Augustin Carrera, le peintre du soleil en Provence!

Augustin Carrera
Augustin Carrera, sous la pergola ombragée, c.1920
huile sur toile, signée, 78 x 81cm
Vendu-Sold

Elève de Léon Bonnat et d’Henri Martin, Augustin Carrera exposa au Salon des Artistes Français dès 1904, obtenant une médaille d’or en 1937. Il a participé au Salon des Indépendants et des Tuileries, de 1927 à 1933. Officier de la légion d’Honneur.

Parcourant les expositions, Augustin Carrera observe et s’imprègne des œuvres de Cézanne, Paul Gaugin ou encore Seurat. Cependant ce sont Degas, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Monet et Pissaro qui auront la plus grande influence dans son travail. Le paysage prend alors une toute autre place dans les toiles de Carrera. Ces éléments qu’il considérait comme accessoires deviennent des sujets à part entière dans lesquels il laisse éclater la vivacité de sa palette, ce qui lui permet d’approcher la peinture d’une manière qui lui est alors tout à fait nouvelle.

En 1912, l’artiste bénéficie de la Bourse d’Indochine qui marque un tournant dans son œuvre. Cette période donne naissance à de très belles toiles réalisées directement là bas. Augustin Carrera réside en Extrême-Orient durant huit mois et rapporte des compositions aux sujets inédits : des temples, des bords du fleuve rouge et des scènes de vie locale. Le roi du Cambodge lui confie alors la réalisation de panneaux monumentaux pour son palais, que l’artiste posera lors de son prochain voyage en 1928.

En 1914, lorsque la guerre éclate, Augustin Carrera est mobilisé. Se retrouvant en état de convalescence dès 1916, il s’installe à Allauch. Lors d’un voyage en Espagne dans les années qui suivirent, Carrera a une révélation lorsqu’il découvre les œuvres du Greco et de Velasquez. Il part alors s’installer à Paris, dans le quartier de Montparnasse, nouveau centre artistique européen qui vient de détrôner Montmartre.

Le critique d’art François Thiébault-Sisson le suit assidument dans le journal « Le Temps » et lui permet d’affirmer sa notoriété, déjà acquise lors d’expositions à la galerie Druet mais également grâce à un contrat avec la galerie Georges Petit qui lui donne l’opportunité d’exposer un de ses thèmes de prédilections : le nu féminin. Les œuvres de Carrera deviennent très prisées des collectionneurs et l’artiste obtient plusieurs commandes. Il réalise deux panneaux décoratifs pour le Ministère des Colonies, fortement influencés par son séjour en Indochine. Fasciné par le théâtre, il fréquente de nombreux établissements et se voit confier la réalisation des décors de l’Opéra de Marseille en 1924.

Très proche des peintres de l’école provençale, Augustin Carrera invite Hurard, Eichacker, De Groux, Audibert et Verdilhan à réaliser ces décors monumentaux à ses côtés. Carrera est sacré chevalier de la Légion d’honneur en 1920 et officier en 1928. Si le talent d’Augustin Carrera se déploie dans les paysages qu’il réalise dans le cadre de décors monumentaux et de ses commandes officielles, l’unicité de son art se révèle dans le nu féminin. Le peintre étudie assidûment le détail anatomique, qu’il retranscrit sur la toile avec attention tout en conférant une importance toute particulière à la lumière et à l’harmonie des tonalités. Les nus de Carrera ne sont pas sans rappeler la sensualité et l’érotisme de la sculpture. Leur modelé est révélé par la lumière, sculpté par le coloris gris des chairs et de la pâte dont l’ampleur attire et retient le regard.

Antoine Bourdelle dira à son propos « Augustin Carrera a trouvé le moyen dans sa peinture d’assembler la hardiesse du coloris et l’exquise finesse de l’atmosphère. Marseillais vous avez un grand peintre ! Soignez le ! »

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.290

Dictionnaire des petits maîtres, G.Schurr, Ed Amateur, 1999

Augustin Carrera, Camille Rouvier

La merveilleuse Provence des Peintres, André Alauzen di Genova, Ed NAEF/Aubéron, 1999

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Paul Vayson,un grand peintre de la Provence!

Paul Vayson peintre de Provence
Paul VAYSON (Gordes 1842 – Paris 1911), la jeune bergère et son troupeau,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 17 x 28cm
Vendu-Sold

Elève de Charles Gleyre et Jean Laurens, Paul Vayson débuta à Paris au Salon de 1865 et fut sociétaire des Artistes Français à partir de 1883. Il reçut une médaille de troisième classe en 1875, de deuxième classe en 1879, il remporta une médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1889 et à celle de 1900. Chevalier de la Légion d’honneur en 1886, il devint officier en 1906. En 1907, Paul Vayson expose à la Galerie Georges Petit.

