Louis Valtat et son coup de crayon.

Louis Valtat
Louis Valtat (1869-1952), « Paysage »,
aquarelle sur traits de crayon, signée du cachet en bas et à droite, 24cm x 32cm
Disponible – Available

Renoir et Signac font partie des premiers acquéreurs en 1904, des œuvres de Valtat exposées à la galerie Vollard. Pas plus fauve que nabi, bien qu’il fréquentât, à l’Académie Julian, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard et Félix Vallotton. Cette incertitude quant aux positions de l’artiste est accrue par le fait qu’il n’a laissé aucun écrit susceptible de venir y apporter des éclaircissements.

Les paysages, notamment, deviennent un motif répétitif dans lequel l’artiste exerce le recours à une gamme de couleurs de plus en plus restreinte (bleu, vert, rouge). Valtat intègre tout à la fois, et presque de manière aléatoire dans ses œuvres, un travail d’aplanissement de la forme hérité du japonisme, un traitement directionnel de la touche observé chez les impressionnistes et revisité par le divisionnisme et le pointillisme, un usage de la couleur pure cher aux fauves…

Par ces expérimentations instinctives, Louis Valtat participe surtout à la cohérence d’une transition entre la tradition impressionniste et l’émergence du fauvisme. Il intervient à la genèse du mouvement, sans pourtant s’y engager, en créant une sorte de lien entre différentes tendances, qui intrigue et fascine plusieurs de ses contemporains.

Bibliographie :

  • Bernard Seiden, Ivonne Papin-Drastik, Louis Valtat. À l’aube du fauvisme, Éditions Midi-Pyrénéennes, 2011

Charles Perrin et le Pays Bigouden.

charles perrin Ile Tudy
Charles Perrin (1884 – 1964), « Langoustiers devant l’Ile Tudy », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Charles Perrin est né le 11 avril 1884 à Nancy et mort le 21 mars 1964 à Senlis.

Ce peintre fait ses études à l’École des Beaux-arts de Paris et fut influencé par les courants artistiques de l’époque. Il exposa ses premiers tableaux au Salon de Paris.

Il est principalement connu pour son style figuratif avec une influence du mouvement Impressionniste. Il utilise des couleurs vives et traite de manière expressif la lumière dans ses œuvres.

Charles Perrin a exposé au Salon d’Automne ainsi que plusieurs salons parisiens, où il reçut un accueil favorable.

Son travail est apprécié pour sa sensibilité et son approche poétique des thèmes abordés.

Ses thèmes principaux sont les paysages, les scènes de la vie quotidienne, les natures mortes et les portraits. Il s’est également intéressé à des sujets liés à la Bretagne, capturant la beauté de la région.

Dans ce tableau, il peint les barques de pêche, et notamment les langoustiers qui sont échoués sur la plage de Loctudy, nous dévoilant ainsi une belle vue sur l’Ile Tudy, en pays bigouden.

Marcel Parturier, peintre de la Bretagne.

marcel parturier
Marcel Parturier (Le Havre 1901 – Paris 1976), « Tréboul », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 61cm
Vendu -sold

Marcel Parturier est né en 1901, son père, Louis Eugène Parturier, professeur au lycée du Havre, est un homme de lettres, écrivain, artiste peintre et fondateur de la Société havraise des Beaux-Arts. Il entraine dès son plus jeune âge son fils Marcel sur le motif l’encourageant vivement à développer ses talents. Ses études terminées, Marcel Parturier tout naturellement se consacre à la peinture et suit les cours de l’École nationale des beaux-arts à Paris.

Son univers pictural sera majoritairement et passionnément le paysage. Ses paysages, il les trouvera d’abord en Normandie, puis tout au long de son existence ce sera en Bretagne, Ile-de-France, Provence. Sa palette s’enrichira de ces hautes lumières. De ses séjours à l’étranger, la Tunisie lui apportera des luminosités fortes, la Belgique et la Hollande des lumières douces mais intenses qui l’enthousiasmeront et où il retournera à de nombreuses reprises.

