Le bon élève de Méheut, Frédéric Back!

Frédéric BACK (1924-2013), Aux écuries, circa 1940, gouache, signée en bas et à gauche, 42x66cm

Frédéric Back grandit et étudie à Strasbourg, puis de 1937 à 1938 à l’école de dessin de la rue Madame, qui prépare l’entrée à l’École Estienne de Paris. Il intègre ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il reçoit l’enseignement de Mathurin Méheut, artiste peintre et illustrateur. Cette rencontre marquera durablement Frédéric, au niveau humain et artistique. C’est à cette époque qu’il commence sa carrière de peintre et expose notamment ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris en 1946 et 1947.

Établi à Montréal en 1948, Frédric Back enseigne à l’École du Meuble, où il succède à Paul-Émile Borduas, et à l’École des beaux-arts de Montréal où il rencontre Alfred Pellan.

Il entre au service de Radio-Canada en 1952 comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques.

En 1968, Frédéric Back rejoint l’équipe du studio d’animation de Radio-Canada, créé par Hubert Tison. De 1968 à 1993 il réalise dix courts-métrages, ainsi que diverses présentations spéciales pour les programmes de la Société Radio-Canada. Les films de Frédéric Back sont acclamés sur tous les continents, les reconnaissances et les nombreux prix consacrent le talent et le travail mis à contribution pour chaque film. Frédéric Back est nommé quatre fois aux Oscars du cinéma et remporte deux fois l’Oscar du meilleur film d’animation : le premier (1982) pour Crac (82) et le second (1988) pour L’Homme qui plantait des arbres. À lui seul, le film L’Homme qui plantait des arbres a gagné plus de quarante prix dans des festivals de films, un peu partout dans le monde.

Share

Mathurin Méheut, le port de Doélan!

Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) s’est spécialisé dans la représentation de la vie laborieuse, notamment des marins, s’immergeant dans la nature, travaillant sur le terrain et par n’importe quel temps.

 

Mathurin Méheut, « Doélan », gouache sur papier,

signée du monogramme, située, 18cm x 26cm

 

Il s’agit dans cette oeuvre d’une représentation des barques sardinières du début du vingtième siècle qui peuplaient les côtes du Sud Finistère, comme ici dans le port de Doélan. Mathurin Méheut s’attache au paysage, qui est architecturé selon des plans superposés.

Mathurin Méheut ancre dans cette oeuvre les thématiques qu’il répètera à l’infini: les hommes au travail ou dans leur environnement, la mer, la nature, la Bretagne… Il apparait donc comme le peintre des réalités quotidiennes. Cette composition en est la preuve formelle.

On retrouve tout ce qui caractèrise l’oeuvre de Mathurin Méheut, à savoir le traitement particulier des couleurs, jouant sur une très belle polychromie.

On peut louer dans cette oeuvre la schématisation des barques, le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Share

Mathurin Meheut en pays Bigouden.

Démobilisé en février 1919, Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) choisit la côte ventée du Pays bigouden pour se ressourcer en famille à Penmarc’h.

Mathurin Méheut,  « Hêtraie sous la pluie à Sainte Marine », gouache sur papier,

signée du monogramme en bas et à gauche, titrée et située en bas et à droite, 41cm x 31cm

C’est à partir du Pays bigouden que Mathurin Méheut renoue avec ses thématiques bretonnes, travaillant aussi sur de grandes gravures inspirées du travail des pêcheurs, mais également de la beauté classique de la nature environnante. Il va préparer sa deuxième grande exposition, celle au musée des Arts décoratifs de 1921.

Le Pays bigouden inspira de nombreux thèmes à Mathurin Méheut, et il se nourrit de ses divers aspects, de ses travailleurs de la mer, de ses femmes récoltant pomme de terre ou varech, et de ses sous-bois le long de la rivière Odet, comme dans cette oeuvre située à Saint-Marine.

On peut louer dans cette oeuvre le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Share

Jean-Haffen, le couple bigouden

Yvonne Jean-Haffen nous présente un couple de bigouden, la femme ramendant un filet, l’homme, le pêcheur réparant son casier, faïence de chez Henriot Quimper vers 1930.

Yvonne Jean-Haffen (1895-1993), serre-livres, faïence, Henriot Quimper, h.17cm, prof.17cm, l.11cm

cachet du monogramme au dos, marqué Henriot Quimper sous la base

Yvonne Jean-Haffen rencontre Mathurin Méheut en 1925 et deviendra son élève jusqu’à la mort de celui-ci, travaillant avec lui sur différents projets et en maints endroits de la Bretagne principalement. Au début de leur rencontre, elle travaille la gravure et la céramique à Quimper, puis la caséine et la gouache. Elle travaillera aux côtés de Méheut, parcourant toute la Bretagne.

Elle a exposé en 1924 au Salon des Artistes Français, puis à la Société Nationale des Beaux-Arts dont elle devint sociétaire, en 1927. Cette année-là, elle débute sa collaboration avec la faïencerie Henriot à Quimper, et présentera ses céramiques au Salon des Artistes Décorateurs.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
Yvonne Jean-Haffen, Finistère, catalogue d’exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, 1997

Share

Mathurin Méheut, artiste décorateur.

On a fait appel aux multiples talents de Mathurin Méheut dans les années 1920 pour des panneaux décoratifs mais aussi pour du mobilier ou de la tapisserie.

meheut-paravent-31x405cm

Mathurin Méheut, projet de paravent, gouaches sur papier, signée du monogramme en bas et à droite,

l’ensemble 31cm x 40,5cm

Mathurin Méheut fut assez proche de l’artisanat, et sa passion ouverte à toutes les techniques, l’ancre dans son époque qui tente de renouveler les arts décoratifs. Ici, dans cette étude pour un paravent, Mathurin Méheut nous dévoile son sens unique de la mise en page; ce dessin nous montre qu’il prend spontanément en compte la surface de la feuille (ici préparée en 4 bandes égales) mais aussi ses limites.

Dans ce milieu des années 1920 ou se succèdent de nombreuses tentatives réunissant création et artisanat, art et industrie, où les arts décoratifs sont en plein épanouissement, ce projet de paravent de Mathurin Méheut prend tout son sens.

Mathurin Méheut est passé à l’Ecole nationale des arts décoratifs, il a suivi les leçons d’Eugène Grasset, il collabora à la revue Art & Décoration, il enseigne à l’Ecole Boulle…autant d’éléments qui font que Mathurin Méheut est au coeur des questions soulevées par le renouveau des arts décoratifs. Ses planches d’études animales et florales, déjà conçues comme des panneaux décoratifs, font le bonheur des ensembliers de la période. Mathurin Méheut est l’un des ambassadeurs des arts décoratifs français: on peut retenir ses travaux pour les compagnies maritimes de l’époque, pour l’immeuble Heinz à Pittsburgh, pour le textile (tapisserie des Gobelins), l’Institut de Géologie de Rennes, etc…

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grûnd, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine , JN.Marchand, 1997

Share