La leçon de Pon-Aven, Adolphe Beaufrère.

Adolphe Marie Beaufrère Pont-Aven
Adolphe-Marie Beaufrère (1876-1960
La Laïta, c.1940
Aquarelle, signée en bas et à droite, 22 x 16,5cm
Vendu-Sold

Adolphe Marie Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure. Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.

Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.

Il obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne. Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles. Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire. Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes.

La Laïta et la région de Pont-Aven furent pour lui un sujet inépuisable d’inspiration, mais aussi le Midi et l’Algérie où il est allé à la suite d’une bourse obtenue en 1911. On retrouve dans son œuvre l’influence du japonisme et le synthétisme propre au groupe de Pont-Aven.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.926-927
  • Catalogue raisonné de l’œuvre gravé d’Adolphe Beaufrère, D. Morane, 1981
  •  Adolphe Beaufrère, catalogue d’exposition, Musée Pont-Aven, 2005
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouailles, 1997

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Masui, expressionniste belge en Bretagne!

Paul-Auguste Masui, bord de côte, 1926, huile sur toile, 61cm x 71cm

 

 

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. Il a peint principalement la Bretagne, les Ardennes, la Provence et l’Espagne.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un got prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière. Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

Plusieurs de ses oeuvres se trouvent dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
Paul-Auguste Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

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Georges Rasetti et la leçon de Pont-Aven.

Georges Rasetti
Georges Rasetti, huile sur carton marouflé, 27cm x 21cm 
Vendu-Sold

Georges Rasetti (1851 – 1931) commence par être un peintre de genre et de paysages. Il expose dès 1877 au Salon.

Arrivé assez tôt en Bretagne, cet artiste fait partie du groupe nommé plus tard l’Ecole de Pont Aven. Il côtoya et travailla avec tous les grands acteurs de ce mouvement, en particulier avec Maurice Denis. Avec ce dernier, ils travaillèrent à l’élaboration de projets de peintures et notamment de céramiques.

Il fut très proche, avec le peintre Armand Seguin, de Paul Sérusier qui le visita régulièrement.
La peinture de Georges Rasetti s’inscrit pleinement dans le courant pictural de Pont-Aven. D’une part, par son sujet (les bretonnes souvent représentées assises ou debout, les scènes pastorales sous les arbres, les maisons), mais d’autre part il se situe aussi dans la lignée de Paul Gauguin par son écriture picturale utilisant les tons sourds et éteints, le cerne bleu-violet des motifs, le rouge-orange pour les troncs des arbres, l’harmonie des lignes et le sens synthétique de ses compositions.

En 1891, il séjourne à Huelgoat en compagnie de ses amis Paul Sérusier, Verkade et Ballin. Il initie les Nabis aux techniques de la céramique dans son atelier de Bois-Colombes tout en pratiquant la peinture au cours de ses fréquents séjours en Bretagne.

Bibliographie:

Les peintres de Pont-Aven,  Cariou, Ed. Ouest France
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XI, p.446
Dictionnaire des Petits Maitres, G.Schurr, Ed Amateur

 


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Emile Dezaunay, un grand graveur méconnu!

Emile Dezaunay
 Emile Dezaunay, « jeune bretonne », circa 1895, eau-forte
Vendu-Sold

Emile DEZAUNAY (Nantes 1854 – Nantes 1938) entre à l’école des beaux-arts à Paris en 1875. En 1886, il expose à l’Exposition des Beaux-Arts de Nantes qui se tient tous les trois ans et à laquelle sont conviés les peintres déjà consacrés et ayant participé au Salon officiel de Paris.

C’est Schuffenecker qui a la charge d’envoyer à l’exposition les deux tableaux de Gauguin avec les siens. Parmi les exposants nous trouvons entre autres : Baudin, Bonnat, Puvis de Chavannes, Jules-Elie Delaunay, Gérôme, Guillaumin, Harpignies, Maufra, Moret, Pissaro, Renoir, Seurat, Sisley. C’est à cette occasion qu’Emile Dezaunay fera la connaissance de Maxime Maufra et que va naître entre les deux hommes une grande amitié.

Emile Dezaunay qui fréquente l’atelier d’Eugène Delâtre où Maufra réalise également ses premières gravures en 1892, influencés par Gauguin. Si ses planches ne sont pas datées on sait qu’en 1904, quatre d’entre elles étaient en vente à la Galerie Sagot, à Paris dans des petites séries numérotées à 50 exemplaires.

C’est dans les aquarelles et les gravures dont il maîtrise parfaitement les techniques qu’il excelle. C’est entre 1892 et 1909 que sa carrière fut la plus féconde. le critique Arsène Alexandre dit :  » Son art est à la fois populaire et raffiné, il est malicieux quand il regarde, candide quand il raconte « 

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.31
  • Emile Dezaunay (1854-1938), Ed. Le Télégramme, avec la collaboration du Musée de Pont-Aven,2001
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Cornélius, un primitif du XXème siècle

Jean Georges Cornélius
Jean-Georges Cornélius, « 3ème Béatitude – Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés », c.1940
huile sur carton, signée en haut et à droite, 82 x 89cm
Cette oeuvre a figuré à la seule exposition de l’artiste à Rio de Janeiro en 1947
Disponible-Available

Jean-Georges Cornélius (Strasbourg 1880 – Ploubazlanec 1963).

A Strasbourg, il travailla d’abord dans l’atelier du peintre et aquafortiste, le baron Lothar von Seebach. Puis, il vint à Paris, s’inscrivit à l’Atelier de Gustave Moreau et ensuite à l’Atelier Luc-Olivier Merson. Dès 1903, il commença à exposer, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Il a réalisé une peinture à la fois mystique et allégorique. Il sera profondément marqué par sa conversion au catholicisme en 1931. Il fut également un illustrateur des poèmes de Baudelaire et d’Oscar Wilde

Il proposera une oeuvre singulière, celle d’un primitif du XXème siècle dont le sacré et la Bretagne seront les deux piliers. Sa vie est faite de nombreux séjours à l’étranger (Etats-Unis, Belgique, Brésil) ainsi que d’amitiés fidèles, comme celle qui le lie à Georges Bernanos. Hors des modes et des grands courants artistiques, Cornélius est un peintre unique, peut-être dérangeant, l’un des moins faciles dans sa violente expressivité, dans son contenu affectif et son splendide isolement. On adore ou pas!?

Quarante-huit tableaux et six dessins de Jean-Georges Cornélius ont fait l’objet d’une donation par la fille de l’artiste au Musée eucharistique du Hiéron, en 2007, après une exposition monographique du peintre. Ses œuvres sont en partie exposées dans le musée.

Jean Georges Cornélius

Jean-Georges Cornélius, « Pleurons » ,

huile sur carton, signée en haut et à gauche, 67x88cm

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