Marcel Depré, peintre de la Marine et des marins!

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), ramendagen,

huile sur toile, signée en bas et à gauche, 73 x 60cm

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, Marcel Depré a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Marcel Depré a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

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Loctudy, une oeuvre patrimoniale!

Georges Souillet a peint en 1924 cette scène de la vie quotidienne des femmes dockers de Loctudy! Un témoignage incroyable sur la place des femmes dans l’économie du Pays Bigouden dans cet immédiat après-guerre.

 

Georges Souillet, « sur les quais de Loctudy »,

huile sur toile, 1924, signée et datée en bas et à droite, 100x194cm

Cette oeuvre fut acquise en août 2017 par la mairie de Loctudy, où elle a pris place dans la salle du Conseil municipal.

Georges SOUILLET (Tours 1861 – 1947), fut le premier administrateur-conservateur du manoir de Kérazan, à la suite de la famille Astor, à Loctudy.

Le tableau, d’une dimension inhabituelle, témoigne de la réaalité du labeur qu’assuraient les femmes dockers qui palliaient alors l’absence des hommes, sur le port de Loctudy après la Grande Guerre, au début de années 1920. Il s’agit ici de charger un vapeur anglais de la récolte de pommes de terre de Loctudy. Une originalité historique et patrimoniale incontestable.

Georges Souillet fut élève de Félix Laurent à l’Ecole des Beaux-Arts de Tours et d’Alexandre Cabanel à celle de Paris. Il figura au Salon des Artistes Français de Paris, à partir de 1899, au Salon de la Société des Beaux-Arts de Nantes en 1899 et en 1906.

Il fut avant tout un paysagiste. Il peignit des vues d’Ile de France, de Touraine et de Bretagne. Etabli à Tours, il fréquente Paris le moins possible mais va souvent dans le Finistère, à Loctudy où il séjourne régulièrement, y rencontrant les principaux artistes bretons ou non, de l’entre deux-guerres.

Gérard Schurr écrivait:  sa facture est justement équilibrée entre la spontanéité, la sensibilité impressionnistes et le classicisme propre aux peintres de la Touraine.

Bibliographie:

–  Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome XIII, p.57-58

Dictionnaire des petits maitres de la peinture, 1820-1920, Ed Amateur, Tome II, p.424

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Lucien Simon, peintre du pays Bigouden.

Lucien Simon découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

 

Lucien Simon, Les foins près de Sainte-Marine, c.1910,

huile sur toile, 57,5cm x 80cm

A l’Académie Julian, Lucien Simon fut élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Georges Rohner, Renée Bernard.

Lucien Simon participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Detroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

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Mathurin Meheut en pays Bigouden.

Démobilisé en février 1919, Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) choisit la côte ventée du Pays bigouden pour se ressourcer en famille à Penmarc’h.

Mathurin Méheut,  « Hêtraie sous la pluie à Sainte Marine », gouache sur papier,

signée du monogramme en bas et à gauche, titrée et située en bas et à droite, 41cm x 31cm

C’est à partir du Pays bigouden que Mathurin Méheut renoue avec ses thématiques bretonnes, travaillant aussi sur de grandes gravures inspirées du travail des pêcheurs, mais également de la beauté classique de la nature environnante. Il va préparer sa deuxième grande exposition, celle au musée des Arts décoratifs de 1921.

Le Pays bigouden inspira de nombreux thèmes à Mathurin Méheut, et il se nourrit de ses divers aspects, de ses travailleurs de la mer, de ses femmes récoltant pomme de terre ou varech, et de ses sous-bois le long de la rivière Odet, comme dans cette oeuvre située à Saint-Marine.

On peut louer dans cette oeuvre le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

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Henri Sollier, peintre du Pays bigouden.

Henri Sollier (Bagnolet 1886 – Paris 1966) suit une formation artistique à l’Académie Julian en 1906 pour préparer l’examen d’entrée à l’école des beaux-arts de Paris, qu’il réussit en 1908. Il fut l’élève de François Flammeng. Il travailla trois ans à Dakar, d’où il rapporta quelques oeuvres caractéristiques. Il exposa régulièrement, à Paris, au Salon des Artistes Français dès avant 1914, où il obtint en 1920 une mention. En 1922, il reçut le Prix de l’Afrique Occidentale Française. Il obtint des médailles, d’argent en 1930, d’or en 1934 et 1937 (Exposition internationale).

Henri Sollier découvre la Bretagne dès 1922, qui va devenir sa principale source d’inspiration, notamment en Pays bigouden, et ceci jusqu’en 1956. Henri Sollier ne se contente pas des motifs pittoresques que lui offrent les paysages bretons. Il s’attarde aussi sur ses habitants, dont il brosse des portraits réalistes. Avec Solitude, toile primée au Salon de 1930, Henri Sollier proclame son ralliement à la peinture régionaliste de son temps. Ses portraits de bretonnes, sans concession, font écho au réalisme social des peintures de Jules Adler dont Henri Sollier fréquenta l’Académie, parallèlement aux cours de l’école des beaux-arts.

Après 1957, Henri Sollier travailla dans différentes régions de France: Auvergne, Haute-Savoie, Provence et en Italie.

SOLLIER Gambetta 65x54

Henri Sollier, marché place Gambetta à Pont l’Abbé, huile sur toile, 65cm x 54cm

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIII, p.8

– B. Dumas, « Henri Sollier, Peintre naturaliste de la Bretagne », dans la revue ArMen n°189, Juillet-Aout 2012, p.48-55.

La route des peintres en Cornouaille  , Groupement Touristique de Cornouaille, 1997

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