Jacques Jullien, jour de fête en Bretagne.

Jacques Jullien Bretagne

Jacques JULLIEN (1891-1963)
Jour de fête, c.1920
Gouache, signée en haut et à gauche,
10,5 x 10cm

Vendu-Sold

Intéressé très tôt par le dessin (on connaît de lui une « Annonciation » datée de 1909), Jacques Jullien est élève à l’école des Beaux-Arts de Rennes de 1912 à 1915, dans les ateliers de Jules Ronsin et Félix Lafond. Plusieurs dessins montrant des vues des environs de Morlaix, Saint-Jean-du-Doigt notamment, sont datés de cette époque.

En 1917, Jullien est nommé professeur de dessin au collège Saint-François de Lesneven. Il participe en septembre 1919 à une exposition collective à Honfleur, placée sous le patronage de Henry de Régnier. Deux toiles sont alors acquises par le Musée du Luxembourg, dont  » La rue de la Vierge à Lesneven « . Deux oeuvres sont vendues à des collectionneurs privés :  » Calvaire de Brignogan «  et  » Porteuses de bannières au Folgoët « .
En 1921, le Musée des Beaux-Arts de Rennes lui achète un triptyque :  » La Fête-Dieu « .

En décembre 1922, Jacques Jullien présente 12 peintures, des gouaches et des estampes à la galerie Louis Carré à Rennes. En 1926, il participe au salon de la Société Bretonne des Beaux-Arts à Rennes. De 1924 à 1928, Jacques Jullien est cité comme « correspondant de la Commission du Patrimoine » et envoie régulièrement des dessins à la Société Archéologique du Finistère (cf fonds d’atelier acquis par le musée de Rennes). Il s’établit en 1930 à Paris où il réalise des illustrations pour les éditions Larousse et Hatier. Jacques Jullien continue de fréquenter Louis Carré, et exposera dans sa galerie de Messine à Paris, ainsi qu’à la Galerie Prouté.

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Ernest Guérin, l’art de l’imagier breton.

Ernest Guérin Bretagne

Ernest GUERIN (Rennes 1887 – 1952)
Les maisons de Lotivy, Quiberon, Bretagne,
Aquarelle, signée et située en bas et à droite, 26 x34cm

Vendu-Sold

Il fut élève de Lafont et Ronsin aux Beaux-Arts de Rennes. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français, dont il devint sociétaire et fut membre de la South Wales Society ; il fut également exposant de la Royal Cambrian Academy. Il obtint à l’École des Beaux-Arts en 1905 une médaille de vermeil, en 1906 le prix du Ministre, et en 1907 la médaille d’excellence.

Peintre et enlumineur, interprète des Bretons, de la mer, du Pays et de ses légendes. Anatole Le Braz voyait en lui l’interprète de la Bretagne pénétrée par la poésie de « l’autrefois ».

Artiste original, il pratique avec le même bonheur la gouache, l’aquarelle, l’enluminure et participe à de nombreux Salons. Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son œuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnelles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers de ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l’emprise des croyances religieuses sur le quotidien.
La peinture d’Ernest Guérin est marquée par une influence tardive du mouvement préraphaëlite. Ayant étudié les techniques de l’enluminure médiévale, il s’en est également inspiré dans son œuvre. À la fin de sa vie, son esthétisme se tourne vers une vision plus « taoïste » de l’univers pictural. Les paysages d’Ernest Guérin reflètent un art inspiré des œuvres japonaises et chinoises, mêlant petits personnages et horizons oppressants qui occupent la totalité de la composition.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.536
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997
  • Ernest Guérin, Imagier Breton, musée des Beaux-Arts de Rennes, Ed du Carabe, 2001
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Le bon élève de Méheut, Frédéric Back!

Frédéric Back Méheut Mathurin
Frédéric Back (1924-2013), Aux écuries, circa 1940,
gouache, signée en bas et à gauche, 42x66cm
Vendu-Sold

Frédéric Back grandit et étudie à Strasbourg, puis de 1937 à 1938 à l’école de dessin de la rue Madame, qui prépare l’entrée à l’École Estienne de Paris. Il intègre ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il reçoit l’enseignement de Mathurin Méheut, artiste peintre et illustrateur. Cette rencontre marquera durablement Frédéric, au niveau humain et artistique. C’est à cette époque qu’il commence sa carrière de peintre et expose notamment ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris en 1946 et 1947.

Établi à Montréal en 1948, Frédric Back enseigne à l’École du Meuble, où il succède à Paul-Émile Borduas, et à l’École des beaux-arts de Montréal où il rencontre Alfred Pellan.

Il entre au service de Radio-Canada en 1952 comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques.

