toiles seront réalisées ainsi que plus de quatre cents gouaches ou aquarelles, représentant les paysages rencontrés au cours de séjours en France (Bretagne, Normandie, Honfleur, Provence, Bourgogne) ou à l’étranger (Tunisie, Hollande, Belgique, Espagne, Italie).

Marcel Parturier est nommé en 1947 Commissaire général du 58e Salon des indépendants et fonde en 1953, l’Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques, (ADAGP). Il en devient le premier Président. Il est également nommé Chevalier de la Légion d’honneur, au titre, des Beaux-Arts, et sociétaire à la Société Nationale des Beaux-Arts.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

Gaston Bouillon et Douarnenez.

Gaston Bouillon (1881-1957), « Les Plomarc’h à Douarnenez », c.1920
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 38cm
Disponible – Available

C’est au début des années 1920 que Gaston Bouillon découvre la Bretagne, et fera partie du foyer artistique de Pont-Croix (Finistère).

En effet, fuyant les bombardements de Brest, l’artiste peintre vient à Pont-Croix où il s’installe à l’hôtel Poupon qui accueille tous les artistes, du fait que le patron, Pierre Le Poupon est également peintre. Il va rencontrer Lionel FLoch, installé depuis 1923, mais aussi Louis-Marie Désiré-Lucas, Georges Gobo, Charles Cottet, Emile Simon, Paul de Lassence…

Gaston Bouillon (1881-1957) d’origine normande, fut principalement un peintre de paysage et de scènes d’intérieurs notamment d’églises, aimant jouer des contrastes de lumière et de tons. Gaston Bouillon travaille à la demande, à partir d’esquisses prises sur le vif, des tableaux, principalement des paysages, qu’il entreprend dans le grenier de l’hôtel Poupon où il a installé un atelier. ensuite, il louera une maison près de l’hôtel des Voyageurs où il terminera sa vie.

Il a exposé à Paris, au Salon des Artistes Français, et a obtenu une mention honorable en 1938.

Une rétrospective fut organisée à Pont-Croix en 2009 autour de l’oeuvre de Gaston Bouillon.

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la charmante cité de Pont-Croix séduit plasticiens et hommes de lettres. Un « foyer artistique » se crée autour de l’hôtel des voyageurs. Paul de Lassence, Lionel Floch, Gaston Bouillon, Da Silva, Max Jacob, Emile Simon, Henri Matisse… et autant de peintres de renom y ont séjourné. Aujourd’hui encore les ateliers d’artisans d’art (ébéniste, sculpteur sur bois, potier, maître verrier…) ou d’artistes peintres animent les ruelles du centre ancien. 

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.643
La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique Quimper, 1998

Adolphe Beaufrère et le Japonisme .

Adolphe Beaufrère
Adolphe-Marie Beaufrère (1876-1960
Jeune femme à sa toilette, c.1900
Mine de plomb et lavis d’encre, signée en bas et à droite du cachet, 28 x 21cm
Dessin préparatoire pour le bois gravé « Femmes au tub », de 1902. Référence Morane B-1
Vendu – sold

Adolphe Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure. Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.

Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.

Adilphe Beaufrère obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne. Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles. Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire. Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.926-927
  • Catalogue raisonné de l’œuvre gravé d’Adolphe Beaufrère, D. Morane, 1981
  •  Adolphe Beaufrère, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2005
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique
    de Cornouailles, 1997

Edmond Ceria et son port d’attache du Guilvinec.

Edmond Ceria
Edmond Ceria (1884-1955), « Le port du Guilvinec », c.1930,
huile sur panneau, signée en bas et àdroite, 34 x 41cm
Vendu -sold

Edmond Ceria fut élève de l’école des Beaux-Arts de Genève, comme décorateur et peintre en lettre, puis il vint à Paris en 1904, où il suivit les cours de l’Académie Julian. Il parcourt l’Italie et la Toscane en particulier, la Côte d’Azur, la Savoie, la Bretagne (notamment Le Guilvinec à partir de 1936). Il fut nommé peintre de la Marine en 1945.

Il débute en 1907 au Salon des Artistes Indépendants. Sociétaire du Salon d’Automne, il expose aussi au Salon des Tuileries depuis la fondation en 1925. Puis des expositions personnelles à la galerie Devambez, Bernheim, Schoeller, et chez Wildentstein à New-York.

« Homme cultivé, extrêmement artiste, aussi doué pour la peinture que pour la musique », écrit Lydia Harambourg dans son Dictionnaire des Peintres de l’École de Paris, Ceria fut surtout connu comme paysagiste. Une grande partie de son œuvre fut peinte sur la Côte d’Azur puis en Bretagne.

Ceria puisa sa source dans la peinture italienne et dans l’impressionnisme. Il définissait Cézanne comme étant le premier peintre qui fut arrivé à « transcrire la vraie couleur du feuillage des arbres. »

Tout au long de sa carrière, Ceria accordait une extrême importance à la lumière : Jean-Baptiste Corot fut très important dans son œuvre. On retrouve également dans ses paysages la lumière d’Armand Guillaumin.

Ceria définissait la peinture par cette formule de trois mots : « une palette, un œil, un cœur. » Jetant un regard émerveillé sur la nature, il peignait ses toiles comme autant d’hymnes à la création.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,

Céria, Jean Alazard, Crès, Paris, 1930

La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Louis Agricol Montagné et sa Provence natale.

Louis Agricol Montagné
Louis Agricol Montagné (Avignon 1879 – Paris 1960), « Berger sous les amandiers en fleurs », c.1920,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 81 x 65cm
Disponible – Available

Louis Agricol Montagné fut élève en 1895, de Paul Sain, puis de Cormon à Paris. Il obtint une bourse de voyage en 1911. Il fut membre, à Paris, du comité du jury et du Salon d’Automne.

De 1920 à 1928, il fut directeur de l’Ecole des beaux-arts d’Avignon, et de 1945 à 1959, conservateur du musée de Villeneuve-lès-Avignon.

Il exposa, à Paris, au Salon d’Automne dès 1901 avec une Vue du pont du Gard, acquise par l’État. Déclaré hors-concours en 1911. Il montra ses œuvres à plusieurs reprises dans les galeries Georges Petit et Cambacérès à Paris. Une rétrospective de son œuvre fut présentée à Amsterdam en 1930. Lauréat de l’Institut, Chevalier de la Légion d’honneur, il fut nommé officier en 1932.

Il réalisa avec Paul Sain deux panneaux pour le buffet de la gare de Lyon à Paris. Il participa à la décoration du paquebot Bernardin-de-Saint-Pierre.

Il voyagera en Italie d’où il rapporte des paysages solides aux masses sculptées par la lumière. Il a peint surtout en Provence, à Venise, à Florence, à Majorque, autant de lieux maintes fois parés de tons multicolores, posés en larges touches sur un dessin qui s’impose par sa décision. Après 1920, ayant perdu un œil à la guerre, il multiplie les aquarelles, exécute des scènes d’intérieur paysannes et familiales, illustre plusieurs livres.

Bibliographie :

Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.771

Dictionnaire des petits maîtres, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.219-220

Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, André Alauzen et Laurent Noet, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006