Joseph Milner-Kite, un Anglais à Pont-Aven!

Joseph Milner Kite Pont-Aven

Joseph MILNER-KITE (1862-1946)
Scène de marché, Pont-Aven, circa 1900
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38x55cm
Œuvre répertoriée et reproduite dans le « Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, 1820-1920, valeur de demain »,  Ed.de l’Amateur
Vendu-Sold

Né à Taunton, près de Londres, Joseph Milner-Kite a passé à Paris la majeure partie de sa vie et il est une des figures centrales de la colonie artistique à Pont-Aven et Concarneau à la fin du XIXe siècle. Sa peinture lumineuse a influencé les jeunes artistes anglais et irlandais séjournant en Bretagne.

Élève de Bougereau et de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian à partir de 1883, où il va rencontrer l’Irlandais Roderic O’Conor qui devient son meilleur ami, ainsi que John Lavery.

Il part travailler avec O’Conor, en 1886, à Pont-Aven où il rencontre Gauguin et Émile Bernard. Mais il n’adopte pas la technique de synthèse et les grands aplats du cloisonnisme. A la fin des années 1880, il expose des paysages de Pont-Aven et d’autres sujets bretons au Salon à Paris et souvent à Londres à la Royal Academy, mais aussi à Liverpool, Manchester, Birmingham, ainsi qu’au Carnegie Institute de Pittsburgh et en Allemagne.

« De 1894 à 1914 et de 1921 à 1938 il expose presque chaque année des œuvres inspirées par Concarneau principalement à ses débuts… A début du XXe siècle, il passe la plupart de son temps à Concarneau dont plusieurs hivers. Il peint des motifs du port et des scènes de marché, des fêtes et des sujets religieux… Les plus caractéristiques de Milner-Kite sont ses petites études impressionnistes d’enfants bretons…«  Dr Julian Campbell, extraits.

C’est dans une pâte riche et dans des compositions bien organisées qu’il traite ses sujets.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.829
  • Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G.Schurr, Ed Amateur, 1996, p.49
  • Peintres Britanniques en Bretagne, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2004
  • La Route des peintres en Cornouaille, René Le Bihan, Ed Palantines, 2005
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La leçon de Pon-Aven, Adolphe Beaufrère.

Adolphe Marie Beaufrère Pont-Aven
Adolphe-Marie Beaufrère (1876-1960
La Laïta, c.1940
Aquarelle, signée en bas et à droite, 22 x 16,5cm
Vendu-Sold

Adolphe Marie Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure. Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.

Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.

Il obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne. Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles. Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire. Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes.

La Laïta et la région de Pont-Aven furent pour lui un sujet inépuisable d’inspiration, mais aussi le Midi et l’Algérie où il est allé à la suite d’une bourse obtenue en 1911. On retrouve dans son œuvre l’influence du japonisme et le synthétisme propre au groupe de Pont-Aven.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.926-927
  • Catalogue raisonné de l’œuvre gravé d’Adolphe Beaufrère, D. Morane, 1981
  •  Adolphe Beaufrère, catalogue d’exposition, Musée Pont-Aven, 2005
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouailles, 1997

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Pont-Aven, le repos des paysannes de Louis Roy

Professeur de dessin au lycée Michelet à Vanves, Louis Roy (1862-1907) y rencontre Emile Schuffenecker qui le présente à Paul Gauguin. Rapidement les deux hommes se lient d’amitié, et en 1889, Gauguin fait un portrait de Louis Roy et lui offre deux tableaux dont l’un est dédicacé « au Seigneur Roy ».
En juillet 1889, Louis Roy participe à l’Exposition de peintures du Groupe impressionniste et synthétiste qui se tient au Café des Arts aménagé par Volpini, dit Café Volpini. Les exposants, refusés à l’Exposition Universelle, s’étaient rassemblés autour de Paul Gauguin. Outre Louis Roy, ils s’appellent Schuffenecker, Anquetil, Monfreid, Laval, Filiger, Emile Bernard, tous célèbres aujourd’hui pour leur appartenance au fameux groupe de Pont-Aven.

Dans ce dessin de 1893, Louis Roy représente deux paysannes au repos, le panier du déjeuner posé sur le côté. L’espace est construit par les arbres, qui scandent la composition selon un rythme intérieur; simplifiés, la représentation des troncs amène à la stylisation, à l’esthétique de l’école de Pont-Aven. L’artiste utilise les arbres dans la mise en oeuvre d’un décor où vont évoluer les personnages. Les artistes Nabis et les peintres symbolistes peindront ces arbres en les simplifiant à l’extrême, en les synthétisant par des aplats de couleur.

Louis Roy Pont-Aven

Louis Roy« Paysannes au repos », dessin, signé et daté 1893

Vendu-Sold

Louis Roy reprendra cette composition dans une gouache de 1895, intitulée « paysannes au repos », reproduite en page 86 de l’ouvrage « Le Chemin de Gauguin. Genèse et rayonnement », exposition au musée départemental du Prieuré (1986- Saint-Germain-en-Laye).

Louis Roy

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