Alfred Wahlberg, les rochers de Saint-Guénolé.

Saint-Guénolé
Alfred WAHLBERG (1834-1906), les rochers de Saint-Guénolé, 1899,
huile sur toile, signée, située et datée en bas et à gauche, 55 x 70cm
Vendu -sold

Herman Alfred Leonard Wahlberg est né à Stockholm le 13 février 1834, et décède le 4 octobre 1906 à Tranas en Suède.

Wahlberg voit le jour dans une famille d’artistes : son père est peintre, sa mère sculptrice et fille d’un sculpteur italien. Doué pour l’art et la musique, il prend des cours de peinture auprès de son père et s’inscrit à l’Académie royale suédoise de musique.

Alfred Wahlberg gagne d’abord sa vie en donnant des cours de piano, mais il va rapidement privilégier la peinture. En 1857 il s’inscrit à la prestigieuse Kunstakademie de Düsseldorf en Allemagne. Après un voyage en Belgique et aux Pays-Bas, il connaît ses premiers succès comme peintre paysagiste à son retour en Suède dès 1862.

En 1866, il part pour Paris où il expose au Salon à partir de 1868. Il s’installe à Ecouen, au nord de Paris, mais retourne chaque été en Suède. En France, son œuvre est particulièrement mise en avant par Théophile Gautier. Il a été un familier du peintre Pierre Edouard Frère à Ecouen, ainsi que de Charles François Daubigny et Léonide Bourges à Auvers-sur-Oise.

La Bretagne est peu présente dans l’œuvre de Wahlberg, et pourtant il s’est rendu à Saint-Guénolé en 1899. On ignore tout des circonstances de ce voyage, mais comme il était très lié à Charles François Daubigny, il se peut qu’il ait voulu retourner sur les traces de son ami.

On connaît de lui au moins 3 tableaux de Saint-Guénolé.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ,1999

-« L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXème siècle« 

François Eberl, un peintre de l’Ecole de Paris en Bretagne.

Eberl
François Eberl, Frantizek Zdenek Eberl (Prague 1887 – Paris 1962), le Palais, Belle-Ile-en-Mer, 1913
huile sur panneau, signée, située et datée en bas et à gauche, contresignée au dos, 27 x 35cm.
Oeuvre similaire au catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro G050 Vendu – sold

François Zdenek Eberl entre aux Beaux-Arts de sa ville natale en 1905 et, après deux ans d’apprentissage, part visiter Stockholm, Munich et Amsterdam.

Eberl arrive à Paris en 1912, s’installe à Montparnasse et commence en 1913 à exposer dans les salons parisiens. Il devient ainsi sociétaire du Salon d’automne et présente ses œuvres au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Eberl s’engage dans l’armée française. De retour à Paris en 1919, il fait connaissance à Montmartre de Francis Carco, Roland Dorgelès et Pierre Mac Orlan qui soutiennent sa peinture et pour lesquels il réalise des illustrations. Il se lie d’amitié également avec Picasso, Modigliani et Maurice Vlaminck, et se distingue très vite comme peintre de femmes. Eberl puise son inspiration dans le folklore parisien.

Chevalier de la Légion d’honneur, il expose aussi ses toiles dans des Galeries parisiennes telles Barreiro ou Bernheim-Jeune dont dans cette dernière en 1929 une exposition très importante présentant cinquante tableaux, préfacée par Arsène Alexandre et en octobre de la même année chez Barreiro une exposition d’aquarelles et de dessins

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ

– Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l’École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 – Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020

Paul-Auguste Masui, la Bretagne révélée à l’artiste expressionniste.

paul-auguste masui
Paul-Auguste Masui (1888-1981), Les porteurs de bannières, 1925, eau-forte, justifiée 6/50,signée en bas et à droite, 265 x220mm, Disponible-Available

Paul-Auguste Masui travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912 en Belgique et à l’étranger. En 1917, il publia à Londres un grand album de 55 bois gravés, « La légende de Thyl Ulenspiegel », qui sera le coup d’envoi de sa carrière professionnelle.

En 1919 et 1920, il produit un grand nombre de lithographies de grand format, surtout des études de travailleurs du bâtiment, des chantiers navals et des rues. Pour se familiariser avec la couleur, il pratiqua le pastel de 1918 à 1922. Il pratiqua le monotype, l’aquarelle, la gouache, la gravure sur bois et sur cuivre. En 1935, il décora le Pavillon du Brabant à l’Exposition Universelle.

