Le Saint Goustan du sculpteur de l’âme et de la nature.

Thierry Le Youdec Sculpteur
Thierry Le Youdec, « Saint-Goustan« , bronze à la cire perdue,
fondeur Le Floch, n°2/8, hauteur 33cm

Magnifique bronze du sculpteur Thierry Le Youdec, représentant « Saint-Goustan », saint patron des marins et des pêcheurs.

Thierry Le Youdec, sculpteur de l’âme et de la nature!
« Ce qui surprend et signe l’originalité de cet artiste, c’est l’alliage de douceur et de vigueur qui émane de ses créations : qu’il s’agisse de groupes de personnages, de nus drapés, ou encore de compositions animalières où il s’affirme également comme un artiste majeur de sa génération.
Rien d’académique ou de maniéré dans ses sculptures où il s’attache avant toute chose à magnifier la Nature, et à révéler l’âme humaine ou animale.
Il excelle dans l’art d’exprimer la vie intérieure de ses sujets, mais aussi le mouvement et la vitalité.
Au-delà du figuratif, l’expression symbolique et l’abstraction de certaines lignes renforcent le « caractère » de chaque oeuvre et témoignent d’un sens inné du « vivant ».

Histoire de Saint-Goustan:

« Le saint homme est né en Cornouaille britannique en 974.
A 18 ans, Goustan est enlevé par des pirates. Au cours de leurs voyages, le jeune Goustan se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa (probablement l’île d’Houat), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main: c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté d’une portion d’un gros poisson, en gardant parcimonieusement pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement.
En 1025, Goustan devient moine et fonde un prieuré sur l’île de Hoëdic. Entre temps, il prie parmi ses frères moines de Rhuys. C’est là que reposent aujourd’hui ses restes, dans l’abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. Goustan est devenu le patron des marins et des pêcheurs. »

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Jean Julien Lemordant, maître de la peinture bretonne

Jean-Julien Lemordant nous dévoile dans ce dessin rehaussé toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne. La force et la simplicité du sujet est traité ici par un dessin ferme et synthétique.

Il s’agit d’un dessin au fusain rehaussé de blanc, signé au crayon gras rouge en bas et à droite. Il mesure 63,8 de hauteur par 48,6cm de large. (Vendu-Sold)

Jean Julien Lemordant nous transcrit dans cette oeuvre l’image du rude acteur de la tragédie marine: un marin engoncé dans son vêtement s’avance à pas lourds.

L’on peut rapprocher ce dessin de l’esquisse d’ensemble pour Le Port, scène constituant l’un des thèmes de la décoration de l’hôtel de l’Epée  à Quimper, vers 1907-1908.

Superbe pièce de Jean Julien Lemordant, car il nous montre l’importance du dessin, de l’esquisse, qui dévoile déjà l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Ancien élève de l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple de Camille Godet, Pierre Lenoir et Albert Bourget, Jean-Julien Lemordant perd la vue durant la Première Guerre mondiale, en durant la Bataille de l’Artois, mais la recouvre en 1935.

Peintre de la Bretagne et de la mer, on l’a qualifié parfois de « fauve breton », quoiqu’il ait travaillé surtout à Paris. Sa palette très colorée est une de ses principales qualités et il sait admirablement représenter les mouvements des hommes, les danses, mais aussi ceux de la mer, du vent, de la pluie. Son œuvre principale demeure la grande décoration que lui commanda le maire de Rennes, Jean Janvier, pour décorer le plafond du théâtre, aujourd’hui Opéra. Réalisée avec une grande rapidité, l’œuvre fut mise en place en 1914. Elle représente une danse bretonne endiablée aux multiples personnages. On connaît au moins 60 études préparatoires à cette grande composition, le musée des Beaux-Arts de Rennes en conservant certaines. Signalons aussi le décor conçu, sur le thème général de la Bretagne, pour l’hôtel de l’Épée à Quimper. Menacé de disparition lorsque l’hôtel ferma en 1975, il fut acquis par le musée des beaux-arts de Quimper, mais le manque de place ne permit de l’exposer qu’après rénovation complète du musée en 1993.

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