A Pont l’Abbé, la galerie Brugal fait peau neuve et expose des oeuvres de célèbres artistes!

galerie brugal
Stéphane Brugal expose dans sa galerie des œoeuvres rares, comme ce tableau du peintre belge Paul-Auguste Masui, « Le joueur de biniou », qui a fait l’objet d’une rétrospective au musée de Pont-Aven en 2007.

Expert des écoles de peinture bretonnes et modernes, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 80, Stéphane Brugal expose depuis 17 ans des œuvres d’artistes de renom dans sa galerie d’art de la rue Burdeau, à Pont-l’Abbé. Des peintures d’André Dauchez, Mathurin Méheut, Jean-Julien Lemordant ou Louis-Marie Désiré-Lucas ornent les murs. Et, en ce moment, on peut admirer (et acheter !) des lithographies de Picasso, Bernard Buffet ou des gravures d’Edgar Degas et d’André Derain.

La galerie Brugal est un lieu d’exposition assez unique, n’étant jusqu’à présent ouvert que l’été, il l’est désormais toute l’année. À cette occasion, la galerie Brugal a été rénovée et de nouveaux éclairages de haute technologie installés, permettant de mettre en valeur les œuvres prestigieuses exposées.

« La rénovation sera complétée prochainement par une nouvelle devanture », indique également Stéphane Brugal, qui souhaite faire de sa galerie un écrin intime et chaleureux à la mesure de la qualité des œuvres qu’elle abrite.

Pratique

Galerie Brugal, 12, rue Burdeau à Pont-l’Abbé. Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h. Tél. 06 89 15 56 55 ; mél. sv.brugal@sfr.fr. Site internet : www.brugal-antiquites.com

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-l-abbe-29120/a-pont-iabbe-la-galerie-brugal-fait-peau-neuve-expose-des-oeuvres-de-celebres-artistes-6494312.php

22 décembre 2023

Pont l’Abbé, la galerie Brugal offre un nouveau visage!

Stéphane Brugal est à la tête de sa galerie d’art depuis 17 ans. Ce lieu d’exposition, jusqu’à présent ouvert l’été, l’est désormais toute l’année. Le local a été entièrement repensé. De nouveaux éclairages, une atmosphère chaleureuse et des accrochages judicieux permettent au visiteur ou au collectionneur d’admirer en toute sérénité les œuvres présentées.

Sur les murs, des œuvres d’artistes issus des écoles bretonnes depuis la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1980 environ. André Dauchez, Mathurin Méheut, Jean Julien Lemordant, Louis-Marie Désiré-Lucas quelques-uns des noms prestigieux d’artistes dont plusieurs œuvres sont proposées à la vente par Stéphane Brugal.

Galerie Brugal : 12, rue Burdeau à Pont-l’Abbé. La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h. Pour tout contact 06 89 15 56 55. Site internet : www.brugal-antiquites.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/la-galerie-brugal-offre-un-nouveau-visage-ccfbac3a-fa45-4f60-8eca-05f18897bdbc

Macario Vitalis, peintre cubiste de l’école de Paris.

macario vitalis
Macario Vitalis (1898-1989), « composition cubiste », 1946,
huile sur toile, signée et datée en bas et à droite, 32x40cm
Vendu -sold

Macario Vitalis naît en 1898 à Lapog dans la province de l’Ilocos Sur aux Philippines. Avec son frère, il quitte son pays pour la Californie où les travailleurs philippins se font embaucher dans les plantations d’ananas. Macario Vitalis fut élève de 1920 à 1922, de l’École des Beaux-Arts de San Francisco (Californie) puis jusqu’en 1924 à celle de Philadelphie (Pennsylvanie).

En 1926, il décide de partir pour la France où il s’installe à Montmartre, puis à Puteaux où il fait la connaissance de Camille Renault. Peintre postcubiste, son art montre une certaine influence de l’exemple de Jacques Villon, qu’il fréquenta dans le cadre du groupe de Puteaux et de la « Section d’Or », avec Albert Gleizes, La Fresnaye, Metzinger. Ainsi, pendant plus de trente ans, Macario Vitalis fréquentera cet établissement, lieu de rencontre de nombreux artistes et intellectuels, où il a peint de petites compositions à même le mur du restaurant.

