Henri Barnoin, peintre inspiré par la Bretagne et ses traditions.

Henri Barnoin (1882-1940) fut l’un des grands artistes de la Bretagne du début du XXème siècle. Il nous dévoile toute sa maîtrise picturale dans cette procession des années 1910.

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Henri Barnoin, « procession », c.1910,

huile sur panneau, signée en haut et à droite, 17 x 26cm

Henri Barnoin fut l’élève de Dameron, de Richemont et de Luc-Olivier Merson, à l’école des Beaux-Arts de Paris. Exposant au Salon des Artistes Français, il y reçut une mention honorable en 1909, une médaille d’argent en 1921, en devint sociétaire, reçut une médaille d’or en 1935 et fut classé hors concours en 1939.

Ses sujets de prédilection étaient des paysages, des marines et des scènes de la vie bretonne. Henri Barnoin fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse de représenter la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

L’artiste représente aussi des scènes portuaires à Douarnenez, Saint-Goustan, Lorient. Il est également le peintre de la foule des pardons et des marchés, à Quimper, Quimperlé, Hennebont, Dol-de-Bretagne et au Faouët.

Dans cette oeuvre, Henri Barnoin nous peint une belle scène de la vie des femmes et des hommes de la mer, des ces fins de journée sur la baie de Concarneau au soleil couchant.

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André Dauchez, parution du catalogue raisonné de l’oeuvre gravé!

André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille  – 

Catalogue raisonné de  l’œuvre gravé

©Stéphane Brugal – 2018 – ISBN: 978-2-9564449-0-9

Stéphane Brugal, historien de formation, diplômé de l’Institut d’études techniques et historiques des objets d’art, découvre l’oeuvre d’André Dauchez dans le cadre de son parcours de galeriste spécialisé dans les artistes ayant succombés aux charmes de la Bretagne.

Par cet ouvrage, Stéphane Brugal met en lumière l’art de la gravure d’André Dauchez, sa technique de l’eau-forte dont il devint l’un des grands représentants de la première moitié du XXe siècle. Cet ouvrage se veut exhaustif et apporte un outil de travail qui deviendra une référence pour tous les passionnés de l’oeuvre de l’artiste.

Séduit et influencé par les lignes et la force des paysages, de la baie de Douarnenez à Belle-Ile-en-Mer, André Dauchez va réussir à transcrire les nombreux visages de cette Cornouaille bretonne : landes, dunes, estuaires et anses bordées de pins, bords de côtes et de rivières, rochers à marée basse, furent ses motifs préférés.

Les œuvres d’André Dauchez ont une vigueur merveilleuse, ces observations à l’eau-forte, spontanées, puissantes et simplifiées, nous dévoilent l’excellent graveur et le grand dessinateur qu’il était. D’une pointe fine et d’un acide mordant, André Dauchez exprime la force et la rudesse de cette Cornouaille, mais aussi son charme et sa diversité.

De ces oppositions saisissantes d’ombres et de lumière, l’artiste fait ressortir d’un trait nerveux le découpage des arbres, la physionomie d’un rivage, dans lequel l’on sent vibrer la vie. Il discerne à chaque moment les effets différents produits par l’ombre, par le soleil ou par le vent qui bouleversent sans cesse l’apparence d’un paysage, sachant capter ainsi l’essence même de son sujet tel un vrai portraitiste.

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Le bon élève de Méheut, Frédéric Back!

Frédéric BACK (1924-2013), Aux écuries, circa 1940, gouache, signée en bas et à gauche, 42x66cm

Frédéric Back grandit et étudie à Strasbourg, puis de 1937 à 1938 à l’école de dessin de la rue Madame, qui prépare l’entrée à l’École Estienne de Paris. Il intègre ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il reçoit l’enseignement de Mathurin Méheut, artiste peintre et illustrateur. Cette rencontre marquera durablement Frédéric, au niveau humain et artistique. C’est à cette époque qu’il commence sa carrière de peintre et expose notamment ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris en 1946 et 1947.

Établi à Montréal en 1948, Frédric Back enseigne à l’École du Meuble, où il succède à Paul-Émile Borduas, et à l’École des beaux-arts de Montréal où il rencontre Alfred Pellan.

Il entre au service de Radio-Canada en 1952 comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques.

