Jacques Blin, céramiste des années 50-70.

Jacques Blin

Jacques Blin (1920-1995),
paire de lampes, c.1955
terre blanche, engobe bleu lapis, décor gravé, h. 18cm
Vendu-Sold

En 1954, Jacques Blin installe un premier atelier à Paris, puis s’installera dans l’Aube puis à Amboise. Il expose pour la première fois à la Maison de la Chimie en 1954, puis au deuxième salon des céramistes et des métiers d’art en France. Il occupera par la suite plusieurs fonctions, telles que Président de la Chambre syndicale des céramistes en 1970.

Jacques Blin pratique d’abord la technique du modelage, puis celle du coulage et enfin le tournage. Ses décors à la taille douce, technique de gravure pratiquée sur la terre sèche avant la première cuisson. Son style se caractérise par l’aspect plus ou moins nuagé de l’émail et par les décors gravés profondément dans la terre. Oiseaux de fantaisie, animaux primitifs sont ses sujets de prédilections. Très stylisés les personnages et les animaux évoquent l’art pariétal et les graffitis. La diversité et la richesse iconographique (bestiaire sauvage et fantastique, légendes mythologiques, scènes de la vie quotidienne …) apporte à son œuvre une fantaisie poétique, teintée d’humour et d’humanisme. Une œuvre humaniste qui reflète l’esprit et le cœur de son créateur.

Pendant plus de 40 ans, Jacques Blin fût un fervent militant pour défendre et promouvoir sa profession et les métiers d’art dès 1953.  De 1971 à 1991, il a été Président de la Chambre Syndicale des Céramistes et des Ateliers d’Art de France et organisateur du Salon des Ateliers d’Art, qui sont aujourd’hui la Fondation des Ateliers d’Art de France et le Salon Maison&Objet. A ce titre, il fut honoré des distinctions de l’ordre Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 1980, Chevalier de la légion d’Honneur en 1983, Officier de l’Ordre National du Mérite en 1988 en qualité de Vice-président de la confédération française des métiers d’art. Pendant cette période de 20 ans, il a occupé la Vice Présidence de l’Académie Internationale de la Céramique (AIC), dont le siège est toujours à Genève, en Suisse.

Bibliographie:

  • La céramique française des années 50, Pierre Staudenmeyer, Ed Norma
  • Jacques Blin, céramiste & porteur d’histoire, Christine Lavenu, Ed Louvre Victoire, 2019

Pierre Boncompain, magnifique livre hommage en édition limité!

pierre boncompain céramiste vallauris
Très beau coffret comprenant une plaque en céramique représentant une nageuse, dans un cadre de type caisse américaine, ainsi que l’ouvrage sur l’artiste Pierre Boncompain,
dédicacé et numéroté 29/200.
Vendu-Sold

Pierre Boncompain est né en 1938 à Valence.

1959 Entrée à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (major de sa promotion)

1963 Entrée à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Atelier de Legueult. Prix de Collioure.

1970 Sélectionné pour le Prix Charles-Paquement des Amis du Musée d’Art Moderne, Grand Prix de la Critique.

1972 Pensionnaire à la Fondation du Château de Lourmarin.

1977 Envoyé en mission culturelle en Inde avec les écrivains Michel Tournier et Robert Sabatier.

Depuis 1961, les expositions de Pierre Boncompain se sont sucédées. Outre sa présence permanente sur les cimaises de Art France à Paris qui présente une grande exposition personnelle de ses oeuvres tous les trois ans depuis 1976, de nombreuses manifestations ont lieu en France et à l’étranger.

A noter en particulier : en 1975, 1978 et 1979 à la Galerie David Findlay à New-York (USA), 1982 et 1986 à la Galerie Bellefontaine à Lausanne (Suisse),1985 Art France-Danis Stinson Gallery à Palm Springs (USA),1988, 1998 et 2001 expositions itinérantes au Japon organisées par la Galerie Kajikawa à Kyoto ; 1995, 1996 et 1999 Bruton Street Gallery à Londres (Grande-Bretagne) ; 1996-2000 Hammer Gallery à New-York (USA).

Toute l’œuvre céramique de Pierre Boncompain fut notamment représentée par la Galerie Sassi-Milici à Vallauris.

Réalisation en 2002 d’une grande peinture murale à la fondation Johnson and Johnson, Hamilton NJ, USA

Robert Pérot, pièce unique profondèment Vallauris!

