Berthe Savigny, mère des célèbres bébés!

Berthe Savigny (Quimper 1882 -Pont-Aven 1958) est issue d’une famille d’artistes, père et mère peintres, son frère Pierre de Belay est probablement l’artiste le plus connu de la famille. Cette dernière côtoyait tout le monde artistique de l’époque, travaillant régulièrement à Pont-Aven.

Artiste peintre et sculpteur spécialiste des sculptures d’enfants, le succès rencontré par ses « bébés » lui vaut d’entrer en contact avec la Grande Maison HB à Quimper avant 1926. La manufacture édite les pièces dont les modèles restent la propriété de l’artiste. 18 modèles seront exécutés, en faïence blanche ou polychrome, mais aussi en grès de la célèbre série Odetta.

Berthe Savigny a créé quelque soixante-dix modèles de « bébés », réalisés en différents matériaux.

SAVIGNY mouchoi 23

Berthe Savigny, enfant au mouchoir, HB Quimper, faïence blanche, signature sur la base, h.24cm

Bibliographie:
–  Berthe Savigny, catalogue d’exposition, musée de la faïence de Quimper, 2000
Mes plus beaux Quimper, catalogue d’exposition, musée de la faïence de Quimper, 1999

Richard Uhlemeyer, céramiste allemand.

Richard Uhlemeyer (1900-1954), céramiste allemand du XXème siècle, a produit une assez grande quantité de céramique, comme ce grand vase en terre porcelaineuse.

Cette pièce fait partie des pièces mises au point par Richard Uhlemeyer juste après la guerre.

La technique de cuisson en réduction lui confère cette qualité exceptionnelle des émaux fondus.

Richard Uhlemeyer

Richard Uhlemeyer, grand vase, h.32cm Vendu-Sold

Bibliographie:
-Kunsthandwerk Richard Uhlemeyer, Hannover 1935-1961, Historischee Museum am Hohen Ufer, Hannover, 1983

Mathurin Méheut, plat à la raie,1925

MEHEUT plat raie 31,5cm det

Le grand artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) a aussi produit de splendides pièces en céramique dans les ateliers d’Henriot à Quimper dès les années 1920. Ce splendide plat, de qualité muséale, d’une variante du service de la Mer, provient d’une grande collection bretonne d’avant-guerre. Mesurant 31,5cm de diamètre, ce plat est le témoin incomparable du talent de Mathurin Méheut, talent mis en exergue lors de la rétrospective de l’artiste organisée au Musée de la Marine en 2013.

C’est lors d’une visite aux faïenceries Henriot de Quimper que Méheut rencontre l’un des deux fils de Jules Henriot. Commence alors une longue et fructueuse collaboration de plus de trente ans. Dés 1919, il travaille aux faïenceries. Son but était d’engager Quimper sur une voie nouvelle grâce au renouvellement du décor quimpérois. A partir de 1927, il collabore également avec la Manufacture nationale de Sèvres jusqu’en 1940, et avec Villeroy et Boch en Sarre

Mathurin Méheut, plat à l’hippocampe,1925

Mathurin Méheut Quimper

Le grand artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) a aussi produit de splendides pièces en céramique dans les ateliers d’ Henriot à Quimper dès les années 1920. Ce splendide plat, de qualité muséale, d’une variante du service de la Mer, provient d’une grande collection bretonne d’avant-guerre. Mesurant 31,5cm de diamètre, ce plat est le témoin incomparable du talent de Mathurin Méheut, talent mis en exergue lors de la rétrospective de l’artiste organisée au Musée de la Marine en 2013.

C’est lors d’une visite aux faïenceries Henriot de Quimper que Méheut rencontre l’un des deux fils de Jules Henriot. Commence alors une longue et fructueuse collaboration de plus de trente ans. Dés 1919, il travaille aux faïenceries. Son but était d’engager Quimper sur une voie nouvelle grâce au renouvellement du décor quimpérois. A partir de 1927, il collabore également avec la Manufacture nationale de Sèvres jusqu’en 1940, et avec Villeroy et Boch en Sarre.

Jacques Innocenti, un jeune mythe!

Jacques Innocenti
Jacques Innocenti, « Plat à la maternité », 1957,
terre rouge de Vallauris, décor au crayon d’oxyde, signé, situé et daté au dos,
diamètre 40,5cm

Vendu-Sold

Jacques Innocenti (1926-1958) étudie à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, dont il sort diplômé en 1948. En 1949, il s’installe comme potier céramiste à Vallauris où il retrouve ses parents Gourju Odette et Lyuba Naumovitch, également céramistes, qui le forment dans leur atelier connu sous le nom de ‘Grand Chêne’.

Cette expérience amène Innocenti à fonder son propre atelier à Vallauris, à partir de 1952. Son travail se distingue par son utilisation savante des engobes aux variétés de couleurs recherchées. Jacques Innocenti développe à travers sa production une vision hédoniste. Il explore des thématiques intimistes mettant en scène des figures féminines pleines ou encore un bestiaire animalier souvent au sein d’architectures. Sa carrière est interrompue brutalement par un décès à l’âge de 32 ans en 1958.

Il participe de 1953 à 1957 aux expositions du Nérolium à Vallauris. En 1953, il expose au Havre et en 1955 à la Triennale de Milan, au Salon des Arts Décoratifs D-K à Caracas et à l’Exposition internationale de la céramique de Cannes, où il obtient une médaille d’argent. Sa disparition soudaine donne à son oeuvre une dimension aussi mythique que celle de Georges Jouve et de Francine Del Pierre.

Bibliographie:
La céramique française des années 50, Pierre Staudenmeyer, Ed Norma