Edmond Moirignot, « le beau navire »!

Edmond Moirignot (1913-2002) étudie à l’école nationale supérieure des beaux-arts.

Son travail a consisté à l’exécution de monuments et statues commémoratives pour l’Etat (1945-1955) puis de recherches personnelles (à partir de 1955). Edmond Moirignot appartient à cette famille de sculpteurs d’après- guerre qui renouvelèrent la sculpture figurative pour exprimer plus pleinement, l’homme et sa fragilité.

Edmond Moirignot fut professeur de dessin et de sculpture de la Ville de Paris à partir de 1963. Il fut membre du salon d’Automne, du salon de la Jeune sculpture, des salons Populiste, Comparaisons, Peintres témoins de leur temps, Terre latine.

Le thème de la femme est pour Edmond Moirignot une source intarissable de découverte et d’émerveillement. Il entre dans son intimité, sans pour autant, et c’est sa délicatesse, se faire jamais voyeur ou vulgaire. Au bain, à la toilette, à la coiffure, elle porte un mystère et des songes, la spiritualité délicate de Edmond Moirignot.

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« Le beau navire », cachet du fondeur Godard, signé et numéroté 7/12, h.33,5cm

Bibliographie:

    • Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ
  • Catalogue raisonné des sculptures et de l’oeuvre graphique d’Edmond Moirignot, par Claude Jeancolas, 2010

Jean Laniau, baigneuse agenouillée

Né en 1931 à la Rochelle, Jean Laniau commence à l’âge de 14 ans une vie professionnelle dans le quartier du Faubourg Saint Antoine à Paris où le travail du bois, principalement celui de l’ameublement de style occupe les arrière-boutiques et les cours des rues avoisinantes.

En 1968, parallèlement à son activité, il décide de suivre les cours du soir de dessin et de peinture avec M. Paul Girol ainsi que les cours par correspondance dispensés par l’école ABC avec M. Pacouil. Rapidement, en élève assidu, Jean Laniau s’initie à toutes les techniques de l’art pictural, dessin, lavis, aquarelle et peinture à l’huile avec une formation basée sur l’étude du dessin et de la peinture sur modèle, quel que soit le sujet : fleur, nature morte, paysage…

L’étude du nu féminin le sensibilise particulièrement et ses réalisations laissent apparaître cette nouvelle attirance. C’est à partir de 1975 qu’il décide de prendre des cours de sculpture à l’Ecole Supérieure de Montparnasse avec Edmond Moirignot. Ses expériences antérieures et sa grande capacité d’adaptation au dessin lui permettent très vite de maîtriser la sculpture.

A partir de 1981, il décide de se consacrer uniquement à cet art. Rapidement, ses oeuvres seront exposées, reconnues et feront partie des grandes collections. Jean Laniau réalisa le buste du Maréchal Juin pour la ville du Lavandou, deux sculptures pour la ville de Biscarosse, une sculpture pour le jardin du 15e arrondissement à Paris, et d’autres oeuvres qui partent à l’étranger.

Jean Laniau

Cette sculpture en bronze représente une baigneuse agenouillée, exemplaire numéroté 5/8,

signé J LANIAU, cachet du fondeur J. CAPPELI, h.24cm

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Christophe FRATIN, sculpteur animalier

Originaire de Metz, Christophe Fratin (1801-1864) travaille à Paris dans l’atelier de Géricault. Il reçoit des commandes de l’Etat, plusieurs groupes destinés au jardin botanique.

Sa popularité s’étend à la France, mais aussi à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Russie, aux Etats-Unis et surtout à l’Angleterre. Lors de l’Exposition Universelle à Londres de 1851, il passe pour le plus grand sculpteur animalier du moment. Ses oeuvres figurent dans plusieurs musées étrangers.

Christophe Fratin

Christophe Fratin, groupe de lévriers, bronze doré, signé sur la terrasse, 32,5cm x 20,5cm

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Christophe Fratin a produit des statuettes et de petits groupes en bronze, très appréciés par leur réalisme précis et leur vigueur. 

Stéphane Ruais, peintre de la Marine

Stéphane Ruais est un marin de longue date qui navigue sur ses propres bateaux dans le Finistère Nord. Son atelier est situé à Tréflez.