Robert Pérot Vallauris le Vieux Moulin
Robert Pérot, « pied de lampe« ,
terre rouge de Vallauris, h.53cm, diamètre 25cm
Vendu-Sold

Robert Pérot (1931-2003) fut formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Reims, il en sort diplômé en 1949, section sculpture. En 1950, il fréquente l’académie libre de la Grande Chaumière et entre dans la faïencerie Champagne et Provence, où il crée des céramiques publicitaires et dirige l’atelier de moulage.
En 1953, il rejoint Vallauris, précédant ses amis rémois, Dominique Baudart et Jean-Claude Malarmey. Il fait partie de l’exposition de l’Union des arts plastiques pour la Paix montée autour de Picasso. Il fonde en 1954 l’atelier du Vieux Moulin à Vallauris. Il participe dès lors à un grand nombre d’expositions: Vallauris, Cannes, Monaco, Paris… En 1961, Robert Pérot fait partie de l’exposition internationale de la céramique à Budapest et participe à La mort de la pièce unique chez Jean Derval. En 1962, il obtient une médaille d’or à Albisola, et expose tant en France qu’à l’étranger.
La production de Robert Pérot est surtout marquée par son tempérament de sculpteur: vases et pichets sont traités sous l’angle du volume. Ses émaux sont dans des tons assourdis où prédominent les fonds beiges.

Robert Pérot Vallauris Le Vieux Moulin
Atelier du Vieux Moulin

signé sur la base « RP-Vieux Moulin-Vallauris »

Robert Pérot Vieux Moulin Vallauris

Bibliographie:

  • La céramique française des années 50, P. Staudenmeyer, Ed Norma, 2001

Edmond Lachenal et le Japonisme du XIXème siècle!

Edmond Lachenal japonisme
Edmond Lachenal (1855-1900), « vase aux poissons, 1890″,
pièce en faïence, signature dans le décor,
signé et daté sous la base, h.22cm.
Vendu-Sold

Edmond Lachenal

Faïencier à Malakoff, il se distingua par l’étude de la céramique et de la gravure sur bois japonaises. Il fit sensation à l’Exposition Universelle de 1889 et inventa par la suite un vernis spécial pour le grès, appelé « émail mat velouté ».

Edmond Lachenal se fixa à Châtillon et exposa chaque année au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts et chez Georges Petit ainsi qu’à l’étranger: Vienne, Munich.

On mentionne de sa main une statuette de la comédienne japonaise Sada Yakko; il exécuta également des statuettes d’animaux; parmi ses faïences beaucoup furent faites d’après les modèles de Rodin, Falguière, Saint-Marceaux.

De ses ateliers sortirent d’innombrables objets décoratifs de toutes sortes: vases, bonbonnières, boutons, épingles à chapeau.

Edmond Lachenal fut un des maîtres qui contribua au renouveau de la céramique a la fin du XIXe siècle. Il se montra novateur tant dans les procédés de fabrication que dans la réalisation des formes et des décors. C’est à lui qu’Auguste Rodin fit appel pour sculpter en grès la tête de La Douleur et celle du célèbre Balzac.

Ses œuvres se trouvent dans les musées de Paris (Art Moderne, Arts Décoratifs, Galliera), au Musée National de Sèvres et dans un grand nombre de Conservatoires des Arts et Métiers de l’étranger.

Bibliographie :

Dictionnaire de peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VIII, p.128

Odetta, les belles années Art déco à Quimper!

Odetta Grès Quimper Art Déco
Odetta, Quimper, Rare vase évasé à motif de broderies stylisées,
h.23cm, marqué sous la base
Disponible-Available

Odetta: 1922 marque le début d’une nouvelle production artistique à la manufacture HB de Quimper, l’une des plus riches de son histoire!

L’originalité de la production Odetta réside dans la technique de décoration employée et dans le renouvellement des formes. Pour la décoration des pièces en grès Odetta, il s’agit d’un procédé de cloisonné. « Le contour de la pièce est tracé au manganèse. Les réserves ainsi tracées, au pinceau à main levée ou selon le pointillé laissé par le poncif, sont remplies par des émaux posés à la goutte, avec un pinceau en poils d’oreille de boeuf. C’est grâce à l’emploi d’émaux, en substitution aux couleurs, que la palette chromatique des pièces Odetta trouve toute sa puissance. »

La marque Odetta est apposée sur l’ensemble des pièces en grès, à l’exception des statuettes, où elle est remplacée par le nom de l’artiste. « Certaines formes des grès Odetta sont semblables à celles utilisées par nombre de céramistes de l’époque Art déco, voire par les dinandiers. Deux sources d’inspiration prévalent. La première est d’essence exotique: les poteries africaines et océaniennes servent de modèles, d’où ces formes puissantes, pansues, avec des cols étroits, ou évasés. La seconde source est celle d’artistes influencés par le cubisme ou par les théories avant-gardistes du Bauhaus, ils dessinent des formes géométriques d’une surprenante modernité. »

« Il n’y a pas d’unicité d’inspiration dans le décor des grès Odetta; cela reflète parfaitement l’esprit Art déco, puisant son inspiration à plusieurs sources, mais toujours à la recherche de la rigueur. A côté de figures géométriques, le décor est parfois thèmatique. Il peut évoquer la Bretagne, sa faune, sa flore et ses hommes, mais sans s’enfermer dans le régionalisme. »

Quelques artistes ayant produit des modèles en grès Odetta: Aplhonse Chanteau, Paul Fouillen, Georges Brisson, Louis Garin, René Beauclair, Georges Renaud, René Olichon (dit Rol).