Paul Vayson a participé à la décoration du buffet de la gare de Lyon. Ami de Frédéric Mistral, il a poursuivi une carrière politique qui l’a porté à la mairie d’Avignon. Grand voyageur, il a séjourné en Italie, en Espagne, en Hollande et en Algérie.

S’il travaillait en tant que graveur de billets de banque, Paul Vayson fut surtout connu pour les scènes de foires aux bestiaux, ses troupeaux de moutons, vaches, ses marchés.

Ses sujets et ses paysages illustrent principalement la Provence rurale. Il expose dès 1865 au Salon des artistes français, il est médaillé à celui de 1875 (3e année de son voyage en Algérie) pour son tableau la gardeuse de moutons et à celui de 1879 (médaille de 2e classe) pour Les moutons, paysage de Provence. Cette année là il fait construire par l’architecte Paul Casimir Fouquiau, un hôtel particulier au 13, rue Fortuny à Paris. Il a un atelier parisien au 16, rue de Navarin.

Il est membre du jury du Salon des artistes français (section peinture) et promu officier de la Légion d’honneur en 1886.

Il se marie à Lisieux le avec Clotilde Polin avec qui il a deux enfants.

Il est élu maire de Murs (Vaucluse) de 1896, année de la mort de son frère qui occupait ce poste, jusqu’à son propre décès en 1911.

Un monument est inauguré en son honneur, le , au jardin du rocher des Doms à Avignon, en présence de Frédéric Mistral. Cette œuvre du sculpteur Félix Charpentier le représente en buste avec une bergère et ses moutons.

Il était le propriétaire du château de Murs et de celui de Javon.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Avignon – Bordeaux – Carcassonne – Carpentras – Grenoble – Marseille – Montpellier – Mulhouse – Nantes – Paris (Petit Palais).

Bibliographie:

Jules Belleudy, Paul Vayson, l’Homme – L’Artiste, Paris, A. Blaizot libraire-éditeur, , 58 reproductions, 46 planches hors-texte dont 2 eaux-fortes originales de Paul Vayson.
Dictionnaire des peintres , Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.79
Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture, G. Schurr, Ed Amateur, Tome II, p.488

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Louis Agricol Montagné, attention chef d’oeuvre!

Louis Agricol Montagné Arles
Louis Agricol Montagné (Avignon 1879- Paris 1960)
Scène pastorale à Saint-Rémy de Provence (devant les antiques de Glanum)
huile sur toile, signée en bas et à droite, 165cm x 130cm
Vendu-Sold

Très belle scène pastorale à Saint-Rémy de Provence par Louis Agricol Montagné!

Louis Agricol Montagné fut élève en 1895, de Paul Sain, puis de Cormon à Paris. Il obtint une bourse de voyage en 1911. Il fut membre, à Paris, du comité du jury et du Salon d’Automne. De 1945 à 1959, il fut conservateur du Musée de Villeneuve-les-Avignon.

Il exposa, à Paris, au Salon d’Automne dès 1901 avec une Vue du pont du Gard, acquise par l’Etat. Déclaré hors-concours en 1911. Il montra ses oeuvres à plusieurs reprises dans les galeries Georges Petit et Cambacérès à Paris. Une rétrospective de son oeuvre fut présentée à Amsterdam en 1930. Lauréat de l’Institut, Chevalier de la Légion d’honneur, il fut nommé officier en 1932.

Il réalisa avec Paul Sain deux panneaux pour le buffet de la gare de Lyon à Paris. Il participa à la décoration du paquebot Bernardin-de-Saint-Pierre.
Il voyagera en Italie d’où il rapporte des paysages solides aux masses sculptées par la lumière. Il a peint surtout en Provence, à Venise, à Florence, à Majorque, autant de lieux maintes fois parés de tons multicolores, posés en larges touches sur un dessin qui s’impose par sa décision. Après 1920, ayant perdu un fils à la guerre, il multiplie les aquarelles, exécute des scènes d’intérieur paysannes et familiales, illustre plusieurs livres.

Bibliographie:
– Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.771
– Dictionnaire des petits maîtres, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.219-220

– Dictionnaire des Artistes de Provence, Ed. Laffitte
– La merveilleuse Provence des peintres, A.A.di Genova, 1999

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