En 1968, Frédéric Back rejoint l’équipe du studio d’animation de Radio-Canada, créé par Hubert Tison. De 1968 à 1993 il réalise dix courts-métrages, ainsi que diverses présentations spéciales pour les programmes de la Société Radio-Canada. Les films de Frédéric Back sont acclamés sur tous les continents, les reconnaissances et les nombreux prix consacrent le talent et le travail mis à contribution pour chaque film. Frédéric Back est nommé quatre fois aux Oscars du cinéma et remporte deux fois l’Oscar du meilleur film d’animation : le premier (1982) pour Crac (82) et le second (1988) pour L’Homme qui plantait des arbres. À lui seul, le film L’Homme qui plantait des arbres a gagné plus de quarante prix dans des festivals de films, un peu partout dans le monde.

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Musée des Beaux-Arts de Rennes à redécouvrir!

Le musée des Beaux-Arts de Rennes est aux Rennais ce que la tour Eiffel est aux Parisien. Tout le monde le connaît, mais personne n’y met les pieds…Pourtant il abrite de véritables merveilles allant de « La chasse au tigre » de Rubens au Vase de fleurs à la fenêtre de Gauguin.

A voir le reportage  sur Itinéraire Bretagne, Bretagne et Peinture au musée des Beaux-Arts de Rennes.

Penguilly L'Haridon

Octave PENGUILLY-L’HARIDON (Paris, 1811 – Paris, 1870), Les petites mouettes, 1858, huile sur toile, 73 x 91,5 cm
Dépôt du Fonds national d’Art contemporain, entre 1859 et 1863


« Ce tableau du peintre d’origine bretonne Octave Penguilly-L’Haridon étonne dans la carrière atypique de cet artiste, plus connu par ses scènes à caractère historique. A son célèbre Combat des Trente, austère et traité à la manière d’un carton de tapisserie, il oppose ici une peinture d’une extrême « fraîcheur ».

En 1858, au moment où il peint cette toile à Belle-Ile, rares sont les visiteurs qui se rendent sur cette île, encore très irrégulièrement reliée au continent. Précédant Claude Monet, Penguilly-L’Haridon est attiré par la nature sauvage et grandiose de l’île. Le site représenté est celui de Port-Donnant, dont il a su exprimer la beauté de la plage désolée. Cette oeuvre est faite de contrastes. Les verticales des deux rochets à gauche, accentuées par leurs ombres sur la plage, dominent par leur monumentalité les petites mouettes accumulées sur la grève. Ces dernières paraissent d’autant plus fragiles et minuscules. Leur fourmillement rend presque leur piaillement dans cette étendue silencieuse et déserte. La dynamique de leur vol au-dessus des falaises tranche avec le statisme des masses rocheuses. Les couleurs chaudes, brunes des rochers et ocre orangé du sable, font ressortir la blancheur des oiseaux et les tons froids de la mer et du ciel. » (extrait de la fiche descriptive du musée des Beaux-Arts de Rennes).

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Maurice Moy, remarquable dessinateur!

Maurice Moy
Maurice Moy, les marins,
technique mixte, signée en bas et à droite, 16cm x 22cm
Vendu-Sold

Maurice Moy (Rennes 1883 – Paris 1945) est un artiste autodidacte, surtout connu pour ses aquarelles et tempera.

Maurice Moy séjourne quelques années en Afrique, dans le sud algérien et en Tunisie. Mobilisé en 1914, il est expédié sur le front dans les tranchées et reçoit à trente et un ans la croix de la Légion d’honneur pour son courage. Entre deux assauts, il dessine des croquis décrivant l’abominable tourmente.

A la fin de la guerre, il revient en Bretagne, parcourant sa province d’origine à la recherche de sujets pour ses oeuvres d’une couleur un peu éteinte. Il peint à la gouache également en mélangeant réalisme et stylisation, en employant une technique cloisonnée et des aplats de couleurs sourdes.
Moy s’intéresse particulièrement aux vieilles rues et maisons de Rennes, ainsi qu’aux personnages du pays bigouden.

Devenu borgne à la suite du geste d’un déséquilibré qui lui tire une balle dans la tête à Lille en 1926, Maurice Moy s’installe à Nantes où il vit jusqu’en 1940.
Cette même année alors qu’il s’est réfugié dans sa cave lors d’un bombardement, sa maison est entièrement détruite et avec elle une grande partie de son oeuvre. C’est alors qu’il s’établit dans l’Allier où il reste jusqu’à sa mort en 1945.
Il a exposé à Paris aux Salons des Artistes Français, dont il fut sociétaire, et des Indépendants à partir de 1922.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, E.Benezit, ed.1999, Tome IX, p.918
La Muse bretonne, collections du musée des beaux-arts de Rennes de 1850 à 1950, catalogue d’exposition, 2000, p.138 et 217

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