Jean-Haffen, la vie des pêcheurs en Finistère.

Jean Haffen pêcheurs en Finistère
Yvonne Jean-Haffen (1895-1993), au port de Camaret,
technique mixte, signée en bas et à gauche,
Vendu-Sold

Yvonne Jean-Haffen nous présente une belle composition représentant des pêcheurs dans leurs barques sardinières, en train de préparer la cotriade, amarrées aux quais du port de Camaret. C’est une sorte d’instantané de la vie de ces pêcheurs; on est témoin, sur le quai, de cette petite flottille de barques noires, typiques du Sud-Finistère, qui viennent se protéger pour la nuit, le long des quais du port de Camaret. En légère contre-plongée, ignorant presque la présence du ciel, la présence forte des lignes verticales des mâts des chaloupes coupent cette composition dont le fond nous dévoile la Tour Vauban, la chapelle de Notre-Dame de Rocamadour et le cimetière des bateaux.

Yvonne Jean-Haffen rencontre Mathurin Méheut en 1925 et deviendra son élève jusqu’à la mort de celui-ci, travaillant avec lui sur différents projets et en maints endroits de la Bretagne principalement. Au début de leur rencontre, elle travaille la gravure et la céramique à Quimper, puis la caséine et la gouache. Elle travaillera aux côtés de Méheut, parcourant toute la Bretagne.

Elle a exposé en 1924 au Salon des Artistes Français, puis à la Société Nationale des Beaux-Arts dont elle devint sociétaire, en 1927. Cette année-là, elle débute sa collaboration avec la faïencerie Henriot à Quimper, et présentera ses céramiques au Salon des Artistes Décorateurs.

Le Musée Yvonne Jean-Haffen est installé à La Grande-Vigne qui était la demeure, l’atelier et le lieu d’inspiration de l’artiste collaboratrice et amie du peintre Mathurin Méheut (1882-1958). Aujourd’hui propriété de la Ville de Dinan, la maison a su garder l’atmosphère chaleureuse instaurée par Yvonne. L’artiste aimait y recevoir ses amis artistes et écrivains, notamment Mathurin Méheut, Roger Vercel et Florian Le Roy. À l’intérieur, les objets personnels de l’artiste sont encore en place et font de la maison un lieu hors du temps. 

Bibliographie:

-Delouche Denise, De Stoop Anne. Yvonne Jean-Haffen. Ed.Palantines, 2012.
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
Yvonne Jean-Haffen, Finistère, catalogue d’exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, 1997

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ALO, affiche Camaret, les Tas de Pois.

ALO affiche
ALO, « La Bretagne pittoresque – Camaret – Les Tas de Pois »,
affiche lithographiée, 99,5x62cm
Disponible-Available

Charles-Jean Hallo, dit ALO, est un peintre, dessinateur, illustrateur, graveur et photographe français né le 13 janvier 1882 à Lille et mort le 15 décembre 1969 à Senlis.

ALO suit les cours à l’École des beaux-arts de Dijon. Il termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris où il suit les cours de Charles Cottet et de Jacques-Émile Blanche, puis se spécialise dans la gravure à l’eau-forte.

Dès 1907, il expose au salon annuel de la Société nationale des beaux-arts.

Incorporé dans l’infanterie en 1914, il passe ensuite dans l’aviation en tant qu’observateur-photographe et termine la guerre avec le grade de lieutenant.

En 1920, il s’installe à Senlis, d’où sa femme est originaire, dans une maison qu’il équipe d’un vaste atelier. S’impliquant dans la vie de la cité, il se fait élire au conseil municipal, crée le jardin de l’évêché, fonde en 1934 le musée de la Vénerie dont il est le conservateur. Les vacances passées en Bretagne lui fourniront l’inspiration pour de nombreuses compositions.

Ses thèmes de prédilection sont constitués de paysages (sites touristiques) et d’animaux (scènes de vénerie) mais son implication dans l’aviation l’a conduit à produire aussi des gouaches publicitaires représentant des avions publiées dans L’Aérophile.

Il est surtout connu en tant qu’auteur de nombreuses affiches touristiques pour le compte de plusieurs sociétés de chemin de fer privées (PO, PLM, compagnies du Nord, de l’Est, Réseau de l’État) mais a aussi réalisé les illustrations d’autres documents publicitaires. Sa signature y est caractéristique : ALO.

Par exemple, il a réalisé en 1924, pour le compte de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, une affiche publicitaire Côte sud de la Bretagne. Le Faouët (Morbihan). La chapelle Saint-Fiacre, mais aussi Camaret, Ile Tudy, Concarneau, Penmarc’h….

Bibliographie :

Affiches touristiques, de Georges Hallo et Claude Finon, préface biographique de Florence Camard, Is-sur-Tille, Éditions Clouet, 2002

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André Wilder, l’artiste qui aimait la mer.

André Wilder Camaret Bretagne
André Wilder, Camaret, c.1905,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46x55cm
Vendu-Sold

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière de Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire infèrieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

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Paul Auguste Masui, l’éblouissement de la Bretagne!

Paul Auguste Masui expressionniste belge Bretagne
Paul-Auguste Masui, le sonneur (ou joueur de biniou), 1926,
huile sur toile, 110cm x 95cm,
Vendu-Sold

Cette oeuvre de Paul Auguste Masui fut exposée lors de la rétrospective au Musée de Pont-Aven de 2007, et elle est répertoriée et reproduite dans le catalogue de l’exposition.

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. En 1913, Masui devient membre des la Société Royale des Aquafortistes Belges.

En 1916, Masui réalise des bois gravés et illustre Les visages de la vie d’Emile Verhaeren et en 1917 La légende de Thyl Ulenspiegel de Charles de Coster avec 55 bois gravés. Puis il illustrera Le pays lointain, Les chants de l’aube de Charles Conrardy, La vieille Flandre de Marcel Wyseur, Les vacances d’un jeune homme sage de Henri de Régnier, L’exemple de Nino de Lenclos amoureuse de Jean de Tinan.

Il a peint principalement la Bretagne, les Ardennes, la Provence et l’Espagne. Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un goût prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière.  Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

« La rencontre de l’artiste avec l’archaïque beauté de la Bretagne l’a conduit à opérer une révolution picturale dans laquelle il a donné libre cours à sa personnalité. Plus son tempérament s’y dévoile, mieux il exprime la singularité de la Bretagne. Ce souffle personnel offre un supplément d’âme à toutes ses oeuvres. »

Plusieurs de ses oeuvres se trouvent dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
– Paul-Auguste Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

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Masui, expressionniste belge en Bretagne!

Paul-Auguste Masui, bord de côte, 1926, huile sur toile, 61cm x 71cm

 

 

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. Il a peint principalement la Bretagne, les Ardennes, la Provence et l’Espagne.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un got prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière. Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

Plusieurs de ses oeuvres se trouvent dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
Paul-Auguste Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

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