Masui a peint principalement la Bretagne, l’Ardenne, la Provence et l’Espagne. Sa facture évolue vers une rigueur et une synthèse toujours plus grande des formes et des tonalités de ces paysages, habités parfois d’hommes et de femmes issus de ces terres sombres et graves.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

Plusieurs de ses oeuvres sont dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (mus. Carnavalet), Quimper, Pont-Aven,Tournai, Verviers.

la tente à cidre, 1925, eau-forte et aquatinte, épreuve d’artiste, numérotée 2, signée en bas et à droite,
265 x 220mm
Disponible-Available
le calvaire, 1925,
eau-forte et aquatinte, justifiée 3/50, signée en bas et à droite, 265 x 220mm
Disponible-Available

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.339

– Arsène Soreil, Paul-Auguste Masui, graveur et peintre, in Cahiers de l’Académie luxembourgeoise, Virton, 1962

– Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007

– « Paul-Auguste Masui », P. Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

Pierre Toulhoat, sur les pas d’un artiste aux milles talents.

pierre toulhoat
Pierre Toulhoat, Exposition Sculptures Populaires Bretonnes, Musée Municipal de Quimper, affiche lithographiée, 1952, Imprimerie Bargain, 60 x 40cm
Vendu – sold

Pierre Toulhoat, est un sculpteur, peintre, vitrailliste et joaillier français. Peintre de paysages, il fut lauréat du Prix de l’Association amicale des paysagistes français.

Le goût du dessin qui ne l’a jamais quitté depuis l’enfance l’entraîne vers l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 1947 (option sculpture). Pierre Toulhoat collabore parallèlement à la nouvelle faïencerie Keraluc dès sa fondation, crée des bijoux pour Kelt, dessine des foulards, tissus et bannières pour Le Minor, crée des vitraux pour l’atelier Le Bihan-Saluden. Il enseigne la céramique et le modelage à l’école régionale des beaux-arts de Quimper et réalise des œuvres murales à la faïencerie Keraluc (bas-reliefs en céramique polychrome), pour l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), pour la chapelle de l’ex-hôpital Maritime à Brest, pour le lycée de Brizeux à Quimper, etc. Il crée des médailles pour la Monnaie de Paris, exécute dans son atelier de vitrail des commandes pour de nombreuses églises de Bretagne. Il crée un atelier de bijoux pour éditer ses créations et exécute des pièces d’orfèvrerie religieuses.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
  • Armel Morgant, Toulhoat, Coop Breizh, 2007

Jean Deyrolle, une peinture bien abstraite.

jean deyrolle

Jean Deyrolle, « composition« ,

tempera sur papier marouflée sur toile, signée en bas et à droite du monogramme,

33 x 41cm

Vendu -Sold

La famille Deyrolle est d’origine bretonne, de Concarneau, dans le Finistère. En 1912, la famille s’installe à Vannes, puis à Quimper.

En 1929, il entre à l’école « Art et Publicité » à Paris, dont il suit les cours pendant trois ans. Ses vacances se passent à Concarneau. Il y rencontre un ancien élève de son grand-père, Lionel Floch, qui lui donne quelques conseils et lui apprend les rudiments de la peinture.

Jean Deyrolle expose au Salon des Artistes Français en 1933. L’année d’après, il fait une quinzaine d’expositions au Maroc et en Bretagne. En 1936, il expose à Concarneau avant de repartir pour l’Afrique du Nord. Sa cousine Jeannine Guillou vit maintenant avec Nicolas de Staël, dont elle partagera l’existence jusqu’à son décès en 1946. Jean sympathise avec Nicolas, et ils voyagent ensemble à travers le Maroc et l’Algérie.

A partir de 1941, il approfondit les théories de Paul Sérusier. Influence passagère mais intense du théoricien d’une nabisme. C’est l’époque de la recherche du symbolisme des couleurs et de la construction rigoureuse des compositions. En 1943, il retrouve Jeannine et Nicolas de Staël à Paris. Chez eux il y fait la connaissance d’André Lanskoy et du poète Pierre Reverdy. C’est la période où Jean Deyrolle se détache de la figuration. En 1944, Jean Deyrolle « passe la ligne » et expose comme peintre abstrait ou salon d’automne. Jeanne Bucher acquiert ces premières peintures non-figuratives. En 1946, Jean Deyrolle se groupe avec quatre autres jeunes peintres : Dewasne, Hartung, Marie Raymond et Schneider. Ils exposent ensemble leurs « peintures abstraites » à la galerie Denise René. Gilioli, Poliakoff et Vasarely les rejoignent. La même année, Jean Deyrolle reçoit le prix Kandinsky décerné pour la première fois. Pendant la douzaine d’année qui suit, il participe aux principales manifestations collectives d’art abstrait organisées en France et dans le monde.

Bibliographie:

-Geay Jean-Pierre. Deyrolle, une peinture bien tempérée, catalogue d’exposition,Ed. l’Isle-sur-la-Sorgue, 1977.

-Richar-Rivier Georges. Jean Deyrolle, catalogue raisonné, Editeur Cercle d’Art, Paris, 1992

Deyrolle/Guillou, généalogie d’artistes, Catalogue Musée de Pont Aven, 2008-2009