Albert Gleizes, l’un des pionniers du cubisme!

Albert Gleizes, « composition cubiste à la guitare », aquarelle, 1921, 19x16cm

Albert Gleizes a exposé dans les divers salons parisiens depuis 1900, et en 1911 avec Delaunay, Le Fauconnier, Léger, Metzinger, il figurait dans la célèbre salle 41, qui consacra le mouvement cubiste. Il participa aux activités du groupe de Puteaux avec Jacques Villon, La Fresnaye, Metzinger ainsi qu’au Salon de la Section d’Or. Il participe à l’historique exposition de l’Armory Show de New York en 1913, où son œuvre La Femme au phlox suscita plus de réactions du public que les envois de Picasso ou Braque.

Après avoir pratiqué une peinture d’inspiration impressionniste, Albert Gleizes fut des premiers à aller vers le cubisme; après une phase synthétique, puis analytique, il s’intéresse davantage à la composition et à la dynamique qu’à la forme. Lors de son séjour aux États-unis, il recouvre la foi, ce qui donnera définitivement une impulsion religieuse à l’ensemble de son œuvre. Il se tourne vers une représentation non-figurative et adhère, en 1931, au mouvement Abstraction-Création. Préoccupé d’art sacré, il s’est efforcé de renouveler le genre dans le langage de l’abstraction moderne. Albert Gleizes voyait dans l’abstraction en art la dématérialisation de la pensée à la recherche de sa spiritualité la plus pure.

Il fut l’un des seuls à n’avoir jamais démordu du cubisme; il fut l’un des théoriciens des plus féconds et des plus clairs.

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Pierre de Belay, expressionniste breton!

Magnifique tableau de Pierre de Belay, « marins a quai, Douarnenez, 1945″, huile sur carton, signée et datée 1945 en bas et à droite, située au verso « Douarnenez », 24 x 33,5 cm.

Pierre de Belay (Quimper 11 décembre 1890 – Ostende 1947)

Né à Quimper dans une famille d’artistes, Pierre de Belay rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.

Entre 1920 et 1928, il exposa au Salon d’Automne; entre 1926 et 1945, au Salon des Indépendants; entre 1927 et 1935, au Salon des Tuileries.

On peut diviser son œuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses œuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’œuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Vers 1937, il changea radicalement sa manière: sans doute sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33

La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997

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Roger Capron, « l’existentialisse » de Vallauris

Roger Capron (1922-2006), vase balustre, 1958, faience stannifère, émail polychrome, h.22cm

 

Roger Capron (1922-2006) suit l’enseignement de l’école des Arts Appliqués de Paris, avec Robert Picault et Jean Derval, deux autres grands noms de la céramique française des années 1950.

En 1946, Roger Capron crée l’atelier Callis à Vallauris en partenariat avec Robert Picault, et ce jusqu’en 1952, où Capron fonde sa propre entreprise. Il s’oriente alors vers une production de série, voulant conserver la qualité de l’artisanat. Il réalise des pièces de forme, coupes, vases, bouteilles…présentant deux collections par an au Salon des métiers d’art à Paris. Ces collections sont constituées de modèles de base dont il modifie les décors.

En 1957, l’atelier de Roger Capron comprend jusqu’à 40 personnes et les commandes affluent du monde entier. Pour faire face, il passe des pièces tournées à des pièces coulées, lui permettant de mieux maitriser la régularité de la production, et il va éditer de vrais catalogues au graphisme plus que soigné.

Roger Capron a montré un intérêt profond pour les arts primitifs et pour la Grâce archaïque, considérant que « la poterie y est une des formes majeures d’expression ». Il empruntera formes et décors à ce patrimoine, notamment pour son fameux vase à oreilles où il se souvient des vases grecs aussi bien que des urnes funéraires étrusques (vase cratère en cloche).

Nous sommes à la recherche permanente, afin de compléter notre collection, de petits modèles de vase à oreille, hauteur entre 15 et 17cm.

Capron oreille shadocks  Capron oreille coq Capron oreille noir

Roger Capron, vases à oreilles, petits modèles

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Roger Capron et l’influence grecque.

Roger Capron (1922-2006) suit l’enseignement de l’école des Arts Appliqués de Paris, avec Robert Picault et Jean Derval, deux autres grands noms de la céramique française des années 1950.

