Louis Bidegaray Delfosse, retour de marché à Pont-Aven!

Louis Bidegaray Delfosse (1863-c.1925) fut un peintre-graveur né à Bayonne, il fut élève de Cormon et de Rops, et se pénètre de l’influence de Maurice Denis.

Il expose au Salon des peintures et des gravures.

DELFOSSE litho 30x21.5

Louis Bidegaray Delfosse, le retour du marché, lithographie, éditée dans la « Revue de l’Art », 1903-I-p.439,

30cm x 21,5cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IV, p.404

Eugène Corneau, attiré par la Bretagne.

Eugène Corneau (Vouzeron 1894 – Pontaubert 1976) fut un peintre de paysages, de nus, mais aussi un graveur et un illustrateur.

Eugène Corneau a exposé pour la première fois en 1918, au Salon d’Automne dont il devint sociétaire en 1921, au Salon des Tuileries en 1923. Il fut lauréat en 1925 de la bourse de la Villa Abd-el-Tif, qui lui permit de séjourner à Alger de 1925 à 1926 et de voyager en Afrique du Nord. Il va ensuite s’installer à Pontaubert près d’Avallon. Il séjourne régulièrement en Vendée et en Bretagne.
Sa première exposition personnelle eut lieu à Paris en 1918, et y fut suivie d’autres annuellement jusqu’en 1924. En 1937, il décore le pavillon du Berry-Nivernais lors de l’Exposition Universelle. Il expose à l’étranger: Bruxelles, Alger, New York, Hollande, Biennale de Venise. Il enseigne la gravure à l’école nationale des Beaux-Arts d’Alger; il a illustré de nombreux ouvrages.
Eugène Corneau a peint les paysages de Bretagne et de Provence, les rues des vieux villages, les ports de l’Atlantique. Il a peint de nombreux intérieurs, s’y montrant un intimiste proche des Nabis. Il fut l’ami d’ Albert Marquet chez qui il séjourne en 1925, et d’Eugène Clairin.

Ses oeuvres sont dans les musées: Albi – Alger – Annecy – Bourges – Constantine – Gand – Oran – Paris – Poitiers – Rodez – Tunis

Eugène Corneau Pont-Aven

Eugène Corneau,  village breton, huile sur toile, 66cm x 51cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.886-887

Louis-Marie Désiré-Lucas et Florence en Italie!

Florence
Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949), « Le Ponte Vecchio par temps gris, Florence », 1935,
huile sur toile, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen, Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Au début des années 1920, Désiré-Lucas décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, Désiré-Lucas effectue deux voyages en Italie. Après un long périple, leur premier séjour, en 1934, les conduit à Florence. L’année suivante, ils y resteront un mois.

Citons Désiré-Lucas: « Maintenant, Florence me prend tout entier. Je travaille avec joie… Je ne voudrais plus partir ».

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006

Désiré-Lucas, attiré par le Midi!

Louis Marie Désiré-Lucas
Louis-Marie Désiré-Lucas , matin clair à Villefranche, c.1920,
huile sur panneau, 25cm x 20cm
Vendu-Sold

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen, Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Au début des années 1920, Désiré-Lucas décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, il effectue deux voyages en Italie.

Citons l’artiste: « J’aime le Midi, dont la couleur m’enchante, dont la chaleur vivifiante me grise et qui m’attire lorsque l’hiver breton m’oblige à émigrer vers la lumière. »

Dans sa critique du Salon de 1927, Jacques Baschet remarque la qualité de la lumière dans les tableaux exposés de Désiré-Lucas: « Nous retrouvons à Villefranche ces matins clairs, légers, radieux, venant se chauffer contre les pentes ensoleillées d’un bleu tendre déjà ardent. »

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006

Cécile Morgand, redécouvrez les halles du Faouët!

Cécile Morgand
Cécile Morgand, scéne de marché au Faouët, c.1910,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 60cm x 81cm. Cette oeuvre a rejoint la collection permanente du musée du Faouët.
Vendu-Sold

Cécile Morgand vint en Bretagne au début du vingtième siècle, et peignit des scènes de genre, dans une gamme très colorée.

Cécile Morgand est une artiste parisienne qui participa au Salon des Artistes Français, dont elle devint membre sociétaire à partir de 1901. Elle obtint une mention honorable en 1902.

Cette oeuvre fait partie à présent des collections permanentes du musée du Faouët.

Dès le milieu du XIXe siècle, Le Faouët, riche de ses traditions et de son patrimoine, attire de nombreux artistes français et étrangers à la recherche de motifs nouveaux. Séduits par l’architecture des chapelles Saint-Fiacre et Sainte-Barbe et leur pardon, par l’animation de la place des halles les jours de marché, et surtout par la sincérité de cette population dans la pratique des traditions, les peintres et photographes découvrent dans cette petite cité une source d’inspiration inépuisable.

Certains s’y établissent ou la fréquentent régulièrement contribuant à sa renommée sur la scène parisienne, d’autres l’inscrivent comme une étape indispensable dans leur quête de l’exotisme breton. Des milliers de toiles révèlent aujourd’hui cette effervescence passée.

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.849