Des peintres de la Bretagne à la galerie Brugal de Pont l’Abbé.

Henri Rivière
Henri Rivière, l’île, 1898, lithographie en couleurs

La peinture bretonne s’expose, ce mois d’août, à la Galerie Brugal de la rue Burdeau à Pont l’Abbé.

Des œuvres représentatives parmi celles que laissent Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Henri Rivière ou encore Mathurin Méheut. « Une exposition exceptionnelle », annonce Stéphane Brugal.

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance du peintre André Dauchez, qui vécut de 1870 à 1948 dans sa maison atelier de la Palue, à Loctudy, une sélection de ses huiles, dessins et eaux-fortes est également proposée.

Galerie Brugal, du mardi au samedi, 12, rue Burdeau. Contact : 06 89 15 56 55 ; www.brugal-antiquites.com

Article Ouest France 14 août 2020

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André Even, le peintre natif de Pont-Aven.

André Even
André Even, paysage vallonné,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 27x41cm
Vendu-Sold

André Even (1918-1997) passe sa jeunesse à Pont-Aven où il côtoie les différents peintres qui viennent chercher l’inspiration dans cette petite bourgade de caractère du Sud-Finistère.

Après sa scolarité, à 16 ans il s’engage dans la Marine à Lorient et il suit des études de mécanicien à l’école aéronavale de Rochefort-en-Terre. Mobilisé, André Even est basé à Cherbourg. A cette époque, sa foi religieuse se renforce, et après sa démobilisation, il passe du temps comme missionnaire et rejoint Monseigneur Lefèbvre.

En 1942, André Even part à Paris où il fait ses études dans l’atelier Souverbie, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, puis entre dans l’atelier de Maurice Denis. Il trouve un travail au Ministère des Bâtiments et Monuments Historiques, engagé sur de nombreux chantiers de restauration après la guerre. Il se forme aux techniques de peintures anciennes et de fresques. Il revient en Bretagne au début des années 1950 où il va exécuter des peintures murales, notamment dans les églises de Névez (1950), Concarneau (1951), de Lorient (église Jeanne d’Arc), Rocleng-sur-Geer près de Liège (1955).

Revenant à Paris en 1955, il décide de se consacrer à une peinture que lui nomme « civile » autour de thèmes paysagers (paysage urbain de Paris ou champêtre de Pont-Aven).

Les sujets répétitifs d’André Even sont déclinés avec des dominantes colorées telles que le vert, le jaune et le rouge. Il a toujours accordé une importance à la fabrication de sa peinture à la manière d’un artisan et même mis au point une technique unique, une matière à base de cire vierge et de pigments colorés qui constitue aujourd’hui une des grandes originalités de son œuvre.

Marqué par l’Ecole de Pont-Aven, il simplifie les plans colorés, donnant un art tantôt pseudo-naïf, tantôt décoratif, qui se réalise notamment dans ses tapisseries.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brest, Pont-Aven, Tourcoing, Marseille, Vatican.

Bibliographie:

-Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

-Christian Dautel, André Even : Un peintre né à Pont-Aven, Bulletin Municipal du 3e trimestre, 1996

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Delecluse Eugène à la barre, témoin de la navigation à voile!

Eugène Delecluse pêcheur voile
Eugène Delecluse, « à la barre »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, circa 1925, dimensions 72cm x 58cm
Vendu-Sold

Eugène Delecluse (Paris 1882 – 1972) est un peintre français et graveur à l’eau forte.

Elève de Fernand Cormon, Paul-Louis Delance, E. Renard et Charles-Albert Waltner, il participa au Salon des Artistes Français dès 1903, puis au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1915.

La première guerre mondiale le conduit à la bataille de la Marne. Il  y réalise une série d’oeuvres dont certaines serviront au journal « l’Illustration ». Envoyé à Salonique avec l’armée d’Orient, le peintre trouve des sujets d’inspiration nouveaux dans ce voyage, durant cette première guerre balkanique.

Il a dirigé une Académie de peinture à Montparnasse. 

