André Dauchez, l’épave!

andré dauchez
André Dauchez, « L’épave », 1914
huile sur toile, signée en bas et à droite, 65 x 100cm
Vendu -sold

André Dauchez va peindre en 1914, cette huile sur toile qui représente un bateau échoué sur les rochers. Cette scène, on peut très bien imaginer qu’elle s’est déroulée sur la côte de Loctudy, à la Palud du Cosquer, là où l’artiste a fait construire sa maison, étant ainsi un témoin privilégié de cette scène de naufrage.

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Bretagne dès 1894, s’installant en 1903-1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pèlerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

André Dauchez était purement paysagiste, la figure humaine étant souvent absente de ses paysages. Il maniait avec perfection la mine de plomb, et dans ses dessins les retouches sont inexistantes. C’était surtout un graveur remarquable auteur de près de quatre cents gravures; il illustra par ailleurs plusieurs livres avec beaucoup de poésie, dans des éditions de luxe numérotée, comme par exemple : « Le foyer breton : Contes et récits populaires » d’Emile Souvestre, « Le livre de l’Emeraude » d’André Suarès, « La mer dans les bois » par André Chevrillon qui relate un voyage en bateau sur l’Odet. Citons aussi ses splendides et touchantes illustrations pour le conte de Paul de Musset : « Monsieur le Vent et Madame la Pluie ».

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint-Nazaire, Strasbourg…

André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille, catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, Stéphane Brugal, 2018

Jean-Bertrand Pégot-Ogier, peintre breton!

Pégot-Ogier
Jean-Bertrand Pegot-Ogier (Salamanque 1877-1915), « Jeune bretonne », 1900,
aquarelle et gouache, 30cm x 24,5cm. Etude pour le tableau « Bretonne à la fleur ».
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Jean-Bertrand Pégot-Ogier fut l’élève de Théophile Deyrolle et Alfred Guillou, du Groupe de Concarneau. Il fut fort influencé par l’Ecole de Pont-Aven et les maîtres de ce mouvement ; il va alors peindre dans une veine post-impressionniste au tournant du siècle.

Les parents de l’artiste acquièrent en 1879 une belle propriété à Hennebont, la villa Belle-Vue ou Bellevue, appelée le « château de Bellevue » par Eugène Pégot-Ogier. Ils instruisent leurs enfants dans les sciences et les arts, la musique et la peinture notamment, ainsi que la photographie et la littérature. Jean-Bertrand fait son apprentissage avec son père, dans cette grande propriété familiale qui devient le refuge des idéalistes et de la bonne société de la région. La maison et les jardins qui l’entourent donnent sur une vue splendide des berges du Blavet.

Il partage son existence entre Hennebont et Paris. Il devient collaborateur artistique du journal Le Breton de Paris, secrétaire de l’Association des Morbihannais de Paris, puis secrétaire de la Fédération des Bretons de Paris.

En 1902, il accueille un élève qui restera son ami : Pierre Bertrand (1884-1975).

Il fut sociétaire des Artistes Français, où il exposa à partir de 1902, puis au Salon des Indépendants.

La peinture de Jean-Bertrand Pegot-Ogier est marquée tantôt par l’impressionnisme, tantôt par le synthétisme. Ici, dans cette étude, l’artiste utilise une technique divisionniste, technique nouvelle utilisée par certains artistes de sa génération.

L’artiste décède en 1915 sur les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale.

Bibliographie:

Jean Pégot-Ogier, 1877-1915, catalogue d’exposition du musée de Pont-Aven, 1996.

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.689

La route des Peintres en Cornouaille, Quimper, 1997

Jean-Bertrand Pégot-Ogier (1877-1915), « Bretonne à la fleur »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 61 x 45,5cm.

Louis Valtat et son coup de crayon.

Louis Valtat
Louis Valtat (1869-1952), « Paysage »,
aquarelle sur traits de crayon, signée du cachet en bas et à droite, 24cm x 32cm
Disponible – Available

Renoir et Signac font partie des premiers acquéreurs en 1904, des œuvres de Valtat exposées à la galerie Vollard. Pas plus fauve que nabi, bien qu’il fréquentât, à l’Académie Julian, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard et Félix Vallotton. Cette incertitude quant aux positions de l’artiste est accrue par le fait qu’il n’a laissé aucun écrit susceptible de venir y apporter des éclaircissements.

