Robert Yan, l’autre peintre breton!

Robert Yan (Arcachon 1901 – 1994), l’autre peintre breton!

Robert Yan, le pardon de Penhors, huile sur isorel, 40x70cm

Elève de Narbonne à l’école des Beaux-Arts de Paris. Membre du Salon des Indépendants en 1928, Robert Yan en devient membre du comité en 1953, vice-président de 1957 à 1964, président depuis 1964. Egalement sociétaire du Salon des Artistes Français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.

Robert Yan passe son enfance dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère, à Landerneau. Sa première exposition à la Galerie Saluden à Brest sera une révélation pour le public, en 1929. Cette année-là, il participe aux expositions de l’Union Artistique à Concarneau. Parcourant la Bretagne qui est sa source d’inspiration majeure, il adhère en 1934 au mouvement “ar Seiz Breur”. De 1936 à 1939, il fait de longs séjours à Concarneau et il se lie d’amitié avec Barnoin, Ménardeau et surtout Delpy.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.789

-La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement touristique de Cornouaille

-Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

-Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

Share

Jean-Pierre Le Bras, la belle Bretagne!

« A chacun son écriture. Je peins comme je sais le faire sans m’occuper des modes qui passent, et la peinture m’a permis de rester au pays »!

Jean-Pierre Le Bras (Pleumeur-Bodou 1931 – 2017), les pins près de la plage, huile sur toile, signée e bas et à gauche, 55 x 46cm

Breton du Trégor, Jean-Pierre Le Bras a la passion de la Bretagne. Figuratif, il reste en dehors des courants et des modes. Carnet de croquis toujours à la main ou plantant son chevalet loin des foules, solitaire avec son sujet, ce sera le retour à l’atelier pour le dernier éclat. Il a saisi l’instant, la maisonnette sur le rivage, la barque à quai en attente d’aventure, la marée basse et la cohorte bigarrée des pêcheurs à pied, la dune où le vent flirte avec les mouettes.

Figuratif, paysagiste, naturaliste, sans doute, mais, avant tout, témoin avec sa propre écriture, une écriture qu’il a forgée lui-même, colorée au plus juste par sa sensibilité en éveil permanent, allant à l’essentiel. Et Jean-Pierre Le Bras continue son sillon, le pas tranquille, plus habitué depuis l’enfance – et plus à l’aise – à fouler le sable et l’algue des côtes que la moquette des salons. Il a su garder, sous son apparente rudesse, l’extrême délicatesse trégoroise, celle de son terroir. Des gris lumineux aux étendues des sables, des verts profonds aux gammes bleues il continue sa cantate bretonne; l’atmosphère des rivages, l’ambiance des ports de pêche, le chant de la campagne et des fleurs défilent sur ses toiles.

Jean-Pierre Le Bras reçoit la médaille d’or du Salon de la Marine en 1991 et est nommé Peintre de la Marine agréé en 1997.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres français de la mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Share

Marcel Depré, peintre de la Marine et des marins!

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), ramendagen,

huile sur toile, signée en bas et à gauche, 73 x 60cm

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, Marcel Depré a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Marcel Depré a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

Share

Le bon élève de Méheut, Frédéric Back!

Frédéric BACK (1924-2013), Aux écuries, circa 1940, gouache, signée en bas et à gauche, 42x66cm

Frédéric Back grandit et étudie à Strasbourg, puis de 1937 à 1938 à l’école de dessin de la rue Madame, qui prépare l’entrée à l’École Estienne de Paris. Il intègre ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il reçoit l’enseignement de Mathurin Méheut, artiste peintre et illustrateur. Cette rencontre marquera durablement Frédéric, au niveau humain et artistique. C’est à cette époque qu’il commence sa carrière de peintre et expose notamment ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris en 1946 et 1947.

Établi à Montréal en 1948, Frédric Back enseigne à l’École du Meuble, où il succède à Paul-Émile Borduas, et à l’École des beaux-arts de Montréal où il rencontre Alfred Pellan.

Il entre au service de Radio-Canada en 1952 comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques.

En 1968, Frédéric Back rejoint l’équipe du studio d’animation de Radio-Canada, créé par Hubert Tison. De 1968 à 1993 il réalise dix courts-métrages, ainsi que diverses présentations spéciales pour les programmes de la Société Radio-Canada. Les films de Frédéric Back sont acclamés sur tous les continents, les reconnaissances et les nombreux prix consacrent le talent et le travail mis à contribution pour chaque film. Frédéric Back est nommé quatre fois aux Oscars du cinéma et remporte deux fois l’Oscar du meilleur film d’animation : le premier (1982) pour Crac (82) et le second (1988) pour L’Homme qui plantait des arbres. À lui seul, le film L’Homme qui plantait des arbres a gagné plus de quarante prix dans des festivals de films, un peu partout dans le monde.

Share

La Bretagne côtière de Lucien Victor Delpy.

Côte bretonne, chère à Lucien Victor Delpy, peintre de la Marine.

Côte bretonne, Lucien Victor Delpy, huile sur toile, signée en bas et à gauche, 22x27cm

Lucien Victor DELPY (Paris 1898 – Lorient 1967)

Il est admis le 14 novembre 1914 à l’École nationale supérieure des beaux-arts dans les ateliers de Fernand Cormon, d’Émile Renard et de Jean-Pierre Laurens, puis il étudie auprès de Charles Fouqueray. Il installe son atelier à Montparnasse en 1923.

Il s’engage comme volontaire en 1917 jusqu’en octobre 1919 puis il revient à l’atelier Cormon.

Il découvre la Bretagne en 1924.

Lucien-Victor Delpy est médaille d’argent et titulaire du prix Paul Liot au Salon des artistes français de 1927. Il reçoit le prix Dumoulin pour l’Algérie de la Société coloniale des artistes français en 1928, et est nommé peintre de la Marine en 1931, année où il reçoit également le grand prix de la Ville de Paris pour l’Afrique du Nord.

Il est envoyé en mission sur le front à Dunkerque en 1940, puis à Cherbourg. On le retrouve en mission avec l’Armée Rhin et Danube en 1945, année où il est nommé peintre aux armées.

Delpy embarque en mission Toulon-Saigon en 1950. Lucien-Victor Delpy sera également envoyé en mission comme peintre militaire en Algérie française en 1958 avec les fusiliers marins dans l’Oranais et à Nemours (aujourd’hui Ghazaouet).

Delpy reçoit le prix des paysagistes français en 1946 et le prix Corot en 1947. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en mars 1954.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

 

 

Share