Eugène Delecluse fit de longs séjours en Bretagne, dans le Finistère et le Morbihan, notamment dans la Baie de Douarnenez, où il peignait souvent le travail des marins, l’arrivée des barques et des pêcheurs. La Bretagne et les activités maritimes, la lumière, tout contribue à Delecluse à s’adonner à ce grand art de la peinture sur le motif et à saisir les attitudes des marins dans leur vie quotidienne.

Ici, l’artiste semble être l’un des membres d’équipage de la chaloupe, observant le jeune matelot et le capitaine tenant la barre retenue sous les jambes.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.398
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Lemordant, un grand maître de la peinture bretonne!

jean-julien lemordant et le goémonier Quimper hôtel de l'épée

Jean Julien LEMORDANT (1878-1968)
Le goémonier, c.1910
Gouache, signée en bas et à gauche,60 x 45cm
Disponible-Available

Jean-Julien Lemordant nous dévoile dans ce dessin coloré toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne. La force et la simplicité du sujet est traité ici par un dessin ferme et synthétique.

Elève de Léon Bonnat en compagnie de Emile Othon Frietz et de Raoul Duffy. Il redécouvre la Bretagne en 1903 et s’installe à Penmarc’h où sa peinture s’oriente vers une description colorée de la vie maritime et trouve son engagement aux côtés des marins (fondation de la revue Brug – 1913).

Dans une facture large et sonore, il a traité des vastes panneaux hardiment composés, les rudes acteurs de la tragédie marine. Il fut aussi un rénovateur des arts décoratifs en Bretagne.

En 1904, le jeune peintre (il a 26 ans) est installé à Saint-Guénolé quand l’hôtel de l’Epée à Quimper lui commande une série de fresques murales pour décorer sa salle à manger. Le travail est colossal : 65 m2 de murs sont à peindre percés de 11 portes. Lemordant réalisera 23 peintures groupées en 5 séquences.

Cette gouache fait partie des nombreuses esquisses exécutées pour le décor de l’Hôtel de l’Epée de Quimper, vers 1907-1908. Cette décoration de la salle du restaurant de l’hôtel, a été installé de manière permanente dans une salle du musée des beaux-arts de Quimper.

Jean Julien Lemordant nous transcrit dans cette oeuvre l’image du rude acteur de la tragédie marine: un marin engoncé dans son vêtement arrachant à la mer sa moisson de goémon.

Superbe pièce de Jean Julien Lemordant, car il nous montre l’importance du dessin, de l’esquisse, qui dévoile déjà l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Les fresques de l’Hôtel de l’Epée à Quimper ont connu un succès considérable et apporté au jeune peintre une certaine notoriété. En 1913, l’Opéra de Rennes lui passe une commande prestigieuse : la peinture du plafond de l’Opéra qu’il peindra durant l’année 1914. Lemordant réalisera à cette occasion une ronde bretonne.

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Un siècle de peinture bretonne à la galerie Brugal.

Spécialisé dans la peinture bretonne, Stéphane Brugal reste fidèle aux étés de Pont-l’Abbé depuis 12 ans. Cette année, il se focalise sur André Dauchez. « Je souhaite ainsi commémorer le 70e anniversaire de sa mort, lui qui vécut de 1870 à 1948 », commente Stéphane Brugal.

André Dauchez, le portraitiste de la Cornouaille, apprit à aimer la mer avec son père. Il hérita de cet amour et adulte, navigua sur ses propres voiliers sur les côtes du Finistère, au départ de Bénodet, puis de Loctudy. Il y fit du reste, construire une propriété sur la Palue du Cosquer entre 1903 et 1905. Le second conflit mondial l’y surprit et l’obligea à se replier momentanément sur Quimper. Des sentiments qui s’expriment sur nombre de ses peintures et dessins.

La galerie Brugal est ouverte du mardi au samedi, jusqu’au 15 septembre 2018.

Suite de l’article sur Ouest France du 25 juillet 2018

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/un-siecle-de-peinture-bretonne-la-galerie-brugal-5898722

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