En 1968, Frédéric Back rejoint l’équipe du studio d’animation de Radio-Canada, créé par Hubert Tison. De 1968 à 1993 il réalise dix courts-métrages, ainsi que diverses présentations spéciales pour les programmes de la Société Radio-Canada. Les films de Frédéric Back sont acclamés sur tous les continents, les reconnaissances et les nombreux prix consacrent le talent et le travail mis à contribution pour chaque film. Frédéric Back est nommé quatre fois aux Oscars du cinéma et remporte deux fois l’Oscar du meilleur film d’animation : le premier (1982) pour Crac (82) et le second (1988) pour L’Homme qui plantait des arbres. À lui seul, le film L’Homme qui plantait des arbres a gagné plus de quarante prix dans des festivals de films, un peu partout dans le monde.

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Marie Réol, une finesse et un sens esthétique remarquable.

Ravissant bouquet par la grande artiste peintre Marie Réol (1880-1963), nous dévoilant son grand sens esthétique et la finesse de son regard.

 

Marie Réol (Massiac 1880 – Ploaré 1963), huile sur papier marouflée sur toile, signé en bas et à droite, 55 x 46cm

Au-delà d’être l’élève, l’amie et plus tard l’épouse du maître Louis Marie Désiré-Lucas (1869 – 1949), Marie Réol fut une artiste de talent. Née en 1880 dans le Cantal, elle monte à Paris débuter sa formation artistique auprès denDésiré-Lucas et expose au Salon des Artistes Français à partir de 1908. Elle suivra l’artiste toute sa vie à la fois dans ses voyages et ses expositions. Ce sera la seule femme appartenant au Groupe des Dix où figuraient entres autres Jules Adler (1865 – 1952), Ernest Quost (1844 – 1931) ou Louis Jourdan (1871 – 1948).

Marie Réol aime peindre les portraits, de ses proches, des nus, des baigneuses sur la plage du Ris, à Douarnenez où elle habite, au manoir de Kerbervet, des scènes de goûters dans le jardin et surtout de magnifiques bouquets de fleurs. Marie Réol aime faire vivre ses bouquets dans une mise en scène intimiste et personnelle. Marie Réol crée une atmosphère poétique dont la lumière devient le principal sujet.

Marie Réol exposait régulièrement au salon des artistes Français dont elle était membre sociétaire hors concours depuis 1908. Elle reçut une médaille d’argent en 1914, d’or en 1921.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Tome XI, 1999

Douarnenez, au bonheur des peintres, Henri Belbéoch, 1992

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Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au XIXème.

« La halte sur le chemin » ou « le Quimpérois », magnifique portrait de 1850 par Auguste Goy, élève d’Ingres.

 

Huile sur toile, signée et datée « 1850 » en bas et à gauche, 30x23cm

Auguste Goy est un élève d’Ingres à partir de 1834, mais faute de ressources, il ne peut suivre celui-ci à Rome alors qu’il le lui propose. Portraitiste à Paris puis paysagiste, il illustre un livre sur la Creuse et séjourne ensuite en Angleterre jusqu’en 1845. En 1847, Auguste Goy se fixe à Quimper où, à partir de 1861, il est professeur de dessin au collège de la ville. La bourgeoisie locale lui commande des portraits. Goy vit très isolé, ne fréquentant pas du tout les milieux artistiques parisiens.

Il peint les paysages des environs de Quimper et ceux du Pays Bigouden, des scènes de genre, des intérieurs de café ou de maisons, des portraits de paysans en costume traditionnel, et traite des sujets historiques comme Le retour de Crimée. Le peintre transcrit la réalité qu’il observe, sans en accentuer le pittoresque. Auguste Goy appartient à cette nouvelle génération de peintres qui manifeste un intérêt pour le monde campagnard, pour son habitat, ses costumes, son travail ou sa vie quotidienne.

Son oeuvre présente un intérêt documentaire qui illustre la vie quotidienne en Cornouaille au XIXème siècle.

Bibliographie:

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au siècle dernier, Fondation Astor, Loctudy, 1995

-Auguste Goy, un élève d’Ingres en Bretagne, Michel Geistdorfer, in La Bretagne Touristique, 1928

La route des peintres en Cornouaille, 1998

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