André Even, le peintre natif de Pont-Aven.

André Even
André Even, paysage vallonné,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 27x41cm
Vendu-Sold

André Even (1918-1997) passe sa jeunesse à Pont-Aven où il côtoie les différents peintres qui viennent chercher l’inspiration dans cette petite bourgade de caractère du Sud-Finistère.

Après sa scolarité, à 16 ans il s’engage dans la Marine à Lorient et il suit des études de mécanicien à l’école aéronavale de Rochefort-en-Terre. Mobilisé, André Even est basé à Cherbourg. A cette époque, sa foi religieuse se renforce, et après sa démobilisation, il passe du temps comme missionnaire et rejoint Monseigneur Lefèbvre.

En 1942, André Even part à Paris où il fait ses études dans l’atelier Souverbie, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, puis entre dans l’atelier de Maurice Denis. Il trouve un travail au Ministère des Bâtiments et Monuments Historiques, engagé sur de nombreux chantiers de restauration après la guerre. Il se forme aux techniques de peintures anciennes et de fresques. Il revient en Bretagne au début des années 1950 où il va exécuter des peintures murales, notamment dans les églises de Névez (1950), Concarneau (1951), de Lorient (église Jeanne d’Arc), Rocleng-sur-Geer près de Liège (1955).

Revenant à Paris en 1955, il décide de se consacrer à une peinture que lui nomme « civile » autour de thèmes paysagers (paysage urbain de Paris ou champêtre de Pont-Aven).

Les sujets répétitifs d’André Even sont déclinés avec des dominantes colorées telles que le vert, le jaune et le rouge. Il a toujours accordé une importance à la fabrication de sa peinture à la manière d’un artisan et même mis au point une technique unique, une matière à base de cire vierge et de pigments colorés qui constitue aujourd’hui une des grandes originalités de son œuvre.

Marqué par l’Ecole de Pont-Aven, il simplifie les plans colorés, donnant un art tantôt pseudo-naïf, tantôt décoratif, qui se réalise notamment dans ses tapisseries.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brest, Pont-Aven, Tourcoing, Marseille, Vatican.

Bibliographie:

-Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

-Christian Dautel, André Even : Un peintre né à Pont-Aven, Bulletin Municipal du 3e trimestre, 1996

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Le Fauvisme de Mérodack-Jeanneau!

Mérodack Jeanneau Fauvisme
Alexis MERODACK-JEANNEAU  (Angers 1873 – 1919)
« dans le café », circa 1905-1913
gouache, 13 x 15 cm
– Œuvre reproduite sous le numéro 244 du catalogue de l’exposition de Ewan Phillips Gallery à Londres en 1968
– provenance: Galerie Krugier & Cie, Genève
Vendu-Sold
 

Alexis MERODACK-JEANNEAU,  Alexis Robuchon dit

Merodack-Jeanneau avait une personnalité vive, d’un « seul bloc », intransigeante ; on le vit s’attaquer à tous ceux qui entravaient son art. En réaction contre ce monde mercantile, il ouvrit une galerie à Paris rue Le Peletier, où l’on vendait des toiles « directement du producteur au consommateur ». Il commit des maladresses, comme celle de s’intituler chef de l’école du Synthétisme alors que cette école était liée avant tout à Gauguin. Il faut aussi lui reconnaître le mérite d’avoir révélé Kandinsky, qui va exposer quelques cent neuf œuvres à l’exposition organisée par Merodack-Jeanneau à la Maison du peuple à Angers.

Si sa première exposition personnelle en 1899 eut un certain succès, celle de 1902 à son retour d’Espagne, fut beaucoup moins bien accueillie.

C’était un vrai fauve, dont les compositions reposaient sur des canevas géométriques soulignés par des couleurs plates et vives et de violents contrastes, des aplats noirs côtoyant des teintes claires et même des blancs. Son art tendait vers une stylisation de plus en plus prononcée. Ses dessins et ses gouaches qui reflètent souvent une imagination visionnaire exaltée (projets pour une cathédrale de la Paix) côtoient dans son œuvre multiple de remarquables études d’architecture.

Le musée d’Angers lui consacre une exposition en 2019. Artiste à redécouvrir impérativement!

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.512
  • Dictionnaire des petits maîtres, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.204
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La leçon de Pon-Aven, Adolphe Beaufrère.

Adolphe Marie Beaufrère Pont-Aven
Adolphe-Marie Beaufrère (1876-1960
La Laïta, c.1940
Aquarelle, signée en bas et à droite, 22 x 16,5cm
Vendu-Sold

Adolphe Marie Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure. Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.

Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.

Il obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne. Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles. Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire. Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes.

La Laïta et la région de Pont-Aven furent pour lui un sujet inépuisable d’inspiration, mais aussi le Midi et l’Algérie où il est allé à la suite d’une bourse obtenue en 1911. On retrouve dans son œuvre l’influence du japonisme et le synthétisme propre au groupe de Pont-Aven.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.926-927
  • Catalogue raisonné de l’œuvre gravé d’Adolphe Beaufrère, D. Morane, 1981
  •  Adolphe Beaufrère, catalogue d’exposition, Musée Pont-Aven, 2005
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouailles, 1997

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Leslie Cauldwell, un peintre américain en Bretagne!

Leslie Cauldwell peintre américain
Leslie Cauldwell, Jeune bretonne dans un intérieur, Pouldu, Pont-Aven 1892,
huile sur toile, signée et daté 1892 en bas et à droite, 55,5x39cm
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Leslie Giffen Cauldwell (New York 18 ocotbre 1861 – 9 avril 1941) fut élève de Gustave Boulanger et Carolus-Duran à l’Académie Julian à Paris, dans l’atelier desquels beaucoup d’artistes américains se perfectionnèrent. Il vécut et travailla à New York, en France et parcourut la Bretagne.

Il exposa des figures de genre et des portraits au Salon en 1885 et 1888 à la Nationale à Paris et à la Royal Academy, à Londres à partir de 1891. En 1888, Cauldwell expose à Philadelphie « Some breton sunshine »; en 1893, il expose trois pastels au Champ de Mars, et en 1894 une huile. A l’exposition Colombienne de Chicago, il exposa « A breton garden » daté de 1892. Ces oeuvres, exécutées à Pont-Aven et au Pouldu, ont quelque chose d’impressionnisme. Par la suite, Cauldwell travaille aux Etats-Unis, s’intéressant surtout au pastel et exécutant au portrait.

De jeunes artiste peintres américains fréquentèrent la Bretagne, plus particulièrement Pont-Aven et Concarneau, entre les années 1864 et 1914. Pont-Aven fut  le berceau de cette colonie d’artistes qui transformèrent cette petite cité en rendez-vous international, vingt-ans avant l’arrivée de Paul Gauguin, et découvrirent la Bretagne comme une Nouvelle Arcadie. La colonie artistique compte soixante à soixante-dix peintres qui résident ici plusieurs mois par an: en dehors des Américains, on y trouve des Anglais, des Irlandais, des Scandinaves, des Suisses, des Hollandais et bien sûr des Français, tous attirés par la géographie particulière du Finistère et sa lumière changeante.

 

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,

Peintres américains en Bretagne, 1864-1914, catalogue d’exposition, musée de Pont-Aven, 2005

 

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André Wilder, l’artiste qui aimait la mer.

André Wilder Camaret Bretagne
André Wilder, Camaret, c.1905,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46x55cm
Vendu-Sold

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière de Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire infèrieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

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