Les paysages, notamment, deviennent un motif répétitif dans lequel l’artiste exerce le recours à une gamme de couleurs de plus en plus restreinte (bleu, vert, rouge). Valtat intègre tout à la fois, et presque de manière aléatoire dans ses œuvres, un travail d’aplanissement de la forme hérité du japonisme, un traitement directionnel de la touche observé chez les impressionnistes et revisité par le divisionnisme et le pointillisme, un usage de la couleur pure cher aux fauves…

Par ces expérimentations instinctives, Louis Valtat participe surtout à la cohérence d’une transition entre la tradition impressionniste et l’émergence du fauvisme. Il intervient à la genèse du mouvement, sans pourtant s’y engager, en créant une sorte de lien entre différentes tendances, qui intrigue et fascine plusieurs de ses contemporains.

Bibliographie :

  • Bernard Seiden, Ivonne Papin-Drastik, Louis Valtat. À l’aube du fauvisme, Éditions Midi-Pyrénéennes, 2011

Charles Perrin et le Pays Bigouden.

charles perrin Ile Tudy
Charles Perrin (1884 – 1964), « Langoustiers devant l’Ile Tudy », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Charles Perrin est né le 11 avril 1884 à Nancy et mort le 21 mars 1964 à Senlis.

Ce peintre fait ses études à l’École des Beaux-arts de Paris et fut influencé par les courants artistiques de l’époque. Il exposa ses premiers tableaux au Salon de Paris.

Il est principalement connu pour son style figuratif avec une influence du mouvement Impressionniste. Il utilise des couleurs vives et traite de manière expressif la lumière dans ses œuvres.

Charles Perrin a exposé au Salon d’Automne ainsi que plusieurs salons parisiens, où il reçut un accueil favorable.

Son travail est apprécié pour sa sensibilité et son approche poétique des thèmes abordés.

Ses thèmes principaux sont les paysages, les scènes de la vie quotidienne, les natures mortes et les portraits. Il s’est également intéressé à des sujets liés à la Bretagne, capturant la beauté de la région.

Dans ce tableau, il peint les barques de pêche, et notamment les langoustiers qui sont échoués sur la plage de Loctudy, nous dévoilant ainsi une belle vue sur l’Ile Tudy, en pays bigouden.

Marcel Parturier, peintre de la Bretagne.

marcel parturier
Marcel Parturier (Le Havre 1901 – Paris 1976), « Tréboul », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 61cm
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Marcel Parturier est né en 1901, son père, Louis Eugène Parturier, professeur au lycée du Havre, est un homme de lettres, écrivain, artiste peintre et fondateur de la Société havraise des Beaux-Arts. Il entraine dès son plus jeune âge son fils Marcel sur le motif l’encourageant vivement à développer ses talents. Ses études terminées, Marcel Parturier tout naturellement se consacre à la peinture et suit les cours de l’École nationale des beaux-arts à Paris.

Son univers pictural sera majoritairement et passionnément le paysage. Ses paysages, il les trouvera d’abord en Normandie, puis tout au long de son existence ce sera en Bretagne, Ile-de-France, Provence. Sa palette s’enrichira de ces hautes lumières. De ses séjours à l’étranger, la Tunisie lui apportera des luminosités fortes, la Belgique et la Hollande des lumières douces mais intenses qui l’enthousiasmeront et où il retournera à de nombreuses reprises.

Il obtient en 1920-1921 une bourse et part en Tunisie. À son retour il entre à l’Académie de la Grande Chaumière qu’il doit quitter dans un premier temps pour service militaire. Ses talents de dessinateur le font intégrer le ministère de la guerre où il est cartographe jusqu’en 1923/24. Son service militaire terminé il retourne à la Grande Chaumière. Son maître est Lucien Simon.

Sa première exposition à 24 ans à la galerie Carmine ouvre une carrière longue de 55 ans, durant laquelle plus de mille cinq cents toiles seront réalisées ainsi que plus de quatre cents gouaches ou aquarelles, représentant les paysages rencontrés au cours de séjours en France (Bretagne, Normandie, Honfleur, Provence, Bourgogne) ou à l’étranger (Tunisie, Hollande, Belgique, Espagne, Italie).

Marcel Parturier est nommé en 1947 Commissaire général du 58e Salon des indépendants et fonde en 1953, l’Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques, (ADAGP). Il en devient le premier Président. Il est également nommé Chevalier de la Légion d’honneur, au titre, des Beaux-Arts, et sociétaire à la Société Nationale des Beaux-Arts.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999