Sa peinture est imprégnée de ses courses en solitaire, avec de nombreux paysages côtiers, mais les sujets sont divers (avions, natures mortes, arsenaux…). Les caractères dominants de son expression artistique sont la lumière et le mouvement, une peinture d’atmosphère par touche rapide qui saisit la lumière et valorise la transparence des éclairages. Il travaille exclusivement sur le motif.

Peintre de paysage, il se réclame de quelques grands maîtres. Camille Pissarro, pour la nature et la fraîcheur de ses verts, Claude Monet pour ses lumières dorées, et surtout Chaïm Soutine, pour sa matière sensuelle et sa palette de couleurs. Ruais se situe, aussi, dans le sillage de Marin-Marie, aquarelliste de génie, même s’il a délaissé cette technique qu’il trouve trop imprévisible.

Peintre de la Marine depuis 1991, assimilé au grade de capitaine de corvette, Stéphane Ruais est un peintre côtier. « Le grand large m’ennuie », reconnaît-il, passionné par l’estran et ses rochers, et nostalgique de ses jeunes années lorsqu’il débarquait sur une île, prêt à cabaner pour la nuit. La grand-voile affalée, à cheval sur la bôme en guise de toile de tente, et les étoiles comme compagnons.

Elève des Beaux-Arts de Paris, section Architecture, Stéphane Ruais se met à la peinture au début des années 1980, et obtient en 1991, le titre de « Peintre Officiel de la Marine« .

Très belle huile sur toile de l’artiste Stéphane Ruais, représentant « Le Guillec » ( cours d’eau du pays de Léon) une rivière du Finistère qui se jette dans la Manche.

Stéphane Ruais

« Le Guillec », 9 janvier 2000,

huile sur toile signée en bas et à droite, située et datée au dos, 65x92cm

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Yves Klein, son bleu outremer IKB!

Yves Klein, né en 1928 à Nice, avait pour première vocation d’être judoka. En 1954, il se tourne définitivement vers l’art et entame son « Aventure monochrome ».

Animé par l’idée consistant à « libérer la couleur de la prison de la ligne », L’artiste se tourne vers la monochromie car c’est pour lui la seule manière de peindre permettant de « voir ce que l’absolu avait de visible ».

Privilégiant l’expression de la sensibilité plus que la figuration dans la forme, il va au-delà de toute représentation artistique et conçoit l’œuvre d’art comme la trace de la communication de l’artiste avec le monde. C’est la réalité invisible qui devient visible. Ses œuvres sont « les cendres de son art ».

Son œuvre révèle une conception nouvelle de la fonction de l’artiste. Selon lui, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air et dans la matière. Yves Klein a fait de sa vie tout entière une œuvre d’art : « L’art est partout où l’artiste arrive. »

En 1957, Yves Klein (1928-1962) décide de présenter à la galerie Iris Clert le  « bleu immatériel « . L’artiste va utiliser la couleur bleue sur un objet usuel dentelé (le timbre) qui va ainsi lui conférer le statut d’oeuvre d’art. Ce n’est qu’en mai 1960 que la formule chimique de ce bleu outremer mis au point par l’artiste est déposée à l’Institut national de la propriété industrielle sous le nom d’IKB (International Klein Blue).
Les  « timbres bleus » serviront de vignettes d’affranchissement des cartons d’invitation aux expositions d’Yves Klein dans les galeries Iris Clert et Colette Allendy en 1957, puis de nouveau chez Iris Clert en 1958 et 1959. Les organisateurs règlent les frais d’affranchissement directement en numéraire à l’administration des Postes pour la totalité des envois. Chaque carton d’invitation est alors affranchi symboliquement par un à timbre bleu  IKB. Le cachet à date en port payé de  » Paris tri distribution  » y figure.

Yves Klein

On connaît actuellement une quarantaine de cartes postales ou enveloppes affranchies en 1957, 1958 et 1959 par un  » timbre bleu  » IKB d’Yves Klein. En avril 1958, Yves Klein s’adressera à lui-même une enveloppe affranchie avec son « timbre bleu ». Ce document se trouve dans la collection Archives Yves Klein.

Yves Klein

Cette enveloppe fut envoyée le 25 mai 1959 pour l’exposition d’Yves Klein, à l’artiste Réginald Weston, contemporain et ami de Klein.

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