Maxime Maufra, de l’école de Pont-Aven

Maxime Maufra (Nantes 1861 – Poncé-sur-Loire 1918) séjourna en Angleterre avec son père où il découvre les oeuvres de Turner, puis revint en France en 1883.

Maxime Maufra visita la Bretagne en 1890, rencontrant Paul Gauguin et Sérusier à Pont-Aven, à la pension Gloanec. En 1894, il participa avec eux à la décoration de l’auberge du Pouldu. Il resta ensuite en relations avec les nabis Henry Moret et Gustave Loiseau.

Dès 1895, Maxime Maufra entre en contact avec Paul Durand-Ruel qui sera son marchand jusqu’à la mort de l’artiste en 1918 et organisera de nombreuses expositions de ses oeuvres.

S’il se fixa à Montmartre pendant une dizaine d’année, ce fut surtout la Bretagne qu’il parcourut en quête de motifs, d’autant que résolu à ne peindre que sur le motif. Maxime Maufra séjourne à Quiberon, à la pointe du Raz, dans la presqu’île de Crozon et dans de nombreux autres lieux. Il s’installe dans une petite ferme à Kerhostin en 1903, dont il fera l’acquisition en 1910. Il va essayer, sans succès, de reconstituer un petit groupe en ces lieux. Seul Léon Duval-Gozlan (1853-1941), lassé de la vie parisienne, viendra le rejoindre. Ce sont surtout des marines qui continuèrent de maintenir sa réputation de petit maître très estimable.

Maxime Maufra

Maxime Maufra, bords de côte,

aquarelle sur traits de crayon, signée du monogramme, 19cm x 25,5cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.383
Gauguin et le groupe de Pont-Aven, Catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1950
Dictionnaire des Petits Maîtres, G. Schurr, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.190 

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André Wilder, celui qui aimait la mer.

André Wilder
André Wilder, Le rocher d’Hervian, Côtes d’Armor,
aquarelle sur papier, signée et datée 1901, 47,5cm x 32cm
Vendu-Sold

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

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