En 1946, Roger Capron crée l’atelier Callis à Vallauris en partenariat avec Robert Picault, et ce jusqu’en 1952, où Capron fonde sa propre entreprise. Il s’oriente alors vers une production de série, voulant conserver la qualité de l’artisanat. Il réalise des pièces de forme, coupes, vases, bouteilles…présentant deux collections par an au Salon des métiers d’art à Paris. Ces collections sont constituées de modèles de base dont il modifie les décors.

En 1957, l’atelier de Roger Capron comprend jusqu’à 40 personnes et les commandes affluent du monde entier. Pour faire face, il passe des pièces tournées à des pièces coulées, lui permettant de mieux maîtriser la régularité de la production, et il va éditer de vrais catalogues au graphisme plus que soigné.

Roger Capron a montré un intérêt profond pour les arts primitifs et pour la Grèce archaïque, considérant que « la poterie y est une des formes majeures d’expression ». Il empruntera formes et décors à ce patrimoine, notamment pour son fameux vase à oreilles où il se souvient des vases grecs aussi bien que des urnes funéraires étrusques (vase cratêre en cloche).

Nous sommes à la recherche permanente, afin de compléter notre collection, de petits modèles de vase à oreille, hauteur entre 15 et 17cm.

Capron oreille shadocks Capron oreille coq Capron oreille fleurettes Capron oreille noir

 

Roger Capron, vases à oreilles, petits modèles

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Moïse Kisling, « bohême de minuit ».

Moïse Kisling (Cracovie 1891 – Sanary sur Mer 1953) suit les cours de Josef Pankiewicz, son professeur aux Beaux Arts, avant de décider sur ses conseils de venir à Paris en 1910. Il fait partie des artistes qui quittent leur pays avant La Première Guerre Mondiale, pour rejoindre ce qui s’appellera plus tard « l’Ecole de Paris », dont il sera l’un des principaux représentants.

Très vite il fait connaissance de Juan Gris, de Picasso, puis de Soutine et de Modigliani, avec lequel il se lie d’amitié. Dans son atelier de la Rue Joseph Bara, près du Luxembourg, viennent lui rendre visite de nombreux artistes, peintres et écrivains dont Max Jacob, Jean Cocteau, Raymond Radiguet. Les oeuvres de Moïse Kisling, portraits, nus féminins, natures mortes, paysages, nourries d’abord de l’influence de Cézanne, puis de celles des premières approches du cubisme, évoluent selon les périodes vers un certain classicisme, pour en revenir avec l’entre deux guerres vers la figuration. Ce sont ces multiples influences qui définissent  » l’Ecole de Paris « , imprégnée de toutes les tendances, au service d’une volonté expressive résolument propre à chaque artiste.
Cette diversité rapproche Moïse Kisling, d’abord de Cézanne, puis de Picasso, de Juan Gris, des Fauves, de Derain, de Modiglinani, mais encore de Matisse ou de Renoir.
Jamais il ne se laisse totalement enfermer dans une catégorie, en voulant rester fidèle à l’émotion. Sa palette reste colorée et diversifiée, son dessin figuratif, sa technique par certains aspects classiques, dans son souhait de vouloir transmettre l’émotion du bonheur de vivre, de la sensualité.
De nombreuses expositions sont organisées à l’étranger et il participe à de nombreux salons jusqu’en 1940, date à laquelle il est contraint, de fuir pour les Etats-Unis en raison de ses origines juives, et de ses activités antinazies.
Après la guerre, en 1946, il revient vivre en France en s’installant par épisodes à Sanary sur Mer sur la côte varoise, mais en travaillant surtout à Paris dans son atelier de la Rue du Val de Grâce.

C’est après 1949, que Moïse Kisling s’installe définitivement à Sanary pour y peindre sa joie de vivre, avec des portraits des paysages, des natures mortes, des fleurs, avant que d’y mourir en 1953, après une dernière exposition de son vivant au Musée de Cagnes sur mer.

KISLING 18x22

Moïse Kisling, « bohême de minuit », ou l’atelier de la rue Joseph Bara, 1923,

dessin à la plume,signé en bas et à droite, titré au dos, 18cm x 22cm

On retrouve dans ce dessin toute l’atmosphère bohême des peintres de Montparnasse de cette époque de l’école de Paris, lors d’une « petite fête  » organisée dans l’atelier de Moïse Kisling. On peut y reconnaître notamment le peintre Foujita à gauche de la composition, Soutine et le marchand de tableaux Zborovsky en train de danser. 

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