Il obtient en 1920-1921 une bourse et part en Tunisie. À son retour il entre à l’Académie de la Grande Chaumière qu’il doit quitter dans un premier temps pour service militaire. Ses talents de dessinateur le font intégrer le ministère de la guerre où il est cartographe jusqu’en 1923/24. Son service militaire terminé il retourne à la Grande Chaumière. Son maître est Lucien Simon.

Sa première exposition à 24 ans à la galerie Carmine ouvre une carrière longue de 55 ans, durant laquelle plus de mille cinq cents toiles seront réalisées ainsi que plus de quatre cents gouaches ou aquarelles, représentant les paysages rencontrés au cours de séjours en France (Bretagne, Normandie, Honfleur, Provence, Bourgogne) ou à l’étranger (Tunisie, Hollande, Belgique, Espagne, Italie).

Marcel Parturier est nommé en 1947 Commissaire général du 58e Salon des indépendants et fonde en 1953, l’Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques, (ADAGP). Il en devient le premier Président. Il est également nommé Chevalier de la Légion d’honneur, au titre, des Beaux-Arts, et sociétaire à la Société Nationale des Beaux-Arts.

Bibliographie:

–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

Gaston Bouillon et Douarnenez.

Gaston Bouillon (1881-1957), « Les Plomarc’h à Douarnenez », c.1920
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 38cm
Vendu -sold

C’est au début des années 1920 que Gaston Bouillon découvre la Bretagne, et fera partie du foyer artistique de Pont-Croix (Finistère).

En effet, fuyant les bombardements de Brest, l’artiste peintre vient à Pont-Croix où il s’installe à l’hôtel Poupon qui accueille tous les artistes, du fait que le patron, Pierre Le Poupon est également peintre. Il va rencontrer Lionel FLoch, installé depuis 1923, mais aussi Louis-Marie Désiré-Lucas, Georges Gobo, Charles Cottet, Emile Simon, Paul de Lassence…

Gaston Bouillon (1881-1957) d’origine normande, fut principalement un peintre de paysage et de scènes d’intérieurs notamment d’églises, aimant jouer des contrastes de lumière et de tons. Gaston Bouillon travaille à la demande, à partir d’esquisses prises sur le vif, des tableaux, principalement des paysages, qu’il entreprend dans le grenier de l’hôtel Poupon où il a installé un atelier. ensuite, il louera une maison près de l’hôtel des Voyageurs où il terminera sa vie.

Il a exposé à Paris, au Salon des Artistes Français, et a obtenu une mention honorable en 1938.

Une rétrospective fut organisée à Pont-Croix en 2009 autour de l’oeuvre de Gaston Bouillon.

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la charmante cité de Pont-Croix séduit plasticiens et hommes de lettres. Un « foyer artistique » se crée autour de l’hôtel des voyageurs. Paul de Lassence, Lionel Floch, Gaston Bouillon, Da Silva, Max Jacob, Emile Simon, Henri Matisse… et autant de peintres de renom y ont séjourné. Aujourd’hui encore les ateliers d’artisans d’art (ébéniste, sculpteur sur bois, potier, maître verrier…) ou d’artistes peintres animent les ruelles du centre ancien. 

Bibliographie:
– Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.643
–La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique Quimper, 1998

Adolphe Beaufrère et le Japonisme .

Adolphe Beaufrère
Adolphe-Marie Beaufrère (1876-1960
Jeune femme à sa toilette, c.1900
Mine de plomb et lavis d’encre, signée en bas et à droite du cachet, 28 x 21cm
Dessin préparatoire pour le bois gravé « Femmes au tub », de 1902. Référence Morane B-1
Vendu – sold

Adolphe Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure. Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.

Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.

Adilphe Beaufrère obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne. Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles. Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire. Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.926-927
  • Catalogue raisonné de l’œuvre gravé d’Adolphe Beaufrère, D. Morane, 1981
  •  Adolphe Beaufrère, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2005
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique
    de Cornouailles, 1997