Puis dans les années 1950, il s’installe en Bretagne, à Plestin-les-Grèves, où il produit des paysages marins, des scènes religieuses, des scènes de la vie quotidienne et quelques portraits. Dans les années 1980, il retourne aux îles Philippines où il décède en 1989.

Une exposition rétrospective est organisée à l’alliance française de Manille en mars 2011 et une sur sa période bretonne à Plestin-les-Grèves du 20 juillet au 15 août 2016.

La Poste française lui consacre en juin 2017 un timbre-poste à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République des Philippines.

Un article d’Yves Coativy paru en 2015 fait la synthèse de son œuvre breton.

Bibliographie: -Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIV, p.292

Charles Cottet, la Bretagne âpre et mélancolique.

charles cottet

Charles Cottet, « Deuil marin« ,

eau-forte, signée en bas et à droite, numérotée 5, 308x415mm

Vendu-Sold

Charles Cottet reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll ; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Boutteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établi en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet, Emile René Ménard, Lucien Simon et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

« Cette oeuvre représente une scène de la vie bretonne, qui par sa sévérité, compose des groupes dans lesquels les individualités se fondent. On n’y existe guère que dans la vie communautaire. Elle seule permet d’affronter les deuils et les tempêtes qui ponctuent la vie au bord de ces rivages déchiquetées. »

Cette planche montre trois femmes – trois générations de femmes en deuil. Deux sont en manteau noir à capuchon, et la jeune fille au centre, sans manteau, porte un bonnet

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne, Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie :

– Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

– « Charles Cottet – Catalogue raisonné de l’œuvre gravé », Daniel Morane, 2002

Achille Granchi-Taylor, témoin du quotidien breton!

Granchi Taylor
Achille Granchi-Taylor, « Pêcheur et ses enfants sur les quais, Concarneau », circa 1890,
huile sur toile marouflée sur panneau, non signée, 60 x 45cm
Version préparatoire pour le tableau « Pauvre pêcheur de Concarneau » se trouvant dans les collections du musée des Beaux-Arts de Brest.
Vendu -Sold

Achille Granchi-Taylor (Lyon 1857 – 1921) fut élève de l’atelier Cormon en 1887, et c’est probablement dans les ateliers des Beaux-Arts de Paris qu’il rencontra Alfred Guillou et Téophile Deyrolle, tous deux grands peintres de Cocnarneau.

En 1887, alors qu’il se trouve à Pont-Aven, Granchi-Taylor rencontre Paul Gauguin (qui fera son portrait en 1895), ainsi que Henry Moret, de Chamaillard, Maxime Maufra, Emile Jourdan, Roderick O’Conor, à la pension Gloanec.
La Bretagne l’ayant sédui,t il s’y fixa et passa à Concarneau les trente meilleures années de sa vie d’artiste. A Concarneau, il peint la vie des pêcheurs, celle de tous les jours, de manière très grave, dans un style purement académique, très austère dans sa description du labeur. Sa palette reste dans des tons sombres, révélant d’autant plus cette sévérité, cette austérité et pauvreté du monde des pêcheurs. Mais sa palette s’éclaircira peu à peu et les toiles prendront des tons adoucis. Il peignait le monde des pêcheurs avec un réalisme sans outrance mais aussi sans concessions.

Cette oeuvre fait partie d’une série de peintures que l’artiste consacre aux pêcheurs de Concarneau et à leur famille, témoin de leur grande précarité et de la dureté de leur vie quotidienne. Ce tableau est à rapprocher du tableau « Pauvre pêcheur de Concarneau », qui fait partie de la collection permanente du musée des Beaux-Arts de Brest.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VI, p.376
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1997
Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch, 1993
-Catalogue d’exposition, Musée de la Pêche, Concarneau, 1993