Lucien Mainssieux, le peintre musicien en Provence.

Lucien Mainssieux
Lucien Mainssieux, vue de Cagnes, 1920
huile sur toile, signée, située et datée en bas et à gauche, 65x 54cm
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Lucien Mainssieux (4 août 1885 – Voiron 8 juillet 1958) est un peintre postimpressionniste et orientaliste.

Jules Flandrin devient son professeur, puis il fréquente l’Académie Julian ainsi que l’école des Beaux-Arts de Paris. Il obtient en 1921 une bourse de voyage pour l’Afrique du Nord.

Il débute au Salon des Indépendants en 1907, puis au Salon de la Société Nationale et au Salon d’Automne (1928-1931); mais aussi à l’étranger, notamment à Bâle en 1939. Il a figuré en 1980 à l’exposition “150 ans de peinture dauphinoise” au château de la Condamine. Il fut membre du jury du salon des artistes coloniaux.

Egalement violoniste et critique musical redouté, son oeuvre est bien celle d’un peintre-musicien. En effet, très tôt, Lucien Mainssieux plonge dans l’univers de la musique par l’intermédiaire de sa mère pianiste. Il jouera du violon et de l’alto sous la baguette de grands chefs tel Stravinski ou Weingartner. Dès 1919, il sera également critique musical pour le journal « Le crapouillot – arts, lettres et spectacles ». Lucien Mainssieux peindra ses amis musiciens, comme « le violoniste Lilien » et les instruments prendront une place privilégiée dans ses tableaux.

En 1920, la visite de l’atelier de Renoir à Cagnes bouleverse l’artiste. Baigné sous la lumière de la Méditerranée. Il abandonne la pâte épaisse et massive et joue alors sur la transparence et la clarté de la touche.

Il a peint à Paris, Rome, Afrique du Nord…des figures et des paysages. Il a illustré Un été au Sahara, de Fromentin et les livres consacrés au Maroc par les frères Tharaud.

Le musée Mainssieux à Voiron est constitué du fond d’atelier de l’artiste et de sa propre collection personnelle qu’il a léguée à la ville de Voiron.

Bibliographie:

-Isabelle Experton, François Roussier, Lucien Mainssieux 1885-1958, éd Didier Richard, 1985.

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.37

Eloge de Lucien Mainssieux, Brucker, 1960

Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Maurice Wantellet, Grenoble, 1987

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Renée Bernard, la danseuse orientale!

Renée Bernard
Renée Bernard, la danseuse orientale, Maroc,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 55 x 38cm
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Renée BERNARD (1906-2004) fut l’élève de Lucien SIMON à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts entre 1930 et 1934; elle y rencontre Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Elle passe avec succès les professorats de dessin, et va enseigner de 1931 à 1950 le dessin, et deviendra inspectrice de l’enseignement du dessin de la Ville de Paris de 1950 à 1968.

Elle participe à de nombreux salons et reçoit maintes distinctions. Elle a reçu de nombreux prix dont 4 prix de l’Institut et le prix de l’AOF. Certaines de ses œuvres sont conservées par les musées de Dieppe, Vienne (Isère) et celui de Grenoble. Elle entreprend de nombreux voyages, la Bretagne, le Dauphiné, la Provence, les Antilles françaises, l’Italie, le Maroc, la Grèce, l’Egypte.

Elle entreprend en 1947, un périple de plusieurs mois en Afrique Occidentale, où elle partira à la découverte du Sénégal, du Soudan, de la Côte d’Ivoire, de la Haute-Volta, de la Guinée et de la Mauritanie. Voyage presque initiatique dans une Afrique haute en couleurs et personnages:

“J’ai enfermé dans mon coeur tous les plus beaux cadeaux du monde: la chaleur peu commune de l’accueil, les sympathies échangées, la douceur de l’amitié, la joie de découvrir, d’admirer, de peindre en toute liberté, la plaisir de pénétrer des vies simples et pures, enfin le temps donné à l’interrogation, la réflexion et parfois aussi la souffrance.” extrait de son livre: « Renée Bernard, randonnée à travers l’Afrique en 1947« , Paris, 1988. Voir aussi: « Les Africanistes: peintres voyageurs, 1860-1960″, par Lynne Thornton, 1990.

Le Musée d’Angoulême a reçu en 2004 en legs d’œuvres de Renée Bernard ainsi que des objets lui ayant appartenu, notamment des tissus et masques africains collectés en 1947 lors de son séjour en Afrique Occidentale.

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Roger Limouse et le Maroc.

Roger Limouse Rabat
Roger Limouse, maison de danse à Rabat,
huile sur toile, 50cm x 61cm

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Roger Marcel Limouse (Collo 1894 – 1990) entre en 1919 dans l’atelier de P.A. Laurens, à l’Académie Julian. C’est là qu’il se lia d’amitié avec Jules Cavaillès et Dunoyer de Segonzac. Il fut reçu en 1922 au concours de professorat des écoles de la Ville de Paris. Il obtint en 1933 le Prix des Vikings, visitant ainsi la Norvège.

Ayant le goût des voyages, Roger Limouse séjourna en Belgique et Hollande, mais surtout dans les pays méditerranéens, notamment au Maroc. Après la deuxième guerre mondiale, Roger Limouse retourne plusieurs fois au Maroc, d’où il rapporte des scènes populaires (cafés, marchés, exhibitions de danseurs ambulants), des scènes de défilés comme ce magnifique tableau représentant le sultan Ben Arafa se rendant à la prière dans sa calèche de cérémonie, des natures mortes, des oeuvres qui se caractérisent par des couleurs vives, et une expression forte et dépouillée.
Roger Limouse exposa avec les peintres de la Réalité poétique, notamment dans une exposition rétrospective en 1956, en compagnie de Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch. Il expose à Paris aux Salons des Artistes Français, des Indépendants, d’Automne et des Tuileries.

 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, notait avec force Roger Limouse, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire. « 

Roger Limouse

Roger Limouse dans son atelier, c.1940 

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Gisèle Ferrandier, couleurs du Sud.

Gisèle Ferrandier (Paris 1909 – 1979 )

Elle fut élève de l’école des Beaux-Arts de Paris. Elle exposait à Paris, depuis 1935 aux Salons des Tuileries et des Femmes Peintres et Sculpteurs, ainsi qu’à Alger, Genève, Lyon.

Gisèle Ferandier parcourt l’Afrique du Nord en artiste captivée. L’Etat lui achète en 1954 une toile intitulée Vue d’Oran.

Gisèle Ferrandier Gisèle Ferrandier

Paire d’huiles, 46x55cm, Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome V, p.398
Les artistes de l’Algérie, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, E.Cazenave, Ed B.Giovanangeli, 2001

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