Emile Sabouraud, peintre de la Réalité Poétique.

Emile Sabouraud
Emile Sabouraud, bateaux à quai,
huile sur toile, signée, 43,5cm x 49,5cm
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Emile Sabouraud (Paris 1900 – 1996) fut l’élève d’Othon Friesz. Il fait d’abord partie du groupe dit du Pré-Saint-Gervais où exposent Loutreuil, Kremegne, Caillard, Desnoyer, Dabit.

Zborowski le marchand de Modigliani, signe un contrat en 1928 et lui fait une première exposition particulière, préfacée par André Salmon, exposition suivie d’une seconde. Après la mort de Zborowski, Emile Sabouraud fait un premier voyage en Espagne. A son retour, il obtient le prix de la Ville Abd-El-Tif, en 1935, et peint durant trois ans en Afrique du Nord. Il fait deux exposition particulières à Alger, avec succès en 1935 et 1936. De retour à Paris, il expose à la Galerie de Paris une première fois. puis repart en Espagne et aux îles Canaries, et fait une deuxième exposition à la Galerie de Paris. En 1937, il se joint au groupe de la Galerie Bernier chez qui il a exposé depuis lors régulièrement – y faisant plusieurs expositions particulières, en 1939-1947-1949-1958. Il expose également dans de nombreux groupes – dans les galeries André Weil – Romanet – Prestige des Arts. Il participe à la Galerie Kaganovitch à l’exposition  » 6 de la 2ème génération » avec Legueult, Limouse. Caillard, Planson. Cavailles. En 1959, exposition particulière à Nantes, chez Mignon Massart.

En 1951, Emile Sabouraud prend part à la première biennale de Menton où il obtient un prix International. Il est invité avec 9 autres peintres français. parmi lesquels Savin, Alix et Pressman, à séjourner un mois en Italie dans la ville de Sestri Levante en 1952 – il y obtient un prix. Il a fait plusieurs expositions particulières en Amérique – à New York d’abord, à la Galerie Findlay de Chicago et de Palm Beach et de nouveau à New York. Il été lié durant 4 ans à Findlay. Exposition particulière à la Galerie Ferrero de Genève en 1967 qui l’expose depuis lors.

Emile Sabouraud est professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. A partir de 1954 et à l’académie Julian après la guerre. Membre du Jury du Prix Othon Friesz. Membre du Jury de la Ville Abd-El-Tif et des orientalistes, membre du Jury du Prix Collioures, membre du comité des droits de suite pour les étrangers. Il a fait à la Sorbonne, une conférence sur la peinture intitulée « Le peintre entre la substance et le choix » (1949) – et il a publié des articles sur la peinture dans « Le peintre » « Verke ». revue suisse (1947) – « Les écrits d’artistes » (Alger 1947), etc…

Il est membre du comité du Salon d’Automne et membre du Comité du Salon des Tuileries où il a exposé régulièrement, ainsi qu’à « Comparaison ». Il a participé à plusieurs expositions de l’Ecole de Paris à la Galerie Charpentier dont la dernière où il fut l’invité de Legueult.

Emile Sabouraud a fait une décoration murale de 10 mètres sur 4,20 mètres pour le hall d’honneur de l’Ecole Nationale de l’Air de Salon de Provence. et une décoration pour le Lycée Modèle d’Enghien. Il est décoré de la Légion d’Honneur en 1951 et fait Commandeur des Arts et Lettres en 1965. En 1970 il obtient le prix Wildenstein.

En 1973, il signe un contrat d’exclusivité de 5 ans avec la Galerie ArtCurial qui va s’ouvrir avenue Matignon, ce contrat lui laisse cependant latitude de traiter par ailleurs avec la Galerie Rolly Michaux de Maddison Avenue à New York et à Boston. En 1978, Emile Sabouraud fait une importante exposition à la Galerie Ar Curial et la même année le Salon d’Automne lui fait l’hommage d’une salle particulière. A partir de 1979, Suzanne Tarasieve s’occupe de son oeuvre, elle lui consacre 6 expositions personnelles à la Galerie Triade et poursuit ainsi aujourd’hui pour la pérènité de l’oeuvre, un travail commencé il y a près de 20 ans avec la complicité et l’amitié d’Emile Sabouraud.

Il a des toiles dans les musées d’Art Moderne de Paris, au musée de la Ville de Paris, et dans les musées de Lyon, de Marseille, de Toulouse, de Grenoble, de Dreux, d’Amiens, d’Albi, de Nantes, de Roubaix. d’Honfleur, de Rodez, d’Alger, de Tossa en Espagne, de Sestri Levante en Italie, d’Helsinki en Finlande, dans les Ambassades de Prétoria et d’Amsterdam – et de nombreuses toiles dans les collections particulières en France et à l’étranger.

 


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Roger Limouse et le Maroc.

Roger Limouse Rabat
Roger Limouse, maison de danse à Rabat,
huile sur toile, 50cm x 61cm

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Roger Marcel Limouse (Collo 1894 – 1990) entre en 1919 dans l’atelier de P.A. Laurens, à l’Académie Julian. C’est là qu’il se lia d’amitié avec Jules Cavaillès et Dunoyer de Segonzac. Il fut reçu en 1922 au concours de professorat des écoles de la Ville de Paris. Il obtint en 1933 le Prix des Vikings, visitant ainsi la Norvège.

Ayant le goût des voyages, Roger Limouse séjourna en Belgique et Hollande, mais surtout dans les pays méditerranéens, notamment au Maroc. Après la deuxième guerre mondiale, Roger Limouse retourne plusieurs fois au Maroc, d’où il rapporte des scènes populaires (cafés, marchés, exhibitions de danseurs ambulants), des scènes de défilés comme ce magnifique tableau représentant le sultan Ben Arafa se rendant à la prière dans sa calèche de cérémonie, des natures mortes, des oeuvres qui se caractérisent par des couleurs vives, et une expression forte et dépouillée.
Roger Limouse exposa avec les peintres de la Réalité poétique, notamment dans une exposition rétrospective en 1956, en compagnie de Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch. Il expose à Paris aux Salons des Artistes Français, des Indépendants, d’Automne et des Tuileries.

 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, notait avec force Roger Limouse, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire. « 

Roger Limouse

Roger Limouse dans son atelier, c.1940 

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Réalité Poétique, un monde de lumière et de bonheur!

« Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch, les peintres de  » la Réalité poétique «  n’ont pas cessé de travailler dans l’indépendance morale, dans la modestie, dans le respect des traditions les plus authentiques. Soucieux de dépasser les intensités du Fauvisme et la rigueur des Cubistes, ils ont su créer chacun, dès leurs débuts, un monde d’une rare plénitude. Les huit créateurs de  » la Réalité poétique  » ont réagi contre les même mots d’ordre et défendu, chacun à sa manière, dans la confusion du présent, un certain idéal, une certaine tradition. Ennemis des faiseurs d’abstraction et des théoriciens, obsédés par la lumière, les peintres de  » la Réalité poétique  » ont tendu leur vie durant à la sincérité. Toujours, ils se sont efforcés d’être eux-mêmes, faisant leur le précepte de Corot :  » Il vaut mieux n’être rien que l’écho d’un autre artiste « . Ainsi, en suivant leur sentiment, et en visant à la vérité, ils ont du même coup atteint à la poésie. »

extraits de l’article de François Daulte paru dans le  » Journal de Genève  » et la  » Gazette de Lausanne  » en mai 1994.

Roger Limouse
L’éventail, par Roger Limouse, huile sur toile, 92x73cm,

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 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire.  »

Roger Limouse

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