Yves Alix, le cubiste bien tempéré!

Yves Alix

Yves Alix, « la vieille bretonne« , 1946

eau-forte, signée en bas et à droite, numérotée en bas et à gauche, 18 x 24cm
Tirage à 46 épreuves pour La jeune gravure contemporaine.
Vendu-Sold

Yves Alix (Fontainebleau 1890 – Paris 1969) fut un peintre de portraits, de paysages, un graveur et un illustrateur, et décorateur de théâtre. Post-cubiste

Il fut élève de l’Académie Julian, puis de l’Ecole des Beaux-Arts. Il préféra s’inscrire à l’Académie Ranson où enseignaient Pierre Bonnard et Maurice Denis, et où il rencontre Edouard Vuillard, Karl-Xavier Roussel, Paul Sérusier. Il y devient lui-même professeur de dessin en 1918 et rencontre Charlotte Marchal qu’il épouse en 1919. Celle-ci créera en 1926 le Bureau international des arts français, auquel le peintre participe, et s’associera au début des années 1930 avec Louis Sognot en adhérant à l’Union des artistes modernes

Il a commencé à exposer en 1912 au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne; puis au Salon des Tuileries et au Salon Comparaisons. Son oeuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Il a également peint de nombreuses décorations murales (Hôtels de Ville de Saint-Mandé, Poissy, Puteaux, le paquebot Normandie..), des décors de théâtre, des cartons de tapisserie.

Il fut influencé par André Lhote, cherchant ses motifs dans l’Oise, en Bretagne et en Provence. Il commence à graver en 1911 et anime avec Pierre Guastalla un groupe de 11 artistes, créé en 1925 et qui devient Les jeunes graveurs contemporains en 1929. Il réalise 116 estampes de 1911 à 1968.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il apporte son soutien à de jeunes artistes tels Gustave Singier, Alfred Manessier, Jean Bazaine et Jean Le Moal.

Touché par un cubisme bien tempéré, Alix fut un exemple caractéristique de l’Ecole de Paris de l’entre-deux-guerres.

Ses peintures sont conservées dans de nombreuses collections publiques à Paris au Musée National d’Art Moderne, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, dans le Fonds National d’Art Contemporain, à Albi au Musée Toulouse-Lautrec, à Amiens, à Épinal, à La Rochelle, au Musée des Beaux-Arts de Lyon, à Orléans, à Pont-Aven, ainsi qu’à l’étranger à Alger, Djakarta, Moscou, Rabat, Riga, Skopje et Tokyo.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999

Yves Alix, catalogue de l’oeuvre gravé, Les Amis d’Yves Alix, Saint-Tropez, 1997

Yves Alix, catalogue d’exposition, musée de Pont-Aven, 1994

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Gérard Cochet, une grande âme d’artiste.

Gérard Cochet
Gérard Cochet, à bord,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 24 x 33cm
Vendu-Sold

Les thèmes de Gérard Cochet furent variés: scènes de plage, de vendanges, de moissons, de repos des paysans, marines et le monde du théâtre, du cirque, des champs de course.

Gérard Cochet (Avranches 1888 – Paris 1969) étudia la peinture à Nantes de 1905 à 1909, puis à l’Académie Julian de 1909 à 1914, où il suit les cours d’Henri Royer et Marcel Baschet.

Il fut blessé pendant la guerre où il perdit un oeil en 1915. Gérard Cochet exposait à Paris en 1921 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants, au Salon de la Jeune Gravure Contemporaine. Il exposait dans des galeries depuis 1919, à Paris, Londres, New York, Oran et Alger, Bruxelles.

Il a effectué des peintures murales dans des édifices publics et privés, comme le théâtre de Belfort 1932, le Palais de la Découverte de Paris 1937; il a créé des décors de théâtre ou d’Opéra. En 1924 il obtint la bourse Blumenthal pour la gravure.

Gérard Cochet fut nommé peintre de la Marine en 1925. Il a ainsi exécuté des oeuvres pour décorer le carré des officiers ou le salon du commandant de bâtiments: le contre-torpilleur Terrible, le sous-marin Surcouf, le contre-torpilleur Tartu, le bureau du commandant à Orly, l’école des mousses de Brest (aquarelles), l’arsenal de Toulon, etc.

Gérard Cochet fut professeur à l’Académie Ranson de 1932 à 1935. Il fut par ailleurs membre fondateur et Vice-Président de La jeune Gravure Contemporaine (1928), avec ses amis de toujours, Yves Alix, Robert Lotiron, Amédée de la Patellière, Charles Walch. Il a aussi été membre de la Société des peintres graveurs, du Salon des Indépendants et du Comité du Salon d’Automne.

Il pratiquait un métier très sain, direct par touches larges et couleurs franches. Il se situait avec personnalité dans la tradition figurative française. Il a pratiqué toutes les techniques de gravure et a illustré ainsi de nombreux ouvrages.

Gérard Cochet était un peintre d’atelier, comme il se plaisait à l’indiquer:

« Je ne travaille pas un tableau d’après nature. En général une scène me frappe, sans d’ailleurs que je puisse en donner la raison: elle s’inscrit à peu près toute entière dans mon esprit et je l’ébauche sur la toile. C’est alors que commence le travail autour: c’est souvent assez long, car ce qui est facile pour la partie paysage et nature morte contenue dans la composition devient assez compliqué pour les personnages que je ne veux pas faire poser car la pose est toujours fausse quand il s’agit de mouvement. Alors, il faut de la patience et faire beaucoup d’études et de dessins.

C’est vous dire que le travail d’atelier est, pour moi, le fond même de l’oeuvre. »

Son oeuvre est présente dans de nombreux musées: Alger, Belfort, Le Havre, Londres, Mulhouse, New York, Orléans, Musée d’Art Moderne de Paris, Musée du Petit Palais, Paris (BN), Poitiers.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.734-735

Hommage à Gérard Cochet  , catalogue d’exposition, Musée d’Avranches, 1990

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